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EXAMEN DE l' OUVRAGE
«5^nce Aussi saint Paul ^ , et après lui tous les Pères ^'ont pas hésité à adoptercette lecture, commeon ^nvaincre, surtout par un beau passage de samt ' Des orientalistes distingués * ont même pensé ' du texte samaritain représentait ici le véritable '^»ire. Mais ce qu'il y a de plus remarquable, ^^^xte hébreu, qui parait si clairement favoriser M. de Bunsen, n'a cependant point été entendu ^^oole judaïque qui s'attachait ài sa lettre avec -. devenue proverbiale. Josèphe, qui, pour les ^^Qques, a suivi les nombres du texte hébreu en rt avec ceux des Septante, Josèphe compte ici -*ec et le samaritain : « Les Israélites sortirent dit-il, 430 ans après que notre père Abraham ^ XX Canaan, et 215 ans après qu.e Jacob fut venu ^ *. » Il faut bien en conclure, ou que le texte " ^s les yeux était semblable au Pentateuque ^ qu'une tradition bien constante le forçait à
jnsi.
^^^ste chaldaîque, Jonathan ben Huziel, pré-
jiïiée fort claire : suivant lui, la demeure en
^ trente semaines d'années ^^dts^i ^nûâv pnSn, ou
^ ^ chiffre de 430 ans doit être compté depuis
e ^^^ quartiers de la victime * .
traité Méghilah, dans le TcLlmud\ fait une
In Exodum, 1. Il, n. 47. — Dana rédition de Migne,
^ Exercitationes hlblicœ. — L. Cappel, Critica sacra. ^i^s. I supra rctttoncnx tcxtOs hebrœi. — Houbigant et sur la Bible.
i«*». Ml» 9. «»,„). N„„ a,vo,„i la co,.„at,«„,c
remarque importante : on se rappelle que, d'après le système de ce traité^ les différences du texte grec proviendraient de
corrections raisonnées faites par les 72 anciens traducteurs de la Bible. Parmi ces corrections il cite à cet endroit : rromt nnvai onïaa dans l'Egypte et dans les autres contrées. La raison de cette correction, « c'est, dit-il, que sans cela » l'on aurait pu croire que la loi contenait une erreur », ce qu'il prouve en supputant les époques. La même doctrine est exposée dans le Médrasch-rabba (section 18) et dans le Médrasch-yalkut (sections 38, 210). Les plus anciens docteurs connus, Rabbi-Eliezer et Aben-Ezra, font les mêmes calculs. Ija, grande chronique des Juifs «ai dbw yiD s'attache à la même tradition. Lorsqu'on sait la vénération avec laquelle cette école conservait la lettre du texte hébreu, on vient à penser que les motifs qui ont déterminé cette unanimité ont dû être bien puissants. On en peut juger dans Raschi*; qui résume ainsi leurs raisonnements: « Il est im- » possible d'entendre (ces 430 ans) du séjour dans la terre » d'Egypte; car Kéhath * est compté au nombre de ceux » qui sont entrés en Egypte avec Jacob. Additionnez toutes » les années de sa vie et toutes celles de son fils Hamram, » et vous serez encore loin de compte. Or vous êtes forcés » de compter quelques années à Kéhath avant son entrée en » Egypte; de plus, beaucoup d'années de la vie d'Hamram ii> se confondent avec celles de Kéhath, et beaucoup des » 80 années de Moyse se confondent avec celles d'Hamram. » Vous voyez donc que vous ne pouvez trouver 400 ans
» depuis l'entrée en Egypte et vous êtes forcés de
D dire que le pèlerinage de la semence d'Abraham a com- » mencé aussitôt que cette semence a existé *. »
de ce passage et des deux suivants à la bienveillante communication da savant M. Drach.