Lettre écrite de Boalak- en date du 5 janvier
2. Mélanges d'Archéologce er,!/pUeaae et ass,irienne. 1873, 1. 1, p. 51-
3. Lettre adressée de Boulak, le 27 mai 1873, et citée par Edouard Mariette, Lettres et Soucemrs personnels, p. 146.
4. Lettre à Ernest Desjardins, en date du 23 février 1873, citée par II. Wallon, Notice sur la cte et sur las tracaux, p. 105.
CXCÎV MARIETTE (1821-1881)
» comme la naissance et la mort, nous sommes entre les » mains d'un être supérieur qui dispose à son gré de nos » destinées. Il est pourtant un adoucissement que, par ex- » périence, je vous engage de prendre : c'est le travail. Le )) travail, s'il ne supprime pas la douleur, l'engourdit et la )) fait oublier. Travaillez donc, travaillez au bel avenir qui » .s'ouvre devant vous. C'est mon vœu le plus cher de vous » voir réussir\ » Il travailla, bien qu'il n'eût plus l'avenir devant lui, comme l'ami à qui il adressait ces lignes.
L'Exposition de Vienne le retint quelques semaines seulement. Le choléra, qui sévissait alors sur l'Autriche et sur presque toute l'Europe centrale, en éloignait les visiteurs : les hôtels ne se remplissaient pas, et, pour se récupérer de leurs préparatifs, les aubergistes maintenaient leurs tarifs à des hauteurs telles que les étrangers assez braves pour ne pas craindre la contagion n'affrontaient pas longtemps leur rapacité. « Toujours même solitude à l'Exposition, » écrivait-il le 7 juin à son frère Edouard, et toujours » même cherté de tout. Ceux qui parlent d'affluence ne » sont pas sincères. Un exemple entre mille. Les cerises » sont communes ici. Innocemment, nous en avons de- » mandé une portion pour notre dessert. A peine y en » avait-il une poignée. Prix : cinq francs. Cinq francs aussi » pour un fromage. Cela nous amusa tellement que j en » ris encore. En attendant, je ne vis pas à moins de cent » francs par jour, et nous ne sommes que deux, Sophie )) et moi*. )) Même étonnement et même plainte deux semaines plus tard : « Rien de nouveau ici. L'Exposition va » cahin-caha. Il n'y a pas grand monde et tout est hors de » prix. A Vienne on est littéralement écorché, et ce n est » pas en vain que l'Exposition est construite au coin d'un
1. Lettre écrite de Font-de-Briques, par Boulogne-sur-Mer, le 28 septembre 1873.
2. Lettre citée par Edouard Mariette, Lettres et Souvenirs personnels, p. 197.
"^ Jsatxt.Vex^ezaxissi^^^^. *^t je vouseû s^*^Co*^^;t-' "^!; tout, Je d«.«^re dx:,^ oSi^^^V^ <ioscaractère^^^, c e^^.
