LOR
Je dis... je dis... que cela n'ira pas plus Join, que je n'ai pas perdu , et que nous ne sommes pas encore maries.
GERMAIN
Nous sommes fiai^cés, poqr le moins. Il n'y a donc pas d'indiscrétion à te demander si tu m'aimes.
FLOHS.
Si je t'aime!... Je n'en sais rien.
Aux termes où nous en sommes ^ il serait temps de le savoir ; j'ai parié que tu m'épouserais.
FLORE
Mais je n'ai pas parié que je t'aimerais ; ne confondons pas.
GERMAIN
Je n'aurais pas tenu ce pari-là; je suis trop honnête homme pour parier à coup sûr.
Tu as de la confiance ! voilà déjà une bonne vertu de marL
tLÊ^,^Ê^^^ÊmaÊ»^i^^^^^.ja^m,^M^a^^
GERMAIIf.
Je les ai toutes : je suis crédule à l'excès.
COUPLETS
Je croirai que pour ma tendresse Ma femme n'a point de secret ; Je me croirai y sur sa promesse , De son cœur le premier objet.
Je la croirai d'humeur farouche , 4)noi qu'en disent tes envieux ; Et j'en croirai toujours sa bouche ^ Sans jamais en croire mes yeux.
DEUXliMB COUPLET.
Je croirai que de ma présence Son cœur a besoin chaque jour i Je croirai que , dans mon absence , Elle désire mon retour ; Je la croirai tendre, sincère, Fidèle, au gré de tous mes vœux ; Enfin , je me croirai le père Et le mari le plus heureux.
FLORE
A la bonne heure !
GERMAIN j regardant dans le fond à gauche.
Comment!. . . on sort déjà de table !
3'ils pouvaient s'être querellés !
GERMAIN , en ricanant.
Je vais savoir s'il faut faire mettre les chevaux.
( Il sort à droite. )
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