Dcnkm.,in, IIO, Solol
164 RENSEIGNEMENTS SUR LES SOÎXANTE-QUATRE At>lS
du cartouche f^*^'^ ordinaire. En un mot, s'il est permis de hasarder une opinion, je dirai que, tout disposé que je suis à ne pas m'étonner de voir les autres émettre un avis contraire, j'ai cependant beaucoup de peine à identifier le cartouche de notre figure 7 avec le second nom d'Aménophis IV, et qu'au contraire je me sens très porté à y reconnaître celui d'un roi nouveau.
Ceci admis, quel est ce roi nouveau? Peut-être doit-on lire c'est-à-dire le roi de la Haute et de la Basse-
Egypte, lejils du Soleil, Téti, l'introduction dans f^T^ le cartouche du titre royal ^^ lejils du Soleil ne >^ formant pas une exception assez rare pour qu'on puisse la regarder comme impossible.
Téti serait donc, en définitive, le roi dont l'image a été gravée en tête de la stèle du Sérapéum, et si déjà la comparaison des listes et des monuments a permis d'identifier les deux 'A^svxipTi^; ' que Manéthon, en leur qua-
1. Akhenaten eut pour successeur un roi qui maintinti comme lui, l'adoration du disque rayonnant. Ce roi, dont nous n'avons qu'un basrelief (Den^v/u , III, 99) ^paraîtavoir fait une^^
II se nommait J\^ QÏD ^^ (5E^E
le Hol HA*
A'NKH KHePeRou, lejils du Soleil sA*â KA*RA' SeR KHePeRou. II
suffît que la lecture du caractère A par A^â soit établie pour que Tidenti-
ûcation d\xs,Aa-ka-ra et du second Achenchérès de Manétbon se présente à son tour avec un certain degré de certitude. Déjà M. Bircb (Eg. Pluce^ 1. 1, p . 556) a transcrit par A'â ce môme signe dans le nom du roi Néphé-
ritès fV^^^^^ J NA-IW A'â RouT, et dans celui du serpent
Apophis. Mais cette transcription attendrait encore, je pense, des
preuves décisives si les deux variantes ^/(Ta^^ i vC f -*^ ^ ^^
KXO ^«f9lO|^,^^ du cartouche de Népbéritès (Stèles du
Sérapéum) n'établissaient que lupique^ ainsi exprimée sur la première
:|r»0 RENSHK.NKMKNTS SUR LES SOIXavt^.,
I iKiuelle j'ai déjà mis le lecteur en garde et '^
l 'arrivée du roi Téti ne peut que compliq^jer n« ^^^^^'"^einent tiiille questions de détail, trop longues à ,vn • P^^^^lème ou« dent déjà très difficile à résoudre. — Ma" °^'' *^^' ren ^chenchérès et Al occupent-ils les seize Ju d"*"' '®^ ^^ux lacune que les monuments placent entre 1' ~^®Pt ans de d'Aménophis III; en d'autres termes, ce d *^ ^^ ®* ^'^^ 87 cle temps après cette môme cérémonie où^'^^^'^ Pi'ince, peu rlans la barque du disque trois fois grac'^^^^, ^® Soyons une cérémonie religieuse, se serait-il vu dl*^"^' ^^complir royaume par Akhenaten ? Celui-ci aurai* r, P^^^éder dp ««„ ans de règne, cède la place a un autre prin ' ^®^ <*ouze
passa rapidement sur le trône et eut pour § ^^ **® ^* ^ace qui dont les quatre ans expireraient justement"à*^p^^^"^ ^® ^oiAî dire à l'époque où nous voyons les dates d'A^" ^''' ^'«st-àreparaître?Cesconjectaresserviraient-ell . ^^^^^phis m ment lesderniers monumentsd'Aménophis m ®*P^'<ï"er com tolés, comment les cartouches du roi ont éti °°*P^smar
Akhenaten les avait fait effacer, et comment T""'^ Partout où môme Aménopliis, une fois bouleversé a ma *"^^eau de ce orné de légendes royales que nous retrouvnn ^^^^'^^^ncé et les deux Achenchérès et Al sont-ils des usu '"**^*es? Bref nophi-s III, une fois vaincu par eux. renver ^^^^'^'"^ ^"'Amé ' Horus, a la mort de son père, n'aurait-il en ^'"^ * ^^'^ ^«"r et que son propre frère Amentouonkh? C'est 1'*^"!* ^^^Pétiteur XVIII" dynastie, et les monuments nenono ^'^'^igme de la livré le mot. "''^'^'^o^t pas encore
En attendant, le doute où nous sommes
de Rathothis est toujours debout. Nous n« ^* ^'"«'e place
successeur d'Amentouonkh etd'Horus o. ^^^^^s s'il futun
versaire d'Aménophis III. Ce qui est certain """î ''"^^"ème ad-
« A,^îtt '*^*^^'<ï'^'"appar-
/.. .c„.., .. XXX., >. p.,... i ■■ ^■;„,^«»„- Hi.„^, ^^^ - 2:
. ^^yr^ //^^n/i^-s et à celui des années que vît Apis. Ainsi, Apis
.-^^^uvait vivre au delà d'un certain nombre d'années dont
p. j-^^r*qiie fixe lo chiffre à vingt-cinq, et une mort violente
^^3 11 ait ses jours quand ils avaient atteint la limite qu'il
, ^ tait défendu de franchir.
c5i lïiaintenant nous interrogeons ces mêmes auteurs, non
. ^ s\xv le genre de mort d'Apis, mais sur les caractères par
j -ôia^ls ils ont distingué cette divinité, nous voyons Apis
re^'êtî»* <^'^"s toutes les parties de son dogme des attributs
qui, »«'«" <5"*' ^^ rappiochent, tantôt d'Osiris% tantôt delà
Lune * ^ laquelle Apis est plus spécialement consacré, et
dont nous avons déjà dit qu'il porte les marques sur le corps.
