‹ Œuvres diversesChapitre 108 sur 218 · X. pubUé P · texte numérisé non relu

X. pubUé P

figurer dans le deuxième fragment, comme rois d'Egypte, les dieux "^ J Seb, J^ Osin's, i Set, ^ Horus,

Thot'Hermès , et la déesse S^ U ^ Ma. Une longue période

de siècles est déjà attribuée au règne de chacun. D'autres

dieux suivaient ceux-ci, et un mot écrit à l'encre rouge

marque le commencement de chaque dynastie, après laquelle

viennent des calculs. 34 noms de rois paraissent à M. Lepsius

devoir se rapporter aux dynasties antérieures à la sixième ;

Menés y figure avec Athotis, son successeur. D'autres

noms de rois humains sont rapportés avant lui; ce sont

probablement les dynasties partielles dont parle Manéthon,

avant la réunion de l'Egypte sous un même pouvoir.

20 autres noms en six fragments appartiendraient à l'espace.

compris entre la VI® et la XII* dynastie; la fin de la

VI* dynastie est bien déterminée par le nom du roi Ounas

(l(i. La tête de la septième colonne, qui paraît un peu

mieux conservée, contient un fragment bien précieux. En effet on y lit distinctement les noms de deux rois qui répondent aux n^' 31 et 30 dans la table de Karnak, et qui terminent ici une dynastie. La famille qui suit, où l'on voit dominer le nom du dieu Sévek, est celle d'où sont tirés les premiers noms du côté droit de la table de Karnak, ce qui nous montre très probablement dans quel ordre se suivent les deux côtés du monument. Dans les derniers morceaux, beaucoup mieux conservés, on peut encore lire 65 noms de rois qu'il faut bien placer avant la XVIII® dynastie. Un manuscrit de cette époque, contenant encore 115 noms de rois, et en ayant contenu un bien plus grand nombre, rend bien impossible de nier les données de Manéthon pour les temps reculés, mais il y introduit en même temps quelques renseignements critiques. On peut reconnaître en effet les traces d'un plus grand nombre de rois que Manéthon n'en a donné pour certaines dynasties ; de plus le papyrus semble

^j DE L OUVRAGE

^tea ^^8 années de certains princes

- 1 à ^out to ilotes nous montrent comme ayant

t' . eflcore ex* âe Bunsen en conclut naturelie-

V* .^t ^y^.' ^teio®^** ^ de grandes erreurs si Von comptait

ç^^'^.g,^^ it7*!^^ços6ra\t' ^^QYogique \a somme des règnes

ïfeê'

tf^*

îë^^t\\V^ T^ ,\, ftUïBoioS ^^^ nouveaux et introduits par le ^^'^(oc ^^^tï^'élfetoents ,^irer vivement la publication du co^^edV*^^ C^t^'C'^^ ^^J^^ do^^ compléter son étude: d'autant ô-'"* çûeï^\g t>«V®^"L^tïiP°^^^**'^*'*^'^* resté inédit, nous ne

^v,«îOS >.i- ^^l\A®^, ^ a laissé quelqu'une de ces traces t!v»'^ ° \e '^ s»'' «*^teot tout un horizon.

^^^stv^^ g ^* ^ ècla^ „gg àe noms royaux, viennent se

^sft'-o^^* ^sc9 **/ri^*^ \s où figurent certaines séries plus

\M\o^^^!^g ce* ot^^'*^^ be»^^ ^^ Goumah, par exemple,

M^^ ^e9 *l.eS *'**ririo'^^ ^^ ^® princesses de diSérentes

çVatef ^^^5. gjjite^*^^^QO l^nèbre au monument appelé

^^^'^^li\t '^^^ a prO'^^,.^jecitèe,pour sa curieuse ordonnance.

oSr-Avc^^ Uï^éfite^ .g y figurent en bon ordre jusqu'à

^^"'^'.ssé""^ Ae ^ rives seulement précèdent celui-ci :

