C'est Juge en p
EXAMEN DE l'OXJVRAOE
, pour faciliter le calcul, on trouvera que \ mille ont pu produire à la huitième géné- L 2 500 000 hommes avec le multiplicateur 4; L^ ^teur 5 porterait le nombre et plus de 18 millions. ^t^s de \Exode n'exigent donc qu'une moyenne ^''âles comprise entre les nombres 3 et 4. M. de i combat cette opinion, raille ici, nous ne savons *^ docteur Baumgarten ' d'avoir compté 56 couples *^ère génération; mais c'est ce que le texte dit
ot *•
r^ra peut-être que nous nous sommes trop ap-
j. cette question; mais elle est d'une immense
-ou ter un chiffre, éclaircir son application, c'est
' Ja critique; mais enlever à un livre son sens
^^e voir, dans l'histoire de la famille hébraïque
Que des lambeaux traditionnels, cela nous
^ser tout ce qu'on peut accorder aux besoins
"^, D'un autre côté, ce point est le pivot de la
ire qn'il fant faire concorder, et c'est l'époque
jenne où nous pouvons porter le flambeau
xe pa^ 1®^ confrontations. Nous oserons donc
^^me établi que Von ne peut, sans arbitraire,
X l€> séjour en Egypte pins de aS5 ans*, ^^sen achève cette partie de son travail par la ^ onrs juste et profonde des travaux d'Eusèbe, -t des autres savants chrétiens. On ne peut avec
1^6 couples dans les 70 personnes de la famille de Jacob, ^e Bunsen, compter à. la manière de Falstaff. » La ^^136 bien à faux, car le chapitre contient tons les noms ^^Ales, et dit. encore plus bas, que leurs épouses ne sont ^^ns ce nombre ; le savant Baumcarten mArite d'être
^^ns
int incontestable aux yeux de M. Letronne, bî bon
jnatière
r>E M. LE CHfcv
5-a, avait prtpati' **te -;*<-i53~ "^'«S-ue TT"-' ^"^ ^ les u,.JJZ\l^ t'«^^ îfô«^-9-- a^rr
s- Yo"ng,Jeprett,j'^«- v,^^ i«-«S-u '"" '"P°rfanfe , mais son princlJ^^- r-^A *^asï ""P'"- '"rsq™ i« loin. Alors Ch »>.t.s .'"'1*^'""''*°^"""''°™°°'
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«ie Sylv^tx-e. <ie^^^ -^K^a^n*:! on ae
— La religion est encore pea connae. — Triades de CbampoUion. — Les trois cycles d*Hérodote ; — les dynasties divines de Manéthon et da Papyrus de Turin. — Autorité des documents égyptiens en général.
D'après le vaste plan que s'est proposé M. de Bunsen, son étude, loin de se restreindre aux faits qui constituent l'histoire proprement dite, doit s'attaquer hardiment aux grands caractères primordiaux qui composent la physionomie particulière du peuple égyptien, dès qu'on peut apercevoir les premières traces de son existence nationale. L'étude d^ origines est toujours séduisante, quoiqu'elle produise ordinairement plus de suppositions que de notions véritables; mais celle qui nous occupe présente un attrait tout particulier, et en même temps un appui plus solide aux recherches dans les sanctuaires antiques où nous pouvons pénétrer à la suite de ChampoUion. Les monuments des première dynasties sont venus attester cette grande imité de la figure égyptienne qui avait tant frappé Platon. Sans doute, des différences remarquables sont déjà signalées, et pourront plus tard être nettement définies entre les arts, la religion et le langage des diverses phases de cette longue existence. Trente siècles au moins d'une vie, accidentée par des conquêtes et des revers également importants, n'ont pu rouler dans le même cercle sans en altérer la circonférence ; mais ces perturbations de détail n'en font que mieux ressortir l'immobile unité du centre.
La langue, la religion, l'écriture, ces trois fidèles témoins, paraissent avoir assisté dans leur état complet à l'établissement du royaume de Mènes. Dans cette partie de son ouvrage, M. de Bunsen se propose seulement de faire connaître la forme la plus ancienne de ces trois monuments des temps antéhistoriques ; c'est dans le dernier volume qu'il se réserve de mettre eu œuvre ces matériaux pour tracer la généalogie humaine de la race des bords du Nil.
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M. de Bunsen en reproduit toute la substance et ne pouvait mieux faire; il adopte cependant une correction proposée par M. Lepsius et qui constitue une différence bien tranchée entre la langue antique et les idiomes comparativement modernes. Cbampollion avait établi que, dans les textes hiéroglyphiques, la racine abstraite était d'abord écrite, sauf à mettre à la suite du mot les marques grammaticales de temps, de genre et de nombre qu'exigeait l'enchaînement du discours ; de sorte que Thiérogrammate écrivait, par exemple, mai-ek, litt. : aimes tu, là où le copte dit ek-mai^ tu aimes. Il remarquait encore que les articles, souvent omis dans Técriture, avaient néanmoins dû se prononcer : c'est ce que prouve entre autres le nom biblique de l'eunuque Putiphar, dont les éléments hébraïques représentent exactement le nom propre fort usité Pé-té-ph-ra
D L Q a o I , et dont la prononciation ne pouvait pas varier
pour le même individu, quoiqu'il s'écrivît tout aussi souvent
D À Q O I sans Tarticle D ph. ChampoUion concluait de ces
faits et d'autres semblables que l'on devait, à la lecture, rétablir les particules omises et les flexions grammaticales dans Tordre où le copte les présentait.
M. Lepsius observe au contraire que l'article féminin tc^ est seul écrit après le substantif, tandis que le masculin J9 ou ph u précède toujours lorsqu'il est exprimé ; si donc on
écrivait DOl fe soleil et ^\ ^ ^^ mère\ c'est que l'on
prononçait ph-ra et mau-t, comme le prouvent les transcriptions antiques de ces deux mots. M. Lepsius en conclut que Tordre des caractères indiquait exactement la prononciation et que les flexions grammaticales ont subi dans le copte un déplacement considérable. ChampoUion a parfaitement établi que très souvent Tordre des caractères est légèrement altéré, soit pour la régularité du dessin^ soit à cause de la