‹ Œuvres diverses de m. RogerChapitre 161 sur 205 · LOR · texte numérisé non relu

LOR

Je dis... je dis... que cela n'ira pas plus Join, que je n'ai pas perdu , et que nous ne sommes pas encore maries.

GERMAIN

Nous sommes fiai^cés, poqr le moins. Il n'y a donc pas d'indiscrétion à te demander si tu m'aimes.

FLOHS.

Si je t'aime!... Je n'en sais rien.

Aux termes où nous en sommes ^ il serait temps de le savoir ; j'ai parié que tu m'épouserais.

FLORE

Mais je n'ai pas parié que je t'aimerais ; ne confondons pas.

GERMAIN

Je n'aurais pas tenu ce pari-là; je suis trop honnête homme pour parier à coup sûr.

Tu as de la confiance ! voilà déjà une bonne vertu de marL

tLÊ^,^Ê^^^ÊmaÊ»^i^^^^^.ja^m,^M^a^^

GERMAIIf.

Je les ai toutes : je suis crédule à l'excès.

COUPLETS

Je croirai que pour ma tendresse Ma femme n'a point de secret ; Je me croirai y sur sa promesse , De son cœur le premier objet.

Je la croirai d'humeur farouche , 4)noi qu'en disent tes envieux ; Et j'en croirai toujours sa bouche ^ Sans jamais en croire mes yeux.

DEUXliMB COUPLET.

Je croirai que de ma présence Son cœur a besoin chaque jour i Je croirai que , dans mon absence , Elle désire mon retour ; Je la croirai tendre, sincère, Fidèle, au gré de tous mes vœux ; Enfin , je me croirai le père Et le mari le plus heureux.

FLORE

A la bonne heure !

GERMAIN j regardant dans le fond à gauche.

Comment!. . . on sort déjà de table !

3'ils pouvaient s'être querellés !

GERMAIN , en ricanant.

Je vais savoir s'il faut faire mettre les chevaux.

( Il sort à droite. )

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