Abtn*'»- " ^j le prénom y?\ 4'"» '''>• 4°°' '®

Mén68 le P« jfa„i„„-apt, ou Vapprouoé du dieu

,-. •il6<''^„ai«tenant probaWe, d'après l'ensemble „„„, se lit aiU jt 0»» ^^ ^„i est U souche des conquérants Mantcu. U pa<^ 40e exçUqne le rang extraordinaire

d.- monument^' tie.'J ^^^ 1;^ Si von *ut^ ^ <=«^

de h. XII- dya^J^é^^^^i ti„„, souvent datées qui couvrent qii 011 lui a dc?*^ J^ -j. ji +Arta.naveclesquel!

j 1 ^^ ^uraune idée des matériaux <*"=^ ^

E'::frs/ >>•;- <^«v w« ^^^ç-^ptie.

nous ont 1. ■ "^^^ . 0^.U6 >« ^^''6 de M. de Bunseo

i ont

f»i™ «nnai;;;''^

clocuments nouveaux ou d'opinions particulières, nous passerons rapidement sur l'étude des précieux fragments de Manéthon. Sa position de prêtre égyptien garantit à ses assertions une autorité que les faits accroissent chaque jour. I..es extraits de Josèphe nous prouvent que son livre était une véritable histoire ; les listes que nous possédons n'en sont que des extraits, et l'esprit particulier de celui qui les a faits n'a pu manquer d'y laisser quelques traces. Indépendamment de ces listes, le Syncelle nous a conservé un calcul déjà bien remarqué, mais dont M. de Bunsen fait un usage tout particulier, a Manéthon, dit ce chronologue, » comptait, depuis Alexandre jusqu'à Ménès^ 113 générations n comprenant un espace de 3.555 ans. » Ce calcul n'a pas été inventé par le Syncelle, car il ne peut aucunement qixadrer avec sa manière de compter ; aussi n'en fait-il point usage. On s'était souvent servi de ce passage pour attaquer l'authenticité des premières dynasties de Manéthon ; pour M . de Bunsen il devient la règle dont il ne faut plus s'écarter pour comprendre cet auteur. Les listes sont pour lui des tables de familles royales; les rois et même les dynasties^ dans la plus ancienne partie, y sont simultanés, et pour avoir une idée de la succession des temps, il fallait avoir un guide au milieu de ce labyrinthe. Ce passage porterait à croire que Manéthon avait pu formuler un jugement sur la durée totale de l'empire, soit qu'il y eût dans les archives un véritable canon chronologique, soit que cela résultât de son travail particulier. Ce dernier point paraîtra plus probable si l'on songe aux myriades d'années qu'aimaient à se donner les prêtres égyptiens.

Manéthon, quoique écrivant en grec, doit être rangé parmi les sources nationales et étudié avec confiance, mais il en est tout autrement des écrivains grecs d'origine. La plus grande réserve est commandée par leur génie national, par leur manie d euphoniser etdegréciser les noms propres, et d'identifier les dieux et même les personnages historiques

BIAMEN DE I-'OUVRAGE

16 „,«, mtioo». Hérodote mérite d'être distingué

Ai'^^X^Z f^s'^vec laquelle il rapporte les traditions

de* ^* ^^^l . ,^r«îue ses garants sont des gens instruits

potiT *r^ » f^°° Veot vrais dans tous leurs détails , et lorsqu il

qo'*^^S.-t=^ î^ traditions populaires, il y a toujours quelque

ses r«^*-^ -«^^^ le à l'histoire dans le cachet qu'il leur conserve.

rapt>***^''«^^*c point l'ordre des dates qu'il faut cherchei

chose ,^«; *^ote mais bien les précieux lambeaux des tra-

Ce a ^^^^ ** 'il enregistre si fidèlement.