'*^. -«a 3e désire un Oîi».t-a.^V^ s<>it: f ^it à mon i*^ . gf *^rti' '^^^''CubUe-^ Berlin <i^^ ^^^tf^ «-» ieuxeluaP*^;;^^^^ ^^^ P*^"^ le ne veux pas ftxit-^ V^ ^^^*^'^ magnifique»* ;
^^^^' îV était à la relixa^™^"^« cix.elui'... . ^,a* ^
mt-de-i-»'^ -^ .ipVEffVDté^ « ^^^^^^ ^c-3 épreuves, p "^ *rxa^^
vaisoTi depuis 1* , . ,,^ l^/iine», iAveo sonfrùre l^*-^v--iaéK^' vecsoutîIsFéUxetavec vxx^ j«xan« Booloonais, ^t -J^;exI*l« m'unmariagerecent^ena^t do r-^ttac,,^,, ,, ^afamiU*3- p^\i^ite aisant. il descendit a Chalori ^t xl x^^xadit â CUab.*^ ^"" Vco^-e aù'iUÛi devait depuis SI longtemps*, g^'ii «ubsist.^it *^^^«b, quelque contrainte dans les x-,^la.ti«xa« d^s deus ^^'^'J^p^x- ■- ?a cordialité sincère de lacoxaeil ^xc^l^ox^^x de U ^^^^^^i «v*^ lorsqu'ils se quittèrent, une amitié s'^t^xit nouée «^^^'''
1. Lettre écrite de Vienne, Hôtel :^x-i*a.rmiîi,, SchiUer f*^
3LettredVvienne.endated,x22 juirx IIMT-S, et déjk clt^^ ** 4. Virey, Franpo«-Jose/)A C/ia6a.jï, i>. cacatatxv-
\vll à
la
^^^ MARIETTE a82l-l8gl)
qui dura jus/^juà la m.:,rt. Mariette débarqua à Alexandrie dans les derniers jours d'octobre. Le 13 novenibre suivant, dans la séance publique des cinq académies, M. Hauréau, président de ilnstitut. proclamait s*>Iennellement le résultat du concours ouvert pour le prix de 20.000 francs, dans des termes qui en rehaussèrent encore la valeur : « Le lauréat » présenté par l'Académie des In>4:riptitMLs et Belles-Lettres' , » couronné par llnstitut tout entier, est M. Auguste Ma- » nette, l'infatigable et savant explorateur qui, après vingt
• années des plu^ pénibles re^^herches, dirigées avec une ^ sagacité vraiment singulière, s'est fait un si beau nom par
• ^ découverte de cette Égvpte souterraine dont il s'occupe » maintenant d'exhumer, d'ordonner et d'expliquer lesmo- » numents nombreux et variés. La France, Messieurs, pro-
• auit encore des hommes d'un mérite supérieur. Mais,
» quand elle les a produits, elle n'en est peut-être pas assez
» hère, ce qui permet à l'Eiu^ope de montrer sa justice en
» étant la pi-emière à les proclamer. Que l'inventeur du
» oerapéum de Memphis et de toutes ces ruines redevenues
» célèbres, que cachaient depuis tant de siècles les sables
» <îeSaqqanAh, d'Abydos, de Kamak, deThèbesetd'Edfou,
* que le créateur du riche Musée de Boulaq, que l'auteur
^ ingénieux, érudit, des grands ouvrages encore inachevés,
» dont chaqiae volume nouveau nous apprend l'histoire de
» quelque ville retrouvée, que notre correspondant, M. Au-
» guste Mariette, reçoive enfin de l'Institut de France le
» prix qui lui était depuis longtemps réservé. »
^s quatre années qui suivirent s'écoulèrent monotones et sans incidents notables. Les embarras financiers et politiques du Khédive, dissimulés tant bien que mal jusqu'alors, se révélèrent brxitalement pendant l'Exposition de Vienne, et le Service d.es Antiquités fut le premier à en souffrir. Il iui fallut tout d'abord renoncer à l'espoir d'avoir jamais un
î- Comptes n^r^^^^ ^^^ r Académie des Inscriptions, 1873, p. 123.
