‹ Œuvres diverses de MontesquieuChapitre 33 sur 75 · D1V£RS£S · texte numérisé non relu

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peuple dans ceux du roi, et les intérêts du coi dans ceux du peuple.

Charljes YIII connut, dans la première jeu* nesse mém«, toutes les vanités de la jeunesse. '

Le chancelier de LHôpital , tel que les lois ,• fut sage comme elles dans une cour qui n'étoit calmée . que par les plus profondes dissimulations y ou agitée que par les passions les plus violentes.

On vit dans La Noue- un grand citoyen au milieu des discordes civiles.

L'amiral de Coligny fut assassiné, n'ayant dans le Cœur que la gloire de rÉtfit; et son sort fut tel, qu'après tant de rebellions il ne put être puni que par un 'grand crime. »

Les Guises furent extrêmes dans le bien et dans le mal qu'ils firent à l'État. Heureuse la France s'ils n'avoient pas senti couler dans leurs veines le sang de Charlemagne !

Il semble que l'âme de Miron , prevot des marchands, fut celle de tout le peuple.

César auroit été comparé à monsieur le prince, s'il étoit venu après lui.

\ Henri IV... Je n'en dirai rien, je parle à des ''François.

Mole montra de l'héroïsme dans une condition qui ne s'appuie ordinairement que sur d'autres vertus. :

Turenne n'avoit point de vices; et peut-être

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que, s*il en a voit eu, il auroit porté certaines vertus plus loin. Sa vie est un hymne à la louange de rhiimanité.

Xe caractère de Mbntausiera quelque chose des anciens philosophes et de cet excès ^le leur raison.

Le maréchal de Catinat a soutenu la victoire avec modestie /étlàxllsgrace avec majesté , grand encore après la perte de sa réputation même.

Yepdôme n'a jamais eu rien à lui que sa gloire.

FonteneUe , autant au-dessus des autres hommes par son cœur qu'au-dessus des hommes de lettres par son esprit.

Louis XIV, ni pacifique ^ ni guerrier : , il avoit les formes de la justice, de la politique ^ de la dévotion^ et lalr d'un grahd*roi. Doux avec ses domestiques ^ libéral avec ses courtisans, avide avec ses peuples, inquiet avec ses ennemis, despotique dans sa famille, roi dans sa cour, dur dans ses conseils, enfant dans celui de conscience, dupe de tout ce qui joue le prince, les ministres, les femmes et les dévots; toujours gouvernant et toujours gouverné, malheureux dans ses choix, aimant les sots, souffrant lés talens, craignant Ve^ prit; sérieux dans sqs amours, et, dans son dernier attachement, foible à faire pitié; aucune force d'esprit dans les succès; de la sécurité dans les revers, du courage dans sa n^ort. Il aima la gloire et la i-eiigion , et on l'empêcha toute sa vie

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de connoitre ni Tune ni Tautre. Il n*auroît eu presque aucun de ces défauts, s'il avoitété un peu mieux élevé, et s'il avoijt eu un peu plus d'esprit. Uavoit l'âme plus grande que l'esprit. Madame de Maintenpn abaissoit sans cesse cette âme pour la mettre à soii point.

Les plus méchants citoyens de France furent Richelieu et Louvois. J'en nommerois un troisième ^; mais épargnons-le. dans sa disgraee«

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