‹ Œuvres diversesChapitre 91 sur 154 · SUR ^^ FRAGMENT DU PAPYRUS ROYAL DE TURIN · texte numérisé non relu

SUR ^^ FRAGMENT DU PAPYRUS ROYAL DE TURIN

fA. Bunsen et M. deRougé (ce dernier dans sa belle réfutation^ de rouvrage du savant allemand) ont les premiers employé le papyrus à la critique des premiers âges de la monarchie égyptienne. Bien qu'hésitant encore à se servir d'une araie si détériorée par le temps ils en ont cependant usé avec certain avantage et montré qu'après tout il ne faut pas, comme M- Barucchi, la mettre tout à fait à l'écart. \ tout prendre, le papyrus a donc encore sa valeur, et la somme des faits réels que, grâce à MM. de Rougé et Bunsen, il a introduits dans la science, mérite d'être prise en considération.

Certes, je le sais bien, ceux qui, malgré les deux avertissements de Champollion', ont oublié que le papyrus existait n'ont pas agi sans quelque raison. Ce précieux monument est en effet dans un état déplorable de mutilation. Mais enfin ces fragments diraient encore quelque chose s'il était prouvé qu'ils soient bien à leur vraie place. Toute la question est donc de leur retrouver cette place, et c'est justement à cause de la mutilation du papyrus qu'il est de notre devoir de ne négliger aucune observation, si minime qu'elle soit, qui aurait P^^r résultat de bien déterminer la position d'un ou de plusieurs de ses fragments. C'est une de ces observations, courte et élémentaire, que je viens demander au lec-

fournis pa^ ^' Cham poil ion -Figeac font croire que ce travail a dû être, sinon complet, du moins étendu. Il serait à désirer qu'il se retrouvât. Je ferai remarquer que M. Champollion-Figoac nous a donné deux traductions différentes du même passage, lequel est relatif aux années du roi Mènes {Unie, pitt., p. 277, B, 1. 26, et Hec. encycL, p. 229, 1. 9), et il annonce que ces deux versions sont tirées des manuscrits de son frère. Cbampollion n'a pas pu, dans un môme travail, varier à ce point. Cette remarque nous fait penser que Cbampollion a sans doute, à deux fois, exercé sa critique perçante sur le papyrus, et cette circonstance expli- . querait assez bien les contradictions dans lesquelles son frère est tombé involontairement.

1. Annales de Philosophie chrétienne, t. XIV, XV, XVI (3' «*f^)-

2. Lettres au duc de Biacas d'Aulps, 2- lettre, p. 43, et Bulletin universel, 6 novembre 1824, ^ ' ' r »

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