‹ Œuvres diverses de MontesquieuChapitre 62 sur 75 · A LA MARQUISE DU DEFFAND · texte numérisé non relu

A LA MARQUISE DU DEFFAND

Jb vous arois promis , madame, de vous écrire: mais que vous manderai*je dont vous puissiez vous soucier? Je vous offre tous les regrets que j'ai de ne plus vous voir. A présent que je n'ai que des objets tristesse m'occupe à lire des romans ; quand je serai heureux , je lirai de vieilles chroniquas poiu* tempérer les biens et les maux : mais je sens qu'il n'y a pas de lectures qui puissent remplacer \m quart d'heure de ces soupers qui faisoient mes délices. Je vous prie de parler de moi à madame Du Ghâtel. rapprends que les requêtes du palais

n'ont pas été'Êivorahles à madame de Stainville; dites-lui combien je sais sensible à tout ce qui la touche, et cette personne charmante qui n*aura jamais de rivale aux yeux de personne que madame sa mère. Parlez aussi de moi à ce président qui me touche comme les Grâces et m'instruit comme Machiavel, qui ne se soucie point de moi, parce qu'il se soucie tie tout le monde , et dont j'espère toujours d'acquérir l'estime ,, sans jamais pouvoir espérer les seùtiments. Je n'auroîs jamais fini , si je voulois suivre cette phrase ; mais c'est assez le désobliger pour le mal que je lui veux.

Je n'entends ici parler que de vignes, de misère et de procès , et je suis heureusement assez sot pour m'accuser ^e tout cela, c'est-à-dire pour m'y intéresser. Mais je ne songe pas que je vous ennuie à la mort, et que la chose du monde qui vous fait le plus de mal, c'est l'ennui; et je ne dois pas vous tuer , comme font les Italiens , par une lettre.

Je vous supplie, madame, d'agréer mon respect.

DeLaBrède, i5 juin 1751 (gy).

familièrJes. 389

A LA MÊME

Vous vous moquez de moi ; ce n'est pas le dernier président que je (trains, c'est le président; ce n'est pas celui qui croiidire tout ce que vous voulez, c'est celui qui dit tout ce qu'il veut J'aime bien ce que vous dites , que vous n'avez suivi vos compagnes que pour tuer le temps , et que vous n'avez jamais tant trouvé qu'il mérite de l'être. Eh bien ! soit , tuons-le ^ mais je le connois , il reviendra nous faire enrager. Je suis enchanté que vous ayez fait mon apologie ; vous me couvrirez de votre égide, et, ce qui sera singulier, les Grâces y seront peintes. Je vous demande qn grâce de me l'envoyer par le premier courrier, avec une lettre de vous , s'il se peut.

Le chevalier d'Aydies m'a mandé qu'il avoit gagné son procès. Le père bénédictin dont je savois si bien le nom , et que j'ai oublié , n'avoit donc évité des coups de piçd dans le ventre que pour tomber dans l'infamie de perdre un procès avec lequel il tuoitie temps et le chevalier. Je vous prie, madame, de vouloir bien parler de moi; c'est au chevalier. Je vous prie de parler aussi de

SgO LETTRES

moi à madame du Ghâtel. Je lui sais bon gté de vous avoir inspiré de me communiquer le secret* Maispourquoidis-je que je lui saisbongréde cela? je lui sais bon gré de tout. L'abbé de Guasco me bari>ouille toute cette histoire : il me dit que c'est M. de Révol , conseiller au jparlement , qui a donné le manuscrit 9 qui est , dit-il , très-savant Cest depuis qu'il a une dignité dans le diapitre de Toiu*nay qu'il ne âait ce qu'il dit Je vous prie, madame | de vouloir bien remercier ST. d'Âlembert de la mention jqu'il a faite de moi dans sa préface. Je lui dois encore un remerciment pour avoir £dt cette préface si belle : je la lirai à mon arrivée à Bordeaux. Agréez , je vous prie^ etc.

