‹ Œuvres diversesChapitre 62 sur 154 · XXX VIII · texte numérisé non relu

XXX VIII

criptions, il fallait que tout fût exact, correct, bien en place. Pour les inscriptions, il avait Brugsch sous la main, et il l'avait chargé de la besogne. « Je rédige mon texte, » j'intercale de mon mieux dans une copie les hiéroglyphes )) copiés par moi sur les monuments ; Brugsch arrive à son )) tour et écrit les hiéroglyphes sur une pierre lithogra- » phique. » De ce côté-là donc sa sécurité était complète, mais lorsqu'il voulait obtenir des dessinateurs que le Ministère égyptien lui avait délégués pour réaliser ses idées de décoration, l'obéissance à ses ordres, les diflBcultés se multipliaient. « A chaque instant, le dialogue suivant » s'engage entre M. Schmitz et moi : Monsieur Mariette, » ne vous semble t-il pas que cette ligne serait un peu plus )) élégante si elle était arrondie par en haut ? — Monsieur » Schmitz, soyez calme ; les Égyptiens ont fait cette ligne » plate ; si elle est raide, ils en sont responsables, et non » pas nous. — Cependant, monsieur Mariette, il va de soi » qu'une ligne qui commence de cette façon ne peut tour- )) ner brusquement et finir de cette autre façon. Le bon » goût... — Mettez, monsieur Schmitz, votre bon goût dans » votre poche. Nous faisons de l'égyptien antique. L'égyp- » tien antique met des yeux de face sur des tètes de profil ; » il plante les oreilles sur le haut du crâne comme un » plumet de garde national. Tant pis pour l'égyptien » antique. Quant à nous... — Je comprends ; mais ce sera » bien laid... La conversation dure ainsi un quart d'heure. » Après quoi, c'est M. Ulysse qui arrive. Ici le discours » prend une tournure inverse : — Monsieur Mariette, le » dessin que vous avez fait est si joli que je ne puis le » croire antique. C'est arrangé. J'ai consulté Owen, Prisse » d'Avenues et la tombe de Ménephtah I®' dans la nécropole » de Thèbes : évidemment c'est là de l'égyptien antique » ou je ne m'y connais pas. Comment donc se fait-il que » votre dessin... — Monsieur Ulysse, mon dessin est copié » sur un monument que vous ne connaissez pas, voilà tout.

CLVIU

comme le Olr^eikh el-Beled et TAmenertas, ses statues moindres de l'Elxnpire memphite, ses statuettes de divinités, ses amulettos, ses bronzes, ses ustensiles, ses outils : la province dovii-î* lui fournir, sous les espèces de crânes ou de momies, le^s individus qui avaient fabriqué ces belles choses, et vixrants les descendants authentiques de ces individus. IL^os types modernes ne furent pas difficiles à rassembler . « Au point de vue scientifique, écrivait-il à » Charles Edrxiond, deux questions surtout sont à soigner : » C'est d'a,t>ojrcJ celle des Sémites, qui peuplaient le lac » Menzaléh ^t: qui me paraissent les descendants des anciens )) Hyksos... Il y a ensuite la question des Couschites de » Khartoum, jrace de noirs et non pas de nègres. Il faut » savoir, uno fois pour toutes, à quoi s'en tenir sur ces gens » à peau naitr<3 , à cheveux lisses, au nez aquilin. Voilà deux » points qui îxa t;é ressent plus particulièrement la science des » antiquités. C^uant à la question anthropologique propre- ^> nient dite, xxous vous enverrons : V des fellahs, de ceux ^^ qui, par le^cAT conformation, se rapprochent le plus des ^> statues de l^fc* IV*» dynastie (6000 ans) : on ne niera pas que » ceux-ci no sciaient de vrq^s Égyptiens ; 2*> des Nubiens, race ^^ de Berbères» ^ étudier; 3« enfin des nègres du Haut-Sou- » dan... Ton* <3ela, vous le voyez, fera une tribu d'Égyptiens » assez noml^T-^^^^^ On pourra en employer quelques-uns » comme gSLr'43L±^^^ à l'intérieur du temple et dans les galew ries propre nc3-«»t dites de rExposition\ » Les types morts se laissèren t &i^ i ^^^ °^^^^® aisément. Le hasard voulut pourtant que Vassal li, c^ ^^^ ^^ait toujours porté de l'intérêt aux théories anthropol<^^^^^^^' ^^* conservé les plus beaux crânes qui

étaient sortie ^Zu.uv T^T^.^ ^^^ '^^"^^« ^^'^^ ^^^" ^^^^" eées II avait r-^^^^^^^^ ^ bakkarah et à Gizéh quelques spéfh^ensdl r^f--^^---Pl^^te, à Drah abou'l-Neggah et à

papH.Wallo»- ^ '"^ ^^ «'^'^ ^es ^racaaa:, p. 139-140.

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