I40TICE BxocSï^. '*'^"
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l'ordf® ^ gVtè qui lui p>eM-rTi€5t:-ti-rt i t de dëblsiy*' ^il^ » \^^ \e d« S fouU^e'^ Tanis. Il fall^=^it ^"'il fût là. *^*^,^<^ l'' i-.vV
ou A© ^ uvait ^® demaiicicîx- «r?t s'ôtonner â*5 ^O*^^ .-ii^iti^ , qu'oti ^° ^as; q^'i^ y *'^"** r>oui- we faire voir. ^^^ ^V i^ <^^ , trouver ^^'^gttre, ce qui ,^ ^^.^ ^« tout tempf *5.t-*^ V^^^ce". «P«^^^ Vr^écessité «!..«« x-.n« o^our. Lecrédi*^.^^ ^^r'^roU'
,> affaire etia^^^^^,-^^^^^ <3'êt.:iit oelm d« ^ t^^^ae^
; si ie bey ^f «^^; jets do f o^xilles, l'espoir c^- ^^^^t^^oV
; lient les %%Vple ^,^^1 t. !.. -«^-té. « ^^^i^, cio -^^c « découvertes, le ^^^^ a.ox:.t ^^i- fiox-tê souO»^ .^ci-^^ ^,,a-
;^,cetteass.dm^ 3 ^pi,^^^.^ ci-..y.troio.s \^ ^e V-
centaines douvr ^.,.,.-^ .^,„- /« o£cct -^'
l.FragmeBtcitépartt ^^ ^^^^^ ^ ^O»"^
107, note 1. studU-i
^ 1. Ebew, /Efll/ptwc'"' ""
.,1 «^«ci V^^i^-r-^^r^r^rfies, p
h l ^-^ "^^^^ de i85l,^^*'^^*it-i^ de Thèbes à son frère Edouard,
*~^S!"^^^^^~«^*^°"^^ïtu ^ ^^ plutôt complété mes notes que fait
* en t::^ .^^^ ^^.î^*®» <iev»x "^^ *^^°« ^ f**^® paraître cet été, coûte
fl KaL:» --^'"'^*-:»^f*/®'ïant to^^^^g^s, «-arna/c et Deïr el-Bahari.
» Sûn-ft^ '^^^ — -Se^ '* ^* Un*^^ ^^s matériaux. Il s'agit de les mettre
I -;;^ ^ '-^rtfu?*'^ «'^cv?®^ P^"s ta^<^ • * ^^^ voyage dans la
1) Cl 1 -^ 3 * ^i bea ^® ^IcT^^^^PHt en de bonnes conditions. Ce
)) je V;^ ^E=ï -»:». ^^ eniî^'^*^*^Up "^^ments divers qui m'attirent ici. Çà
(Je <3i~ '*^'*^'- ^ ^^Jur»?*^*^Jie ^ textes épars trouvés par moi et que
" , ----m. «3fc.l yse ,Vj ^«s ç^ ''. Aussi ai-ie maintenant la matière
1^*^^^^^^« Ka"'''^ .iJ*^Plets«. ,»
, MV=*' ^^^ ^* ^ y fa* '^ i*' '^^^moire alors récent de Rougé sur
^^ .^^^ ^^^^^ <\\X^\^ cjj^'ïîeoa pourtant à déblayer le sixième
Or ^^ ^^ ^te Pag J'hI ® «découvertes inattendues. « Malgré
r\g < ^^ lelqUf.^ ^^^tld'^P'^^ JVÏ- de Rougé, je dois dire qu'il
11 ^"^ ^ ^A^ ^^r'^ 3^U^J^ ^^ose ae tout ce qu'il a dit. Pendant
* "iP ^^^ ^SSaii.^ ^^'il a passés à Karnak. M. de Rougé
\ç0 ^ ^^^ Heuv ^^^nt r»i:-e«d*"® ""^^ connaissance suffi-
tjv' *,' x^- ,, . ^^^^^^è> «es parties encombrées, et
^^^ ^r,^J ^' ^?^^^ *^^^?{li les éléments d'un véritable
' \<^^ M ^ • "^"^^ ^^' \^^''®t: a«i P««t comprendre environ
,^ \ £/ Mjy «»2 janvier 1874, et citée dans Edouard
