‹ Œuvres diverses de m. RogerChapitre 35 sur 205 · SOPHIE, FLORVILLE · texte numérisé non relu

SOPHIE, FLORVILLE

DVO.

FLORVILL^.

Ta respires j ma douce amie !

Je te presse encor sur mon cœur.

Tn m'oses nommer ton amie !

Non, non, non , tu n'as plus mon cœur.

FLORVILLE

Ciel! quel langage, ma Sophie!

Aurais-je donc perdu ton cœur?

SOPHIE

Non, je ne suis plus ta Sophie :

Laisse^moi , tu me fais horreur.

FLORVILLE

Qu'entends^je?

6o LE YALBT DE DEUX MAITRES^

• SOPHIE

Infidèle!

FLOaVILLE.

Infidèle i"

SOPHIE

Perfide! tu n'en rougis pas?

FLORVILLE

Qui! moi! quand je mourais, cruelle^ Sur le récit de ton trépas?

SOPHIE

Que paries-tu de mon trépas ?

FLORVIXLE.

Eh! mais, j'en ai cru la nouvelle Sur le rapport de mon valet,

SOPHIE

Et moi , je te crus infidèle Sur le rapport de mon valet. Vois ces lettres.

(£Ue lui montre le reste du rouleau qu'ielle tient dans sa main, )

FLORVILLE

Vois ce portrait.

£]SS£MBLE.

FLORVILLE

Tu respires y 6 ma Sophie !

Et je possède encor ton cœur :

Ah ! sois à jamais mon amie ; Ton amour fait tout mon bonheur.

SOPHIE

Ah ! je respire , et la Sophie

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