‹ Œuvres diverses de m. RogerChapitre 95 sur 205 · ACTE I, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V

vent ! Us veulent peut-être me consulter ; paraissons tfès priéoccupé de mon art.

( Il se met à pûrooettèr dé ploshenn façons comiques. ) LE MARQUIS , à Ordicaldo.

Monsieur...

ORI>IGAlLDO, pirouettant

Micromégas.

TECÉÔBALB.

Monsieur...

ORDIGALDOy de même»

Tarabusco philantropoi.

LE MARQUIS

Monsieur...

ORDICALDO.

Âh! pardon, monsieur; je ne vous voyais pas.

C'est que les hautes sciences absorbent singulièrement.

LE Marquis.

C'est ce que je vois, inonsiëur; vous êtes, je prois, ce sorcier célèbre...

ORDICALDO.

Oui j monsieur, c'est moi-même* Ce n'est pas qu'on me rende justice partout ; le géùie , hélas ! est souvent persécuté. J'ai travaillé jadis au grand-œuvre , et je me suis ruiné à faire de l'ûr. Mais j'âfi trouvé d'autres ressources ; je hante les esprits ; je me trouve à tous les sabbats. J'ai chez moi philtres, caractères magiques, pentaculets, phylactères, alambics, retortes, fourneaux, herbages, métaux, pierres et bois de toute

espace y le poignard de Nabuchodonosor, la dayicule et le couteau de Salomon , enfin , monsieur, tout ce qui concerne gâiéralemeat l'astrologie^ laphysiognomonie et la chiromancie»

LE MARQUIS

Avec un attirail si considérable , oserais-je, mon-sîeur^ vous demander ce que vous pouvez faire?

ORDIGALDO.

Demandez-moi plutôt ce que je ne peux pas; la liste sera plus courte.

Oui : je sais faire Gronder le tonnerre , Marcher sur les mers , Enflammer les airs.

Je sais sur la terre Transporter les enfers.

Je consacre aux belles

Mes talents

Les plus grands. Par moi les amants Sont toujours fidèles , Et les demoiselles Ont;tovjoiM:s <I«tn»e ans.

J'ai pour les séduire

Des secrets

Toujours prêts.

' Je puis vous instruire Comment, en amonr> Il faut tour à tour

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