‹ Œuvres diverses de m. RogerChapitre 167 sur 205 · SCÈNE XXII · texte numérisé non relu

SCÈNE XXII

JULIE, FLORE^ entrant par la droite.

FLORE

Eh! me voilà, madame.

JULIE

Où donc étiez-Vous? je vous sonne depuis une heure.

FLORE

Moi, madame! j'étais dans le parc à observer le colonel. Messieurs Fombelle et Darcis causaient avec lui. Ils sont maintenant les meilleurs amis du monde. Bientôt après , le colonel est monté en voiture.

JULIE

Il est parti !

( D'AnvîlIc parait dans le fond â gauche. ) FLORE.

Grâce au ciel!... et à trois bons chevaux; il est déjà bien loin.

( Elle regarde d'Anville. )

a4a L'AMANT ET LE MARI,

JULIE

9 Bfalheureuse !... et vous ne l'avez pas retenu !

*^ FLORE

Ma foi! madame y écoutez donc; si vous n'y avez pas réussi... J'en avais quelque envie; mais sachant combien vous le détestiez ( arec affectation. ) à juste titre, et combien vous seriez contente d'être enfin la maîtresse au logis*. •

JULIE

Ah! que dis-tu? je suis au désespoir de l'avoir offensé : je l'adore, et dût-il me retenir seule ici, loin du monde et de tous ses plaisirs, je consentirais à tout; je ne saurais me résoudre à cesser de le voir.

(D'Anville disparaît.) FLORE.

Oh ! pour le coup , me voilà mariée !

Mais 9 allez donc vite , mademoiselle , avertissez ma tante, et courons après lui.

FLORE

Vous n'irez pas bien loin.

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