De GUfa«, t5 jvUtat t^tt, f /

A LA MÊME

Vous dites , madame^ que rien n'est beure«x , depuis l'ange jusqu'à l'huître : il &ut distinguer. Les séraphins ne sont point heureux ^ il sont trop sul^mes : ils sont comme Voltaire et Maupertuisi et je suis persuadé qu'ils se font là-haut de mauvaises afiËEÛres; mais vous ne pouvez douter que les chérubins ne soient très-hem^eux. L'huître

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n'est pas si malheureuse que nous y on Favale sans qu'elle Ven doute; maîa pour nous , on vient nous dire qi^e nous allons être avalés j et on nous fait toucli<n- au doigt et à^l'œil que nous serons digérés éterndlement Je pourrois parler à vous , qui êtes gourmande y de ces créatures qui ont trois estomacs : ce serait bien le diable si dans ces trois i^ n'y en avoit pas de bons. Je retiens à l'huître : elle est malheureuse quand quelque longue ma^ ladie fait qu'elle devient perle : c'est précisément le bonheur de l'ambition* On n'est pas mieux quand on est huître verte; ce n'est pas seulement un mauvais fond de teint j c'est im coips mal constitué.

Vous dites que je n'ai point écrit à madarme la duchesse de Mirepoix ; j'en ai découvert deux raisons: c'est qu'elle est malade , et qu'elle est dans les embarras de la Cour. A l'égard de d'Alembert, j'ai plus d'envie que lui j et autant d'envie que vous, de le voir de l'académie; car je suis le chevalier de l'ordre du mérite. 11 est vrai qu'à la der^ nière élection il y eut quelque espèce de composition £sûte y qui barbouille un peu l'électioir 'pro^ cfaaine; mais je vous parlerai de tout cela i- moA retour , qui sera versle i5 ou la fin de novembre* Je suis pourtant bien ici ; mais les hommes ne quittent-ib pas sans cesse les lieux o& ils savent qu'ils sont bien , pour ceux où ils espèrent d'être

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mieux? J'irai vous marquer ma reoonnoissanoe des choses charmantes que yous nous dites toujours, et qui nous plaisent toujours plus qu'à vous. Je vous félicite d'être chez madame de Betz. Nous sommes dans des maisons de même goût; car je me trouve au milieu des bois que j'ai semés et de ceux que j'ai envoyés aux airs. Je vous prie de vouloir bien ùire mes complipients aux maîtres dç la maison, et d'a|§^r , madame , le respect et l'amitié la plus tendrei

De La Brède, le t% teptembre 1751.

A M. L'ABBÉ DE GUASCO

J'ai reçu , monsieur le comte, à La Brède, où je suis et je voudrois bien que vous fussiez, votre lettre datée de Turin. M. le marquis de Saint- Germain (98)1 qui s'intéresse vivement à ce qui vous regarde, m'avoit déjà appris la manière distinguée dont vous avez été reçu à votre cour , et la justice qu'on vous y a ^ndue. Il est consolant de voir un roi réparer les torts que son ministre a fcit essuyer , et je vois ayec joie qu'avec le temps le mérite est toujours reconnu par les princes éclairés qui se donnent la* peiné de voir les choses

par eux-mêmes. Les bons o£Gices que M. le marquis de SaintrGermain vous a rendus par ses lettres augmentent la bonqe opinion que j'avois de lui. Je TOUS fais bien mes compliments sur l'investiture de votre comté (99); et si j*avois appris que TOUS avie:^ été investi d'une abbaye , ma satisfaction serqit ^ussi complète ou'eut été la réparation. Au reste I mon cher ami^ je ne voudrois point qu'U vQus vînt la tentation de nou3 quitter : vous savez que nous vous rendons justice en France , et que vous y avez des amis. Ce seroit une ingratitude à vous d'y renoncer pour un peu de faveur de cour : permettez-moi de me reposer à cet égard sur la mai^ime qu'on n'est pas prophète dans sa patrie.

J'ai'çu ici mylord Hyde ( 1 00), qui est allé de Paris àVeret chez notre duchesse, de là à Richelieu chez monsieur le maréchal, de là à Bordeaux et à L4 firède, de là à Aiguillon, où monsieur le duc a mandé qu'on lui fit les honneurs de son château; de sorte qu'il trouve partout les empressements qui sont 4us à sa naissance, et ceux qui sont dus à son mérite personnel. Milor4 Hyde vous aime beaucoup, et auroit bien voulu aussi vous trouver à La Brède.

