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LXXXVI MARIETTE

cier et qu'il dépensait ses budgets sans s'astreindre aux formes exigées par les règlements administratifs : on lui joua le tour de lui réclamer un compte détaillé de l'argent qu'il avait reçu, et la justification non seulement des frais des fouilles, mais du nombre de moutons et de poules qu'il avait consommés, tout le menu détail de ses dépenses personnelles. « En présence de pareilles prétentions, écrivait-il à M. de » Lesseps, les bras me sont tombés. Mon premier mouve- » ment fut de partir, quitte à rendre compte au prince Na- » poléon des causes de mon retour. Mais, après y avoir bien » réfléchi, j'ai pensé que ceux qui avaient monté la tête au » vice-roi contre moi ne voulaient peut-être que mon dé- » part; que l'influence française recevrait peut-être un nou- » veau coup de l'insuccès de ma mission, et que, par-dessus » le marché, j'aiderais certains ennemis à faire avoir au » vice-roi une mauvaise affaire \ » 11 resta donc, et après quelques explications courtoises de M. Sabatier, le vice-roi se rasséréna.

Cependant le prince ne remuait pas et son arrivée devenait de plus en plus problématique. M. de Rougé s'obstinait à écrire que tout s'arrangerait*, mais il était seul à le croire encore, et le 31 janvier 1858, M. Ferri-Pisani annonçait assez mélancoliquement à Mariette que « le prince est forcé » de renoncer à son voyage en Egypte. Des considérations » majeures ont fait avorter l'exécution d'un projet qui le sé- » duisait infiniment... Je n'ai pas besoin de vous dire que ce » que le prince regrette le plus, c'est que le but de votre î) mission qui, au fond, était le but principal de votre voyage, » ait été manqué*. » Toutes les espérances de Mariette s'en

1. Lettre citée par H. Wallon, Notice sur la cie et sur les travaux, p. 134.

2. Fragment de lettre cité par H. Wallon, Notice sur la cie et sur les travaux, p. 134.

3. Lettre citée par H. Wallon, Notice sur la cie et sur les travaux p. 134.

ISTOTICE :BÏOOFtAPHIQUE

^VeaU- Pl^s ^^ fouilles, plus de service des an-

allaient '^ ^^ ^e recheretio aotîve et indépendante : il ne lui

tiQuitès, ^\^^i^se rembar-quer après cet échec et à retomber

restait pl^^^^ï^eut ^^^^^ 3^ "^^^ stagnante des bureaux. M. de

liiélaïicol^^^ Yea*^^^^^* airxsî, ot bien que Mariette eût

îîieuwerl^^^*;^ ^^i quatre mois de congé en règle, il lui

encore àe^'^ jévri^ï* l8oS z <c S. A. I. le prince Napoléon

mandait l^ . ^ son voyag-e, je vous engage à revenir au

j) ayant ^^^ prendre vos travaux au Louvre\ » Mariette

,, plus tôt ï" P g^ijissî aisément que son chef le lui con-

ne se résîg^^^^^jiait lettre sur lettre à ses amis de France,

seillait- H ^^^ g^ à M- d^ rtougê, à M. Barthélémy Saint-

à M. de L^f? p^rri-Pîsani, i>our leur démontrer que rien

Hilaire, à I^-^^^^j.^ : le prinoe Napoléon ne souhaitait-il

n'était peï'd^^ quelq^^ iuâîco matériel du voyage qu'il

pas conserva ^^.^^^ ^^ son désir, exprimé au vice-roi, ne

avait rêvé <3^ .^ justifier lane prolongation de séjour en

suffirait-i^ P^ grince entra d'autant mieu& dans les vues

^yple? I^^ ^ Q Va proposition flattait ses goûts de col-

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