QUINZIÈME PROBABILITÉ
LaJtoUe, prête à mettre à la voile, fut retenue pendant 25]our8,dam le port, par le vent Corus, gui règne la plupart du temps sur cette côte, selon le rapport de César.
Ici je constate une injustice criante d'Henry. II est vrai que le vent Corus (N.-O.) empêcherait de sortir de Wissant ce qui forme une probabilité pour ce port; mais il empecnerait et il a toujours erapécUé de sortir du port de ™T.^""'J'®*^"' ^«t"Qe autre probabilité pour nous. Je regrette qu Henry n'ait pas voulu nous l'accorder, d'autant
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2fi00 chevaux, cinglant par un petit vent Aîricus ; mais ce vent cessant vers minuit, il ne put faire route : il dériva, et à la pointe du jour, il reconnut que V Angleterre lui restait à sa gauche-
Au retour de la marée. César regagna, H force de rames, la partie de Vile qui, la campagne précédente, lui avait fourni un débarquement très commode, et toute la flotte y aborda vers Vheure de midi.
L ennemi avait pris la fuite à la vue d'un si grand armement, qui montait à plus de 800 colles, tout compris.
Voilà, continue Henry, « deux circonstances qui confirment l'identité du port Icius et de Wissant; la première, c est que la flotte, appareillant au coucher du soleil, détermine l'heure de la pleine mer vers les sept heures du soir. Or, ajoute-t-il, il est de fait qu'aux marées de sept heures, il n'entre point assez d'eau dans les baies longues et resserrées de Boulogne et d'Anibleteuse pour permettre la sortie instantanée d'un armement de plus de 800 voiles, et que l'anse de Wissant seule sur cette côte offrait un emplacement vaste ».
Malheureusement pour M . Henry , le départ de la flotte au mois d'août, au coucher du solei*!, détermine non pas la pleine nier à sept heures, mais au moins la mer montante à six heures et la pleine mer do dix heures et demie à onze. Or rétablissement du port de Boulogne est de onze heures et demie. Ce n'est donc pas là les mortes-eaujc, et César pouvait trouver dans le havre de Gesoriacum un bassin tout aussi vaste que dans Yanse de Wissa^nt, si César a appelé portas cette anse.
Quant à la sortie instantanée du port Icius, je rappellerai à Henry que, de son temps même. Napoléon savait parfaitement comment s> prendre pour opérer la sortie d'une flotte non moins formidable que celle de César et resserrée dans un espace rétréci de toute la différence qui existe entre le
plus favorable était l'anse de Wissant; ainsi l'on peut conclure que c'est dans ce port que César vint débarquer.
J'ai répondu ailleurs à cet argument, qui ternaine d'une manière remarquable la série des arguments qu'Henry a extraits, à grand'peine du texte des Comme rttciires.
Je n'ai rien à ajouter aux diverses réponses que j'ai faites aux dix-huit probabilités, si ce n'est que j'avais annoncé, en commençant, la désertion en notre faveur des trois quarts au moins de ces probabilités, et que la totalité en est venue à nous. J'ai plus que tenu ma promesse.
Mais la question n'est pas dans le texte de César. C'est autre part qu'il fallait chercher la solution du problème.
Quoi qu'il en soit, la dissertation d'Henry est, parmi nous, la plus populaire de toutes celles qui ont été écrites à ce sujet, et j'ai regardé comme un devoir de Ja. réduire à sa plus simple expression.