Vous avez touché la vanité qui se réveille dans mon cœur dans l'endroit le plus sensible, lorsque vous m'avez dit que S. A. R. av(Mt la bonté de se ressouvenir de moi : présentez, je vous prie , mes

adorations à ce grâfïd prince ; ses vertus et ses belles qualités forment pour moi un spectacle bien agréable. Aujourd'hui l'Europe est si mêlée , et il y a une telle communication de ses parties , qu'il est vrai de dire que celui qui fait là félicité de;, Tune foit encore la félicité de Tautre; de ^rte que le bonheur va de proche en proche; et quand je fais des châteaux en Espagne , il me semble toujours qu*ilm*arrivera de pouvoir encore aller faire ma cour à votre aimable prince. Dîtesau marquis de Breil et à monsieur le grand-prieur que, tant que je vivrai , je serai à eux : la première idée qui me vint, lorsque je les vis à Vienne, ce fut de chercher à obtenir leur amitié , et je l'ai obtenue. Madame de Saint-Maur me mande que vous êtes en Kémont dans une nouvelle Herculée (loi), où , après avoir gratté huit jours la terre, vous avez trouvé une sauterelle d'airain. Vous avez donc fait deux cents lieues pour trouver une sauterelle! Vous êtes tous deâ charlatans', messieurs les antiquaires. Je n'ai point de nouvelles ni de lettres de l'abbé Venutî depuis son départ de Bordeaux : il avoit quelque bonté pour moi avant que d'être prêtre et prévôt. Mandez-moi si vous retournerez à Paris : pour moi , je passerai ici l'hiver et une partie du printemps. La province est ruinée; et dans ce cas tout le monde a besoin d'être chez soi. On me mande qu'à Paris le luxe est affreux : nous

FAMtILifcRES. 3gS

ayons perdu id le nôtre , et nous tù^ùa^ pas pefdu grand'chose. Si votes voyiez l'état où est à présent La Brède , je crois <]ùe vous en seriez content. Yos conseils ont été suivis i et les changements que j'ai faits ont tout développé : c'est un papillon qui s'est dépouillé de ses nymphes. Adieu , mon ami y je vous salue et embrasse mille fois.

Dé La Brède, le 9 noremlire i75r.

AU MÊME

A Fontainebleau.

Cm que vous n^e mandez par votre billet dliier ne sauroit me déterminer à renoncer au princqpe que je me suis fait (loa). Depiûs le futile de La Porte (io3) jusqu'au pesant Dupin (to4)i je ne vois rien qui ait assez de poids pour mériter que je répcHide aux critiques : il me semble mépoe que le public me venge assez, et parle mépris de ceUes du premier, et par llndignatipn contre celles du second^ Par le détail que vous me ferez à votre retour de ce que vous avez entendu des deux oon-» seillers au parlement en question , je v^rai s'il vaut la peine ){ue je donne quelques éclairasse^

3q6 lettres

ments sur 1^ points qui ont paru les choquer. Je m'imagine qu'ils ne p)^rleiit que d'après le Nouvelliste ecclésiastique , dont les déclamations et les fîiireurs ne devroient^ jariiais faire impression sur les bons esprits. A l'égard du plan que le petit ministre de Wurtemberg voudroit que j'eusse suivi dans un ouvrage qui porte le titre â^ Esprit des lois, répondez-lui que mon intention a été de fsdre mon ouvrage, et pon pas le sien. Adieu.

De Paris, le

AU MÊME

Mon cher ami , vous volez dans les vastes régions de l'air ; je ne fais que marcher, et nous Yie nous rencontrons pas. Dès que j'ai été libre de quitter Paris , je n'ai pas manqué de venir ici , où j'avois des afEaires coiisidérables. Je pars dans ce moment pour Clérac, et j'ai avancé mon voyage d'un mois pour trouver M. lé duc d'Aiguillon , et finir avec lui (io5), parce que ses gens d'af&ires barbouillent plus qu'ils n'ont jamais fait. Tai en^ voyé le tonneau de vin à* milord Elibàn , que vous m'avez demandé pour lui. Milord mêle paiera ce qu'il voudra , et s'il veut ajouter à Famitié ce qu'il voudra retrandiw du prix, il me fera un présent

FAMiLiiiiES. 3g7

immense : vous pouvez lui mander qu'il pourra le garder tant de temps qu'il voudra, même quinze ans s'il veut; mais il ne faut pas qu'il le mêle avec d'autres vin39 et il peut être sûr qu'il l'a immédiatement comme je l'ai reçu de Dieu; il n'est .pas pas passé par les mains des marchands.

