II. a
i8 LE YAXEt DE DEUX MAITRES,
LAPIERRE
Tant de valets n'ont pas de maître, et toi ^ tu en aa^ deux !
^RONTm.
Le moyen de s'enrichir aujourd'hui , n'est-ce pas> comme on dit, de manger à deux râteliers?... Je con-» nais lés grands principes. Au reste , mon cher Lapierre, c'est l'ouvrage du hasard; moi, je n'y sui& pour rien.
LAPIERRE
Gomment donc, du hasard?
tRairTm.
Ecoute : Mon ancien maître, cet homme en place chez qui tu m'as vu, m'avait demandé ma démission.
LAPIERRE
Manière honnête de chasser les gens... Eh bien?
FROWTIir.
Resté sans condition, je m'occupais des moyens d'en trouver une, quand un jeune Melcour qui venait, je crois y* de Nancy, me prit à son service en passant à Châlons. Il me dit qu'il allait à Paris. Je lui proposai de loger dans cet hôtel-ci où je te savais à demeure. Il accepta, m'ordonna de prendre un cheval, d'aller en avant, et de l'attendre ici. Je vole, j'arrive, c'était hier matin. J'attends, j'attends... peine perdue!... vingtquatre heures s'écoulent... point de Melcour.
LAPlERRf.
Tu jurais!... ah!