SCENE IIL a
]FLOKYILLE , sortaDt de sa chambre. Il est en rediogole da matin.
A qui parles-tu donc ici?
FROWTIW.
Qui, moi, monsieur?... je meparle à moi^mêmeé
FLORVILLE
Mon habit.
FRONTIN, lui donnant Thabit.
Lie voilà.
FLORVILLE , rentrant chez lai.
Ma perruque.
FRONTIN
Dans l'instant... Ah! quel embarras!.. .je commence dëjà à perdre la tête.
SOPHIE , sortant de sa chambre , en redingote du matin.
Eh bien! mes bottines.
FROIÏ'TIir ; lui donnant les grandes bottes de Florrille.
' Monsieur, les voici.
SOPHIE • les regardant
Mais, tu me donnes là des bottés de courrier... ce ne sont pas...
FROWTm.
Pardon, pardon... c'est que... voilà les vôtres. (Il lui
en donne d'autres y et Sophie rentre. ) Maudite toilette! je ne
m'en tirerai jamais.
FLORVILLE , dans sa chambre.
yiendras-tu , Frontin?
FRONTIN
Eh ! j'y vais.
no LE VALET DE DEUX MAITRES,
SOPHIE, de même.
Mon habit et ma perruque.
Encore Tautre!... on y va. ( il tien» letdeaz pemiqœt. >^ A qui la noire?... à qui la blonde ?... c'est le diable!
FLORYILLE, sortant de sa chambre.
Frontin ! faut-il toujours t'attendre?
FROWTIW.
Jamais y monsieur; tenez.
( II lui donne la blonde et tient l'autre cachée derrière loi. )
FLORVILLE
A qui cela? est-ce que je porte une perruque blonde ^
FROWTIN.
Ah ! quelleméprise!... excusez*moi... c'est lamienne... c'est que j'essayais.
FLORVILLE j prenant la perruque et rentrant
Allons , donne vite. Une perruque blonde à monsieur !
FRONTIW.
Bien! il a ce qu'il lui faut. Et d'uni... donnons, prompteinent à l'autre... (Toyant Sophie. } Tenez ^ monsieur , j'allais vous porter...
SOPHIE
Bon. Je n'ai plus besoin de toi. Je vais m'habiller moi-même y entends-tu? qu'on me laisse seul.
( Elle rentre. ) FROWTIN.
Oh! monsieur peut y compter... Bravissimo! m'en voilà venu à bout!... Quel talent!... mais aussi quel bonheur !