‹ Œuvres diversesChapitre 146 sur 154 · Proclus, Corn · texte numérisé non relu

Proclus, Corn

rôle qu'il est chargé de remplir le Verbe ait été quelquefois conçu comme visible aux yeux du corps? La rélse à cette question n'est pas douteuse. Le LoLs d7p In nui n'est que la Raison divine, restera toujours ut ^^^tion toutaussi bien que l'Intelligence qui. dUs le ^pït 2™":

m'^'Tv' t '''"^' P''^°°""^^ »^ Trinité aLandrine! Mais le Verbe ne restera une abstraction que dans le secret des sanctuaires et pour les prêtres nourrisTelÏtud approfondie des dogmes; en dehors du temnll f ^^^ u tendance du Verbe est de se dégaÏeT^d!' 7 """T' ! l'abstraction et de devenir visibre aux v. ^'f T ^ n- 1 leurs, n'en avons-nous pas une preuve d^r^" ^" '"' 1 l'Incarnation du Verbe? L'Incarna Jn.^'Jf ^^ ^ T

1 1 • j T7 u . *"<-<ii nation du Verhp n est-el e

pas la loi du Verbe pous.sée à sa dernière liaiî L ' ^ Verbe fait chair n'est-il pas le Dieu visiKlo * ^ "imie. i^ *" même, le Dieu deux fois Veïbeï^ oL *^"«^^''' '*' ^'\ le Verbe comme un être abstrait ^K^J" ,^°"° co^v^f^^l la raison; mais on le comp ^nd au.""'^^^'^ seulement par origine, le Verbe descend des hl?^"'^ ^r"^' ^^''^ *• ?.

origine, lé Verbe descend de haut^"'^ ^^^"^' ^^''' ' -Z et fe montre à l'homme sou une 4?^ ^^ '^ "^'"'^XZ peut, par conséquent, selon les LZ ''"''''''• "^ S'u les traditions religieuses des peuol^f ^^ ^' ^^' ^^'^*' t^«L l'une corporelle, l'autre incorS,! ^^'^^ ^^^"^ /^S et l'autrevisible.- Or, l'Egypte a r-- ^°® ^^^ be^es deux natures propres à l'e^^ssence du^vi' k'^^''^ ^°" ^^'aupposait, en effet, comme la Phénicie, comm^T ^'^gyP^f A^e, que 1 âme universelle, cette granH« a *^ ^rèce e* ^ ^çg

que l'âme universelle, cette grande â"*^ ^''^^® ^* toutes les âmes qui animent nos corps terr*. * ^' ®°"rce <^®^^q8 ^a lumière, ou dans la substance ignée ft , ®^' «"ésidait ' ^ous nommons l'Éther. C'est dans VP*]: ^^n^ineuse ^^^îcveus mettaient l'intelligence de Jupiter f*" *ï^® les 'T^t q^e Virgile, développant, par la bouche'' h^\ "^^^^ 1'^* ^n^ *^^ doctrines de Pythagore. voyait le fe„ "^ ^nchise, 1- **!! àtnes émanent et auquel elles retournent ^^^"^^'^P^ don* ^ rt^^^"' aussi que la mythologie égyptien '^^^f^ sera daï^^ Ja^ *^

'^^ placera le .é>J^

y-jicéron et Miicrobe appellent mens mundi, n'est-elle n^^*^ ^ssi celle-là même qui, en s'unissant^ comme dit saint P*^=^.^\au corps du Soleil, d'immatérielle qu'elle était, devint ^I^'"^ ^j^iellc? La lumière du Soleil n'est-elle pas ainsi la "^*^^*^ii^^^^^ Verbe? En d'autres termes, le Verbe n'est-il ^*'^^ ^ssi le Soleil? A côté du Verbe abstrait, conçu pour la

sa*

P^^.^jxtion du sanctuaire, nous avons donc le Verbe corporel,

^f Li-^"^"^^ le Soleil, source

^'^^ ^^Ag^^f'^^^ révélateur de Dieu qu'un a^il humain puisse

^--^'— — ^v,xv..., ow^.v.. et foyer de toute lumière, et le

r^^'^ ^^pler. Où, en effet, en cherchant autre part que dans

^^^^^ ^fondeurs de la métaphysique, où trouver une image

^^^ ^'pu P^^^ admirable que le Soleil? Pour l'Égyptien,

^^ .f ^ l'ordre étonnant qui marque les phénomènes de la

*^^*'^" ^ont le Soleil est le régulateur. Dieu, se manifestant

^^^^^^^ ^e, ne prend pas de plus belle forme que celle du

^ 1 et c'est Dieu effectivement que, derrière cet astre à

■ ^^\ ' si p*^**^^^^* ^^ '"^^ prodigue de bienfaits, la raison de

^*^ e doit apercevoir. L'Egypte a donc vu dans le Soleil

^^^- aore de son Dieu invisible, et le Soleil est devenu

^^^^ lie un Verbe. Gloire à toi, dit la stèle de Taphérou-

^^h •> Berlin'i gloire à toi, 6 Soleil, enfant divin, qui prends

^ • ^no de lui-même chaque jour !.,. Gloire à toi, qui

naissance ^^ . • # i # • # >o/ • •

. 1^^ les eaux du ciel pour donner la oie!.,. Gloire a

' " Soleil! c'est lui qui veille et dont les rayons portent la

.' nurs/--- Gloire à toi! lorsque tu circules dans la

supérieure, les dieuœ qui t'approchent tressaillent de

\ • / T]nc autre stèle de Berlin appellera de même le Soleil

•{.^1 fl^ le premier-né'' le fils de Dieu, le Verbe. Enfin,

"^^i^T^^s murailles du temple de Philae on lit /^^^ ^ ^

sur Tune

384, H. Etienne.

1. Jusli"» P ' {a,Aq Rougé; voyez Essai sur une stèle funéraire

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