‹ Œuvres diverses de m. RogerChapitre 68 sur 205 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

ADJÈLE.

Vous riez d'un événement si affreux !

PLINVILLE.

Tel est mon caractère; je supporte impatiemment les petites contrariétés, et avec calme les grandes infortunes. J'aimais assez les jouissances de la vie; mais puisque me voilà ruiné , je vais , faute de mieux , me jeter dans la philosophie.

ADELE.

Je n'ai jamais senti aussi vivement le regret d'être pauvre.

PLIWVILLE.

Je vous remercie. Oh ! il m'arrivera peut-être quelque chance heureuse. La fortune m'a été si contraire, que, vu ses caprices, il faut bien qu'elle me devienne favorable une fois dans la vie.

UJ^E VOIX , en dehors.

Voilà la loterie qu'on va tirer, voilà la loterie! C'est mon dernier billet.

Qu'est-ce que j'entends crier dans la rue?

ADÈLE

C'est la loterie qu'on va tirer.

(IciBettj parait.) PLIir VILLE.

La loterie ! attendez donc!... parbleu ! l'avis vient à propos. Oui, il faut en profiter. Si la fortune veut rentrer chez moi , pourquoi lui refuser cette porte ?

ADELE, riant.

Quoi ! vous voulez mettre à la loterie ?

io8 LE BILLET DE LOTERIE,

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