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nuscrits, et le gouvernement français souscrivait à autant d'exemplaires qu'il en fallait pour amortir les dépenses d'établissement des volumes. Il n'aurait donc éprouvé aucune difficulté, s'il avait su s'en remettre à ses libraires du soin de régler la mise en train de ses ouvrages, ou tout au moins s'il n'avait pas modifié ses plans sans cesse en cours d'exécution; mais pour Abydos, pour Karnak, pour les Monuments divers, pour les Papyrus, comme naguère pour le Sérapéum, il défaisait le lendemain ce qu'il avait fait la veille, sans s'inquiéter de savoir si ces remaniements perpétuels ne compromettaient pas le bénéfice d'autrui et le sien même. Et pourtant la pauvreté du trésor égyptien et la difficulté toujours plus grande qu'il éprouvait à arracher au Khédive les subsides particuliers qui avaient suppléé jusqu'alors à l'insuffisance de son traitement officier, l'obligeaient à affronter le grand public et à lui offrir une œuvre de vulgarisation demi-savante, que tout lettré se crût en état de comprendre. « Vous ne me reconnaîtrez plus, m'écrivait- )) il au commencement de 1876, quand je vous dirai qu'en )) ce moment je suis occupé à battre monnaie. M. Mourès » veut faire un pendant à Y Album du Musée de Boulaq, » en publiant un Album de la Haute-Égypte, et il m'a » chargé de rédiger le texte, occupation qui me prend en ce » moment tout mon temps'. »
U Album de la Haute-Egypte devint le Voyage de la Haute-Egypte, qui eut en effet du succès*. Toutefois le prix de revient en était trop élevé pour que la vente et les rentrées fussent considérables : il songea au Sérapéum, et,
1. Lettre adressée à Ernest Desjardins, de Pont-de-Briques, le 3 juillet 1876, et publiée dans H. Wallon, Notice sur la cir cl sur les traraux, p. 110.