FRAGMENT DE SARCOPHAGK PHÉNICIEN
; celle de fa pierre à libations du Sérapéum. Je lUX excellents développements de M. le duc de iir le Tupiwv {jrpaxoireoov d'Hérodote \ et l'on y verra
d'être surpris de voir la nécropole de Memphis ituer quelques débris de Tart phénicien, nous devons lire éprouver quelque embarras du petit nombre de t jusqu'ici cette nécropole nous a fournis.
>ment où l'érudition moderne sonde avec tant de ce les mystères de l'Asie occidentale, j'ai cru qu'il is inutile de signaler l'existence d'un fragment phéiconnu jusqu'ici. Sur un terrain encore si neuf le
fait a de l'importance. Une science toute formée aignerles détails qui ne lui apprennent plus rien; ice qui naît est obligée de tout recueillir, de prendre tout, même des choses qu'elle doit peut-être oublier
•ntî on phénicienne sur une pierre à libation du Sérapéum de l^ns le Bulletin archéologique, première année, p. 79 et suiv.
Je ne donne pas le petit travail qu'on va lire comme la solution de toutes les difficultés que fait naître le dogme d'Apis. Si, comme je le pense, ce dogme tient par ses racines aux mystérieuses profondeurs de la philosophie égyptienne, il faut, pour en bien établir Tetisemble, autre chose qu'une humble brochure. Le Mémoire sur la T^ère d'Apis n'a donc pas, dans mon intention, la portée d'une monographie complète et raisonnée du taureau divinisé de Memphis. C'est un simple programme destiné à présenter Tébauche d'un sujet que j'essaierai plus tard d'approfondir; c'est un premier pas sur un chemin tout nouveau que nous connaissons à peine, et dont des études plus sérieuses nous permettront seules d'apprendre tous les détours. — Quant au fond même de la question qui nous occupe, on y trouvera, je l'espère, les éléments d'une intéressante comparaison à faire entre les dogmes de la vieille Egypte, et ceux du Néoplatonisme et de la Gnose. On y verra que plusieurs écoles philosophiques célèbres n'eurent pas en vain pour foyer l'une des capitales de l'Egypte grecque et romaine; on y verra aussi que Basilide et Plotin firent plus d'un emprunt aux doctrines enseignées dans les sanctuaires qu'habitait Apis. Si je puis intéresser le lecteur à ces graves débats et montrer que le dogme caché derrière l'étable d'Apis est de ceux que la science ne doit pas dédaigner, j'aurai atteint mon but.
^^,, MKMOIRK SUR UNK RKt^RKSENTATION
>• ^-yx-€hc'^^<^^ l^s noms des quadrupèdes \ Ce nom, d'ailleurs, \ c^^ n^vec l'Apisà côté duquel on le trouve. « L'an 24 de ^ Ptal^^^^^' ^'^ ^^ Ptolémée, vivant à toujours, dit une ^^ .tM<3 ^^*^ temps de Philométor', ce qui fait Tan 7 de l'Apis ^ \2X vache Tahor. » — « L'an 4 de Ptolémée, fils de p. I^rn<^e, dit un autre texte d^un autre temps, ce qui ^^ î't 1'^^ ^ ^^ '^ vache Kerk, » et ainsi d'une cenUiine A' ' ireS- ^^^ ^^"'^ noms, comme on le voit, sont en conctîoi^ et séparés par la seule préposition de qui, tout en Uant ^^ terme conséquent au génitif, ne fait plus du ond d^ ^^^ noms qu'un déterminntif spécial et en quelque t oers<>^^®^ ^^ premier. — Maintenant quelle est cette d'esse ^^ cette vache? Quelle place prend-elle dans le ^ ' j'^pis? C est ce que nous allons voir.
La description que je viens de faire amène à une conchision au' au prernier abord on doit croire inévitable : c'est que cette imatr^ ^^* celle, soit d'Hathor ou de l 'une des vaclics nourries d^^^^ les sanctuaires de Momemphis, d'Aphrodito- Dolis d*At3^^^^^'^ ^^ d'autres lieux', soit de Tune des vaches mv^*^^^^^ ^^'* comme les sept vaches du Rituel*, n'avaient d'existence que dans le ciel. Mais je me hâte, sans plus de préambule, d'écarter cette conjecture. La vache des stèles d^ Sérapéum n'est pas une Hathor ; elle n'est pas non plus uti^ vache fictive, associée, pour un motif quelconque au culte du taureau divinisé de Memphis. Les monuments > *^'^ ^^® ^® viens de les montrer, démentent avec force oes deux attributions. — Je sais qu'à la vérité ces monuments sont d'époque grecque, et qu'ainsi les arguments
\ Voyez Brugachi Grammaire domotique, p. 23.
o Traduction de M- Brugsoh, Grammaire dèmotique, p. 155.
3* Voyez Strabon. XVII, p. 552 et 556; Élien, Hist, anim., liv. XI,
hao xxvii; Jablonski, Panth., liv. 1, chap. i, p. 27. ^^^odicnhiich, cbap. cxLvm, I. 9, 29, 31. Voyez aussi Todienhuch,
hap. ci-xii, sur la vache dans le sein de laquelle doit s'opérer la résur- ^ectiôn mystique du mort, etc., ehap. lxxi.
là semble véritablement liée à son existence. Encore fois, ce ne sont pas là des caractères qui conviendraient me H^^^^^- Tout au plus, ce que nous savons déjà nous *de-t-il à reconnaître dans cette vache, soit une compagne avorite, soit la mère de l'Apis auquel les stèles ont été 'onsacrées. Nous allons explorer le terrain dans cette louvelle voie.
Les épouses d'Apis nous sont connues. Elien parle des apparteinents dans lesquels étaient enfermées, pour Tusage d'Apis, l^s génisses choisies parmi les plus belles de VÉgyp*®^" ^^is ce fait, qu'Élien seul mentionne, ne parait pas certain. Sed videiur, dit Jablonski, hoc JElianus ex ingenio suo ut enarrationem cœptam ornaret, confinxisse* . Pline, Ammien MarcelUn et Solin sont plus dans le vrai quand ils nous apprennent que tous les ans on présentait à Apis une vache pourvue de certaines marques sacrées, et que le même jour on mettait cette vache à mort*. L'étrangeté même du fait est pour nous une garantie de la véracité de ceux qui nous le font connaître. Élien, entraîné par les besoins de son récit, et vantant la splendeur du temple d'Apis, a tout naturellement supposé au dieu des épouses nombreuses et dignes de lui. Pline, au contraire, a dû ne nous transmettre que la mention d'un usage certain, précisément parce qu'un usage de cette sorte ne s'invente pas. D'ailleurs, n'est-ce pas une question de dogme? Apis, dieu fils lui-même, avait-il le droit de procréer d'autres dieux? Fouvait-il donner le jour à d'autres animaux de son espèce m'ornes ' "f ^^^^' auraient pu ne pas être des Apis euxdiyines\^A i^^^^^ ^^® taureaux revêtus des empreintes mention d^Pv^ ^^^ considérations rendent impossible la ^**®Q, autant elles donnent de poids au témoi-