A LA PRESQU'ILE DE SI&MIO
Petvkuutarum Sirmio , etc.
Aimable et douce solitude Oîi mon cœur se plaît à rêver Saos témoin , sans inquiétude !
Jardins que j'aime à cultiver !
Sirmio , fortuné rivage , Séjour chéri du dieu des mers , Dont tu fus le plus bel ouvrage !... Pour toi je quitte les déserts De la sauvage Bithynie , £t cette retraite fleurie £st désormais mon univers !...
Ah ! si quelquefois sur ia terre Le bonheur venait habiter , C'est dans cette île solitaire Qu'il aimerait à s'arrêter.
Loin du tumulte de la ville , Indépendant , sans passions , De l'âge d'or dans son asile Réalisant les fictions , Heureux 9 de ses dieux domestiques,
FUGITIVES. 4a3
Le mortel qui peut s'entourer^
Et vient en paix se retirer
Au sein de ses foyers rustiques !
Puissë-je voir , sous ces berceaux.
Doucement s'écouler ma vie!
Je suis payé de mes travaux.
O Sirmio ! rive chérie !
Réjouis-toi de mon retour :
Souris aussi j lac de Lydie
Dont les eaux baignent ce séjour.
Que tout, dans mon manoir champêtre.
Au plaisir se livre aujourd'hui ,
Et que du bonheur de son maître
Chacun soit heureux comme lui !