dans *^^^' ■^^*^-eKrec, devenu plus sévère & l'école d'Aristote (ttiat»^^^^^*** ^ ^j^^g donner quelques appréciations plui ï-e ^^^» ^^^ts époques primitives, et ce grand philosophe fai comti*^ rf^^*^ yg Sésostris. le législateur, est bien antérieu exact^^^^^-^*"

remar^ ^ donnerons une attention toute particulière ai

i Miiï*^^^;:»^^^^[nent d'Ératosthène qui devient, & vrai dire

Maî^ ^^ *■ gg des calculs de M. de Bunsen. L* texte pa

préci©^* ^^ -ocelle introduit cette liste de rois mérite d'êtr

toute l^"" ^^^ m ApoUodore le chroniqueur (]^>oMtxàc) a donn

lequel * ^^ "^ je du règne des 38 rois égyptiens dits Thébaint

rapport^^^-^ *^<»ot 1.076 ans. . . Ératostbène, en ayant pris cou

n l'ens^^^^^- *^^^ dans les archives égyptiennes et recueilli leui

» comf ^L-:»^-^ .^j-ês l'ordre du Souverain, il les exposa' en gre

» nMsS^^^""^*^^ière suivante. » Ce passage fait naître toi

» nom* -^^^^ question de savoir s'il est bien ici questic

» de l* *^^poe. ^« célèbre président de la Bibliothèqi

d'abor** -*;*^*^.-ie. '« P^'^ ^® '» géographie astronomique,

d'Érato^^^^^^ntdecette école si savante. 11 est difficile d«

d'Ales:**^^:^|^£ju'on ^oit. dans les passages rassemblés p

pretni®*"-, ^^ *^^eD, à quel point Ératosthfene s'était occupé

douter * «j»- ^^^ ^ypt«- Ensuite ce fragment est tiré d'Apoll

M. de

*J^^ se rapporte à ïa traducUon en grec qui «WpM

dore, le célèbre disciple d'Aristarque, et regardé par les Grecs comme le premier et le plus sévère chronographe. n fallait que cette liste, revêtue de ces deux imposantes signatures, eût bien de l'autorité, pour que le Syncelle se soit cru obligé de remployer. Ne sachant quel usage en faire, il suppose un royaume thébain courant pendant tout cet espace de temps à côté du royaume égyptien, tellement qu'il débute par un Menés et un Athotis, thébains, contemporains du Menés et de TAtbotis, égyptiens. Beaucoup de bons esprits sentirent Timportance de ce travail et cherchèrent à y asseoir leurs calculs. Marsham, il y a près de deux siècles, essaya de l'employer conjointement avec Manéthon, et pour ne pas parler d'autres essais plus ou moins malheureux, le docteur Pritchard, en 1819, prit pour base de son calcul que la liste d'Eratosthène répondait aux douze premières dynasties, ce qui est à peu près le résultat auquel M. de Bunsen est arrivé ^ Mais ses comparaisons mal établies ne purent en rien justifier son idée. M. Lenormant, dans ses éclaircissements sur le cercueil deMycérinus, montra que la liste d'Eratosthène contient plusieurs des rois rappelés par Manéthon ; mais il ne chercha pas quel principe avait pu présider à ce choix et n'accorda même qu'une faible confiance à l'authenticité du passage extrait d'ApoUodore. L'idée de M. de Bunsen lui appartient donc tout entière.

La seconde question qui se présente à l'esprit est celle-ci : Pourquoi Ératosthène va-t-il à Thèbes, par l'ordre du Souverain, fouiller les archives pour dresser un Canon des rois, alors que l'Egypte devait être abondamment pourvue de listes royales, ainsi que nous le prouvent les listes de Manéthon et le papyrus de Turin ? Il y avait donc un choix

1. En 1834, M. de Paravey disait : (( La seule chronologie égyptienne u réelle est celle que nous a conservée Ératosthène. o Voir Annales de Philosophie, 1834, t. VIII, p. 126.

BiDL. ÉGYPT., T. XXI. 2

-jn travail à entreprendre sur ces dynasties. Si ce

été un choix chronologique, nous devons retrouver

"^^^rquea dans Manéthon, à. des intervalles plus ou

«proches, mais toujours dans l'ordre des temps.