Mon cher abbé, à votre retour dltalie, pourquoi ne passeriez- vous pas par Bordeaux, et ne voudriez- vous pas voir vos amis, et le château de La Brède, que j'ai si fort embelli depuis que vous ne Tavez vu? c'est le plus beau lieu champêtre que je connoisse.

Sunt mlhi cœlicol^ ; simt c«ten iwmina FanAÊ-!

Enfin je jouis de mes prés pour lesquels vous m'avez tant tourmenté : vos prophéties sont vérifiées; le succès est beaucoup au-delà de mon attente; l'Éveillé dit : « Boudriben que M. Fabbat « de Guasco bis aco. »

J'ai vu la comtesse : elle a &it un mariage déplorable, et je la plains beaucoup. La grande envie d'avoir de l'argent fait qu'on n'en apoînt. Le chevalier Citran a aussi fait un grand mariage dans' le même goût (io6) aux îles, qui lui a porté en dot sept barriques de sucre une fois payées. Il est vrai qu'il a fait un voyage aux îles, et qu'il a pensé apparemment crever. Adieu; je vous embrasa de tout mon cœur.

De La Brède, 16 i6 mars i75a

SgS LETTBES

AU MÊME

A BmxcUet.

Vou3 êtes admirable, mon cher comte , tous réunissez trois amis ^ui ne se sont vus d^uis plusieurs années, séparés par des mers, et Vous ouvrez un commerce entre eux. M. Midiel (107) et moi ne nous étions pas perdus de vue;, mais M. d'Ayrolles, que j'ai eu Thonneur de voir k Hanovre, m'avoit entièrement oublié. Je n'ai plus de vin de Tannée passée ; mais je garderai un tonneau de cette année pour Tun et poiu* Tautre* Je vous ai déjà mandé que je comptois être à Paris au mois de septembre, et comme vous devez y ^tre en même temps, je vous porterai la réponse du n^ociant à l'abbé de La Porte (108), qui m'a critiqué sans m'entendre: ce n'est pas un négociant soi-disant, comme vous croyez; c'eii est up bien réel, et un jeune homme^de notre ville, qui est l'auteur de cet écrit.

Je vous dirai, mon cher abbé, que j'ai reçu des commissions cqnsidérables d'Angleterre pour du vin de cette année; et j'espère que notre province

FAHItlÈRES. 3iC)g

se relèvera un peu de ses malheurs. Je plains bien les pauvres Flamands , qui île mangeront plus que des huîtres et point de beurre.

Je crois que le système a changé à Fégard des places de la barrière, et que TAngleterre- a senti qu'elles ne pouvoient servir qu'à déterminer les HoUandois à se tenir çn paix pendant que les autres seront en guerre.. Les Ânglois pensent aussi que les Pays-Bas sont plus forts, en y ajoutant douze cent mille florins (109) de revenu, qu'ik ne le seroient par les garnisons des Uollandois qui les défendent si mal; de plus, la reine de Hongrie a éprouvé qu'on ne lui donnoit la paix en Flandre que pour porter la guerre ailleurs. Je ne serois pas étonné non plus que le système de l'équilibre et des alliances lie changeât à la première occslsion. U y a bien des raisons de ceci : nous em parlerons à notre aise au mois de septembre ou d'octobre. J*ai reçu une belle lettre de l'abbé Yenuti , qui , après m'avoir gardé un silance continuel pendant deux ans sans raison , l'a rompu aussi sans raison.

DeLa Brède, le 97 jinB x^Si.