Apis serait àoxxc, selon les écrivains de l'antiquité grecque
et romaine, une divinité luni-solaire, symbole d'Osiris.
c'est-à-dire du soleil dans sa marche nocturne, comme
Mnévis, à Héliopolis, aurait été le taureau solaire, symbole
dHélios ou du soleil dans sa course brillante au-dessus de
nos têtes {Cotnp. Élien, De ISTat. anim., XI, 11 : toûtov (le
Mnévis; Aïyi^-ziot ■t.^'o'^ ça» V isp^v, è«eî. ,^v ye "ATttv àviOrj^a eTvat «Xy^v, %o..,<Ttv, et Suidas. «-''««• ^P^-'^ •' ToOtov (l'Apis) AlY^nnoi «X,:vt»
2. /«^^ran«V««/.Vr ^^'^^H sacratur. . ,T ^°'**«^'^<«' '■»^'»««'« «< Apis
■orne notiorn : xfnrrt^ ^ Tablonski, pânth ^^*"^ "'*'^ (Amm. Marc, JXX;/,p.245>. VoX^:f Jiait pour devoir i« P*""*- P" ^SL «t Lepsias. A'W., p. 160. Apfs P'^^ ^éxa,inx .V pX 1 °!^^^*"«« à un rayon de lane : AJ^J^,,, gj Xér'>-^'=^^fod., III, 28). — \77 <>"P«vo-3 xaTéxe.v. xal èx toOTOJ r.xT!,v Tbv "A»rev <'-*^^=Flot.. Qurvst . Çv^r"""*' ^"^^ '^'^'"'' ''°'^*"^*'®*' 9«».v <,r«çji,vij ^,X^vr,« <■ <p«« ^P^^Vr. Y<Sv.,xov i„?''*" """' ^^^ " Tôv 8è
Six ans. Évidemment il n'y a pas là trace d'un cvcle nui. personnifiant sa durée dans celle de la vie d'un taureau, ne ramenait tons les siècles que quatre Apis dans la tombe cictiséo sons le borapeuin, et |a même conclusion se tire des trois premiers Apis du même régne, lesquels sont morts en quatorze années. 1^ période d'Apis n a donc pas existé, au moiii-s dans les conditions qu'on lui avait attribuées jusqu'ici e( il paraifrait. d après les seules considérations qui viennent d'être dcvfloppees. qu ,| faut renoncer au cvcle, ou plutôt à celui dos attributs a Ap.s qui nous enga^rerâit à voir dans le taureau de Mempnis un symbole vivant de ce cycle
Mais, comme, en matière si neuve, la critique a le droit de se montrer exigeante, je dirai que, malgré ce qui précède l,..s preuves de la non-existence de la période, telles qu'on viftnt de les voir, ne se présentent qu'accompagnées duii certain doute. Il se pourrnit en effet que, le même principe s'incarnant successivement dans les divers Apis, le cycle n'ait pas été nécessairement lié à la vie de tel Apis, et que, quand un de ces animaux mourait avant les vingt-cinq ans d<î rigueur (ce qui devait être un cas fréquent), les prêtres avaient le droit de reporter sur son successeur' les années du cycle par lesquelles le premier avait déjà passé. En ce cas, l'Apis mort l'an 30 de Ramsès II aurait vécu quatre ans, parce que dans sa quatrième année s'accomplissait la fin d'un cycle commencé sous l'un des Apis précédents; de même l'un des derniers taureaux morts à la fin du règne de ce roi, c'est-à-dire en l'an 55, selon une inscription tracée sur le mur de la clia'^^'^''^ sépulcnde, aurait vu sa mort coïncider avec la fin <i'"° ^y^Ie commencé vingt-cinq ans auparavant (30-j-25^55). Bref, si, à la première vue, la tombe des taureaux de la XIX' dynastie nous porte à rejeter la période comnje contredite par les monuments, on voit que, après un exanjen plus mûr, nous sommes forcés, sinon de
1. M. ^e Longpéfjgj. ^gppeiie â ce sujet les stijfeet' consufeç de Rome.
funéraires de forme humaine. Voilà notre Apis, et on aura la mesure de Verabarras dans lequel cette découverte doit nous mettre quand on saura que, tandis que tous les monuments trouvés sur la momie ne portent rien autre chose que le titre et le nom de Scha-em-Djorn, tous ceux au contraire trouvés dans les environs mentionnent le nom et les qualifications habituelles d'Osorapis. Est-ce là un Apis? est-ce là la momie do Scha-em-Djom qui. mort en l'an 55 du règne de son père, aura tenu à être enterré dans la plus belle des tombes qui ornaient le cimetière de la ville dont il était le gouverneur, à l'exemple des autres grands de l'Egypte qui se faisaient ensevelira Abydos près^ de la tombe d'Osiris? J'hésite à prendre un parti, et je n'aborde pas même une discussion qui nous entraînerait bien loin des limites dans lesquelles nous sommes obligés de nous renfermer.