- er résultat de la comparaison des deux listes amène

jjinaen à poser en principe qu'Ératosthène a écarté

^jj^joon, comme dynasties collatérales, toutes celles

^ pas régné dans l'une des deux capitales, Thèbes

^^^f^^^ *^*^^^oi«"^ fragment nous est arrivé bien mutilé par les

p -t::» *^ ^ î j contient cependant encore des noms bien recon-

- ^^^^ '^ et que nous retrouvons sur les monuments. La

'^°?* ^t^ ' ^^*> grecque qui les accompagne est précieuse à tous

t'*du<3*'*-^^ Xle confirme souvent les interprétations deCham-

éea de - --'^^^lî peut même, avec son secours, redresser quelques S'îoO - 4=5 copistes dans l'orthographe des noms égyptiens.

r , ^^■^ i «a""™"* '"'' PO'f 's s'^f lesquels les deux listes sont JJf" .-^ ■^=*^^ avec succès, en passant d'autres rapprochements ■A ■ r ^ ^"^ «J « °°^ P** P**"" concluants.

identi/» ^^ -^^t de départ est nettement tranché. Les cinq '' ; "'^-^^S»' * \-cA^ d'Eratosthène sont bien Menés et ses succes- „, ^ ?^Ê* ï» ';• dynastie de Manéthon. Les noms sont

premie^^^ ^t les années même des règnes ne diffèrent

7 ,«^-^^^- S»"'™»"' Ératosthène nelompte que 5 rois p^squ^ ^'^ ^* ^ ° complète donne 8 princes i

r/T,^.^*^ V »'"';° **"""' °^' écartée du Canon.

Manéth ,^^jj. dynastie (memphite) nous trouvons un nom

^ns ï*^ '*'"" T '"«"««on grecque, mais la quali-

for. alté^^ ff/^ ae ko, J.os.t gL m deT ^n. ï *T fication *^ ^ sr*'& géant de la 111' dynastie

- ^?«entÉ.atosthèneLt^;C:^i„-t^:lt!:?

Nous traisit l**'

pante,

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réuni, en une seule somme d'années, les règnes des deux rois Suphis et Choufou, ainsi que ceux des deux Menchérès. Ératosthène donne ces quatre rois séparément en dédoublant les nombres d'années. Les chambres supérieures de la grande pyramide, en nous montrant les cartouches de Choufou et de Cnoum Choufou, réunis sur les mêmes pierres, feraient croire que les deux frères ont régné ensemble et que les deux manières de compter sont également exactes.

La V* dynastie qui régna à Eléphantine est exclue du canon chronologique ; on y lit, aussitôt après la IV® dynastie, le nom d'Apapus qui régna 100 ans. On ne peut méconnaître ici le roi Phiops le centenaire, chef de la VI® dynastie,

dIJD (j des monuments. La reine Nitocris qui clôt la dynastie

vient ensuite dans les deux listes.

Les moyens de comparaison nous manquent pour la VII® et la VIII« dynastie memphites, parce que Manéthon n'a pas conservé les noms de ces rois, et nous devons dire que les efforts de M. de Bunsen pour retrouver sur les monuments les 9 rois d'Ératosthène qui suivent Nitocris, ne nous ont pas paru bien dirigés ni couronnés de succès.

Les IX® et X* dynasties (héracléopolitaines) sont naturellement écartées, et la XI® n'a eu qu'une courte existence.

Ératosthène et Manéthon se retrouvent face à face à la XII® dynastie et le rapport est encore évident. Le canon chronologique passe le premier Sésortosis, mais les monuments prouvent qu'il a régné conjointement avec Amenemhès \ Les deux listes présentent ensuite également deux Amenemhès, Sésostris-Sistosis et puis Lamares Mares, l'auteur du labyrinthe. Les trois derniers rois ne peuvent être comparés, puisque la XIII® dynastie n'a conservé qu'un total. Nous avouons que la marche du canon d'Ératosthène nous paraît ainsi jalonnée d'une manière certaine, et c'est

1. Nous discuterons plus loin toutes ces assertions. Ici nous nous contentons d'exposer ce nouveau système.

EXAMEN DE L'oUVRAQE

dans l'étol où ce fragment nous est parvenu

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