AU MÊME

SoY t2, le bien arriva , mon cher comle. Je regrette beaucoup de n'avoir pas été à Paris pour vous recevoir. On dit que ma concierge, mademoiselle Bettiy vous a pris pour un revenant^ et a fait un si grand cri en vous voyant, <{tte tous les voisins ont été éveillés. Je vous remercie de la manière dont vous avez reçu mon prot^. Je serai à Paris au mois de septembre. Si vous êtes de retour de votre résidence avant que je sois arrivé, vous me feree honneur de porter votre br^ viaire dans mon appartement : je conlpte pourtant y être arrivé avant vous. Vous êtes un homme extraordinaire; à peine avez-vous bu de iWu des citernes de Toumay, que Toumay vous envoie endépiitation.. Jamais cela n'est arr:ivé à aucun ôhaaoine.

Je vous dirai que la Sorbonne, peu contente des applaudissements qu'elle recevoit sur l'ouvrage de ses députés, en a nommé d'autres pour réexaminer rafiEEdre(iio). Je suis là-dessus extrêmement tranquille : ils ne peuvent dire que ce que le Nouvelliste ecclésiastique a dit; et je leur dirai

^ce<{uef al dit aa NouvdQîifte ecclésiastique; iU ne sont pas plus forts avec ce nouvelliste, et oenouveUiste n'est pas plus fort avec eux. Il iaut toujours en revenir à la raison ; mon livre est un livre de politique et non pas un livre de théologie; et leurs objections sont dans leurs.tétes, et non pas dans mon livre.

Quanta Voltaire^ il a trop d^e^prit pourin!en<^ tendre: tous les livres qu'il Ut, il les. fait, après quoi il approuve ou critique ce qa'il' a ùàt. . Je vous remercie de la tritixpie du P. CSerdil (ut) ; elle est faite par un homme <pii mériteroit de. m'entendre et puis de me critiqucf*. Je 3eroi»bien aise, mon cher ami, de vous revoir* à Pari»: vous me parleriez de toute l'Europe^moi ^]e vous parlerois de mon village de La B^ède,.et' de moii 'chàr teau-, qui est à jptéaent digne* de> recevoir celui qçLî a parcouru tous les poy^ : v ; ^

Et miris et terre, uumeroqué careptii arei^Py Meusorem.

Hou. Od.,lib. I, i3. *

lladame de Montesquieu , fil. le doyen de Saint- Sufin et ftioi -sommes actu^ement à Baron, qui est une maison entre deux mers, que vous n'avez point vue. Mon fils eàt à Glérac, que ja lui ai donné pour son domaine avec Montesquieu. Je parti dans quelques jours pour Nisor, abbaye de

MOJTTBfQ. «me. mél, 26

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mon firère: nous pttsserons parTouloute, 01^ je^ rendrai mes respects à Clémence Isaure (iiû), qoé ^ons connoissez $i bien. 8i vous y gagnez le prixv mancIé£-le-moi;je prendrai Votre médaîUe en passant : aussi bien n'avea-vous phis la res-* Bonrce des intendants. 11 vous fiudroit un homme uniquement occupé à recueillir les médailles que vous remportez. Si vous voirez, JB ferai aussi à Toulouse une visite.de vôtre part à votre muse, Madaaa»eMàRbégttj(ii^)9 pourvu cpie^e ne sois pas obligé: de iiu parler, colnikie vous feites, en langage poétiqii^i

Je votedlrai|io^riikHHrellds que les jnrats cona* blent dans te mcmieiit les exdavMiona quUleavoie&t faites devant ;raoad^cet< .S les Hollàndois avoient auAsi hitm déftnd^ifléh^bpKzoom^ que monsieur ncriré intendant :(i34^1b délsfkiu ses fossés^ nous n'aurions pas aujourd^i ia^aix. Cestosieterrîbk chose que dé plaider Contre un intendant; mais c'est une chose bien dottce que de gagner un procès contre un intendant. Si vous avez quelque relation avec M. de larrey, à La Haye, pariez-lui , je vous prie , de noire tendre aanâiè. Je 9Uis bien aise d'apprendre son crédit àla cour du Mattîtah» derj îl mérite la confiance qu'on a en lui; Je vous embrrasse, mion cher ami, de tout mon cœur.

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