i> ' ^ *tï® ^^'^^^^ *® Louxor, le -^l^^^rtcis, p. 148. ^ A'V ^* Lettres et Souoe/iw-s p^^ ig-nvier 1874,
*,«^.ïe AaV&e de Louxor,
n de El "Çf ^ ^î^.^^^»^ ».*^^^ expédition do gow .rations. Il y^^^sui^'^^^^ti ^ ^^«^e. Jérusalem, /^^,es ^es --""^^^'nfin une^"^^i?.^"î ^o^^^"* le centre de to^,,o.e in, et enfin une ^^^ jx , j^ ^^^ tr^éditerranéen^'àu îo^J'
oindre enthousiasxï^ ^^-^ t-. ^*^*^nds • il les at*®^ ««os ^^
^^uèrentaurende^.^^ Jx,^ ^^-..^ it^t er, «^.^e ^^^
te ville V^^l'^^^ ^^ t-^i^i^l .*"»^il«' ... pui«. ^"^ pv-^ ^' Caire, P^^^anna ^^.^^y^^Jj^^^^v a.J.ssië^'^^e^^ •ait eu peu de loisirs p^^^^^ ^ ^. il rentra pî^»'^Vs'7^>' ■ ^ malgré tout il revenait oo^'"* '^^lï^^^'*^^ de f.-vriar ^^ n^rUS ^squelles il avait été li^'^^^^J^t "o ^*-'^« ces couditi«*''^arant , avons travaillé d'arracli^^'^ ^<s s^^ rares jourrt*^^^ «N«^^ ) douze cents estampag.^^ ï>i<-cï «3^^** mouvement^- or^^ <i^ » main*. » Thèbes lui ava,îV ""^^«^s r- '^*^*»s rapportori=^. P ;^ la
l.LeUredatéedeBoulak. i«^^ ^* ^^ plus gros <t^««-»t^»^*'"
tification officielle de sa décoav^erfc*» ^^ ^r-s j c,^
«A-am«Arfan5Z7»m-de/,S;>'^.^ «^rjs l'X?'"*- '*dom,al«. f-«""^"^'U décoacorte importante qu'ils am ., '^^^^ -sf^^,. "f;-^"-''' t/w f,-« «r «r-* '-^ -^ '^'^*''^- /„,. 1873-1874, p. 105-113). Il lut uo ï>*r''^'*^-« C.& ,^^-^i'<^ du KhC'^^^'''^ '^^ '*. VI tiens, dans la séance du 7 août xs^ t»l«s t:^^^/*''^^ dciin.'^t it^^t ^■ifyP^'^J'^ nraohiques du pylône de Thott.e„:^^ ' ^n /l^'t ' * ^'Académie <*«» rns<:^r I
1875, sous le titre L«<e,<,éo^.«^X,v;/*^^ -^ ^^f ''^"J'-"*'-''' ^' "o"1;ii^ eA 2. Lettfe adressée à Chabas, C 7 ^^^ '^^-^ «,.?'? ***^ louva-^«e P"^^
dan, Virey, François-Joseph CA^,*^^ ^^t« <^^ fe"::'-;" (S^44"'ot' P-^li^
4. Lettre à son frère Edouard, e.^'tT'^"^'''-' ir>r>,^,» ;. « 50-&1 citoe daa« Éd. Mariette, Lettr^.s ^, ^?„ <^^t.^ ^'^^^ZZlTt^ S >é-^ri«r aS^S
«bien, .^.rzt r^^x ^'*«vreÉe-v.,*^^nesonfo- *» Caire
"a momex^ t « i^e M """"fi^és dans Cr "^"^ ''^en /l?^ «ourse de Réalité p^r l^^'>"«"verafn;4^p^.^^^^
« trop d« ^al. U'' «^PJoitaient J"'«P«> pSs.! ^^^**^itx^ J temp^ z « Heureuse ^e«se des 4^^ ^^ne, T^v^'^'^'^t i* Sonillxasion ne f^;^«ti'annéeoùlI ^« l'a dit del^."^ PHs congé ^ 1«. fin de a4f>as ^e ion^^^^ ^«uriers se ^^ lo^!
» trouvé ««t^epauv!^^-' si vou^ f <i 'avouer que? '^ï*t <iè