SCÈNE IIÏ
JACKSON, seul.
Un peu plus riche! ah! oui, elles seront belles ses richesses! Heureusement que ce M. de Plinville, qui est un héros d'amour et de délicatesse, qui est enthousiaste de la musique , me rembourse avec usure toutes les avances que je fais pour elle... Elle ne s'en doute guère; elle se sauverait bien vite de la maison... c'est un excellent homme , que ce seigneur-là ! il me paie au poids de l'or, et me laisse tous les honneurs de la bienfaisance !
COUPLETS
En France même , je Tespère , On me vantera désormais ; Je fais honneur à l'Angleterre, Aux dépens d'un galant Français.
Je ris moi-même, quand je pense A l'excès de ma bienfaisance.
Qu'il est doux de faire du bien...
Surtout., quand il n'en coûte rien!
DEUXlàm GOUPLBT.
A ma méthode *on est fidèle; On est charlatan à l'enYÎ. ' Si je sers un jour de modèle , Beaucoup de gens m'en ont servi.
Mon voisin doit tout ce qu'il donne; Mon cousin manque et fait l'aumône...
Qu'il est doux de faire du bieu...
Surtout... quand il n'en coûte rien !
Mais comment oserai-je faire à M. de Plinville le mauvais compliment dont on m'a chargé! j'en ai la fièvre d'avance... Ah ! je suis perdu^ le voici.