A M"' LOUISE CONTAT
Qui me reprochait de ne jamais aller la toît qu'ayec
Desfaacherets^.
J'aime à suivre Desfaucherets, Et j'accours sitôt qu'il m'appelle.
Quand vous m'appelez Je voudrais Fendre l'air comme une hirondelle.
Sans lui, près de vous je me plais; Qu'avec lui y sans vous, je tne trouve, Je sens alors quelques regrets Mêlés au plaisir que j'éprouve.
Trop heureux l'enfant d'Apollon Qui près du sien verra son nom Inscrit un jour sur le Parnasse !
Plus heureux qui n'est point auteur, Mais à qui Louise en son cœur Accorde une petite place!
Il me séduit par son esprit ;
Je trouve au vôtre plus de grâce.
(1) Auteur de la charmante comédie du Mariage secret, [^oy, au I^' vol. les préfaces de Caroline et de VAvoeaîj pages 215 et
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J'admire les vers qu'il écrit; Mais votre prose les efface j Ou votre voix les embellit.
Tous deux à regret je vous quitte ; Mais d'auprès de vous cependant Je m'éloigne plus lentement Et j'y reviens beaucoup plus vite.
FU6ITITUS. 4S3
A LÉON PALLIÈRE',
Qui ayait fait pour moi un portrait de mon ami Des&ncherets.
Grâce à toi, cher Léon, grâce à ton beau géuie, De l'ami le phis tendre et le plus regretté J'ai revu l'image chérie!
C'est lui ! voilà ces yeux où la bonté
De son esprit tempérait la saillie; Ce front où respirait une noble fierté;
Ce sourire où la bonhomie
A la malice y à la gaîf é*. '
jSe trouvait toujours r'allnie !
Oui y je le vois, je rentenHs! ô bonheur!
O prestige digne d'Apelle ! Mon cher Léon, quand ton art enchanteur De mon ami fît le portrait fidèle,
Aurais-tu donc vu le modèle
Ou par mes yeux , ou dans mon cœur If
(x) Peintre plein de talent, enlevé à la flenr de Tâge, auteur de plusieurs tableaux distingués, tels que ceux de Tkfbie, de Samt Pierre guérissani un lépreux , ett.