‹ Œuvres diverses de MontesquieuChapitre 51 sur 75 · DE L ACADÉMIE FRANÇOISE · texte numérisé non relu

DE L ACADÉMIE FRANÇOISE

La lettre, monsieur mon illustre confrère, que vous m'avez écrite en réponse au sujet de l'abbé de Guasco, est si obligeante (6i), que je ne peux pi'empéchér de vous en faire un remerciment. J'ai ime grande enviç de vous revoir ; mais Heivétiu3 et Saurin vous x'everront plus tôt que moi. J'ai pourtant, depuis quelques jours, brisé bi^oi des chaînes qui me retenoient ici. Les soirées de l'hôtel de Brancas reviennent toujours à ma pensée «

et ces soupers qui n'en àvoient pas le titre, et où nous nous crevions. Dites, je vous prié, à madame de Rochefort et à monsieur et madame de Forcalquier d'avoir quelques bontés pour un.homme qui les adore. Vous devriez bien me procurer quelques-unes de ces bàdineries- charmantes de M. de For^lquier, que nous voyions quelquefois à Paris , et qui sortoient de «on esprit comme un éclair. Je suis devenu bien sage depuis que je ne irons ai vu : je ne fais et ne ferai absolument rien ; et j'ai pris mon parti de n'avoir plus d'esprit à moi, et de me livrer entièrement à l'agrément de celui des autres. Ne dois-je pas désirer de commencer par M. de Forcalquier? Adieu, mon trèscher confrère ; agréez, je vous prie, mes sentiments pleins d'estime , etc.

De'Bordeaux, le i5 août 1748.

AU PRINtE CriARLES EDOUARD.»

MoirsEiGifEUR , j'ai d'abord craint qu'on ne me trouvât de la vanité dans la liberté que j'ai prise de vous faire part de mon ouvrage : mais à qui

• Celle lellrc 8*est JrouTée en Italie» entre le» mains d'un des correspondants de Montesquieu.

présenter les héros romains qu'à celui qui les ùiit revivre (6a) ? J'ai l'honneur d'être avec un respect infini.

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