‹ Œuvres diverses de m. RogerChapitre 150 sur 205 · JULIE, D'ANVILLE · texte numérisé non relu

JULIE, D'ANVILLE

d'anville.

Comment trouvez-vous ce châteaii ?

JULIE

Affreux.

9i8 L'AIMANT ET LE MARI,

d'anville.

Avant de vous y voir, j'ëtais presque de votre avis; mais le lieu où vous êtes sera toujours pour moi le plus agréable.

JULIE

En ce cas , vous courez risque de vous déplaire beaucoup dans celui-ci; car je n'ai pas du tout le projet d'y rester.

D AXVILLE , en souriant.

Je pourrais vous répondre qu'il ne dépend pas toutà-fait de vous d'en sortir ; une femme doit demeurer auprès de son mari, et... ma chère Julie, je suis le* vôtre.

JULIE

Vous, monsieur! je ne vois en vous qu'un tyran.

d'aiTVILLE, a^rec bonté.

Parlons raison, Julie : de quoi vous plaignez*vous?

JULIE

De quoi je me plains? La question est nouvelle f De quoi je me plains?

d'anville.

Daignez vous expliquer.

JULIE

Je me plains, monsieur, d'avoir été indignement trompée par un homme qui s'est montré plein d'égards,, de déférence et de douceur, tant qu'il n*a été que mon amant, et qui prend avec moi le ton et les manières d'un despote , dès qu'il est devenu mon mari.

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