‹ Œuvres diverses de m. RogerChapitre 89 sur 205 · HORTENSE, LE MARQUIS, TBÉOBALD · texte numérisé non relu

HORTENSE, LE MARQUIS, TBÉOBALD

Hortense a un bouquet à la main.

LE MARQUIS

C'est vous , mademoiselle ! les charmantes fleurs que vous portez là ! Elles vous iront à merveille. .

HORTENSE

Oh! -je compte bien mieux les employer, monsieur Henri ; je les ai «cueillies pour madame Lucinde.

LE MARQUIS

Vous aimez donc beaucoup madame Lucinde?

AJR.

HORTEIVSE.

Vous me demandez si je l'aime , Après tout ce que jfi lui doi îv

i54 LE MAGICIEN SANS ]»|A6I£,

Mon amonr pour elle est extrême , Ainsi qne sa bonté pour moi.

Dans l'abandon dès ma naissance ^ J'ignore à qui je dois le jour ; Lucinde seule à mon enfance Prêta l'appui de son amour.

Ai-je rbumeur libre et badine ?

Sa gai té semble redoubler.

Suis- je souffrante ou bien chagrine ?

C'est elle qu'il faut consoler.

Aussi, c'est en Tain qu'on m'engage

Aux fêtes de -village :

A ma mère y toujours

Je demeure fidèle ;

Ma fête la plus belle

Est de rester près d'elle

En charmant ses Tieux jour&

Mais madame Lucinde doit être ëveillëe depuis long-* temps et je vais.^.

LE MARQUIS

Ah! de gt^ace, un moment. Dites-moi, je vous prie, belle Hortense ; est-il vrai que plusieurs partis se sont déjà présentés pour vous, et que vous les avez refusés?

HORTEKSE.

C'est la vérité. Oh! je suis difficile, sans me croira pourtant le droit de l'être.

Mais vous m'effrayez. Si j'osais jamais... Qu'exigç^vous enfin pour qu'on vous plaise ?

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