Barucchi, Dlscorsi critici sopra le Dinastle dci Faraoni
EXAMEN DE L'oUVRAGE
'î un extrait de la I" dynastie. La durée des le-même à la comparaison.
^^^ Dynastie d'après M. de Bunsen
CORRECTIONS DK M. BUNSKt
LISTE D'ÉRATOSTHfclfE
1 Menés.
2 Athothis.
3 Athothis II.
4 Diables.
5 Pemphos.
TRADUCTIORS D'KRATOSTHftNE
Atci^vtoc» éternel, *EpttOYBvfi;, /î/i» r/e
loth'hennès.
Ib.
•HpaxXei8«ç, Jils a Hercule.
ent Tharmonie s'établit entre les deux listes, emiers rois sont identiques. Le troisième nom d'est pour notre auteur que le prénom royal l thothis, car la durée de leurs règnes est très is, comme un prénom royal contient toujours ^fl, il pense qu'on doit lire Kenkérès. Cette ait peut-être pas nécessaire ; en effet, on n'a isqu'ici le prénom royal pour les premières lis les plus anciens souverains ont tous sur
sar
L copié aa Caire une inscription hiéroglyphique «*•. d'un individu qui était qualifié prêtre de divers u roi Mènes, et puis ensuite prêtre des mômes dieux er ou Sor, (e distributeur, en copte ctop. Cette disait pu faire penser que ce cartouche était un prénom ws. M. Prisse i*a pris ensuite pour Soris, chef de la
leur étendard une espèce de devise qui leur constitue réellement un second nom propre, et suffit pour les faire reconnaître. Ce nom d'enseigne contient assez rarement le mot Ré, soleil.
L'identification des deux noms Athothis et Kenkénès ne choque donc aucun fait connu, et nous aurons plusieurs fois la preuve que Manéthon n'aime pas à répéter deux fois de suite le même nom propre, sans doute de peur de confusion.
Mais il nous reste encore ici trois rois, Ouénéphès, Ousaphaidos et Biénéchès, chacun avec un règne assez long et qui sont évidemment omis dans la liste d'Ératosthène.
M. de Bunsen regarde ces trois noms comme des transcriptions diverses du sixième roi Miébidos, Nous ne le .suivrons pas dans les évolutions linguistiques à l'aide desquelles il cherche à établir que les copistes doivent avoir quadruplé le nom de ce roi, car tout cet échafaudage vient se heurter contre un fait important : c'est que le chififre total de la dynastie s'oppose à cette suppression. Or, ce chiffre provient directement des annales égyptiennes, comme le prouve un fragment du Papyrus de Turin. Suivant le témoignage de ChampoUion^ on y lisait (col. 1, 1. 11) : « Les rois du roi Menés ont régné ^K). . . ans », et il y avait des traces de dizaines ou d'unités après le chiffre 200 : le nombre a maintenant disparu du papyrus, qui est
IV* dynastie. Nous pensons qae ce roi était le chef d*ane des dynasties héroïques antérieures à Menés et qu*Eusèbe appeUe les mânes. En effet, son cartouche figure dans le papy ras de Turin, 3* colonne, ligne 5% et il y suit de fort près la dynastie divine dont nous avons donné le détail ; il commence une dynastie, et le nom de son successeur ne ressemblant en rien à celui de Souphis Chou/ou, ce ne peut être la 4*. Diaprés l'ordre actuel du Papyrus, le roi Sent, qui avait également été l'objet d'un culte à Memphis, à une époque reculée, appartiendrait à la dynastie du roi Ser, mais le rapport entre les deux fragments du Papyrus ne parait pas certain. 1. Voir Reoue encyclopédique^ juin 1846, un article de M. Ch.-P'igeac.
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go de PhtcLh, le "jateur, dieu memphi* '* **^sse ?^.^ déesse de Sais. J-^ae d'elle-même f'^^^J > de i^e.vf ^f'' dieu d'HélioP^/»«. t>e cette manière L **^ ^«. le /o/' i* d'Egypte auraient fou^i au premier ! ^''^«<ïipalL m'^'
Le titre de r-^' ^'^ ^'eux ^^ureW^'^r unernytC ^^''quant au dieu Khern', nous ne croy^^,^^ «« r^ngt^^'^' individualité- A ^hèhes, ce n'est évid« ^^ <*" ton? ? ''*» considéré cotome créateur, comme féoJT'^^eût qu'aI^ ^« plus anciens n»onuo,ents lui donnent!?/**^.*»' sa mèr?"".""
d.4m7«o« «f'^'** *«^o/.c^, ^/.^mo/i maw !f' «««vent J?' ^^ nom symbolique ^ ^^^^ ^^.^.^ ^^^e .^ ,^^^^^ e nojn
titres, et Cb^^PolJio^ , trouvé, à Kallbscr''' ^"" ^^«»i
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1. C'est le <i^^" J [a reprJsentatioo indécente beaux temples **iAj*»>e8. L nom, jj/im. ^ iM«i couvre u pa. «encore bien ^a,nei. m. de Bun^^ P*»^ qS m^* ^'^e'^^S' *î''« verrou, Khem doit "igniQ^r fermoir ' ^* "y^bolel^*» «»*
Le dernier roi Sémempsès est nommé par Ératosthène Pemphos. La faute doit encore ici être attribuée aux copistes de ce dernier texte^ car ce nom est traduit par Eratosthène Héracleïdes, et plus loin le même auteur traduit par le nom d'Hercule le mot sem, dans le nom du roi Semphucrates. M. de Bunsen est donc bien dans son droit en lisant ici Sempsos ou Sernempsos avec Manéthon, dont la traduction d'Ératosthène vient confirmer la leçon ; mais il a voulu également retrouver ces deux rois dans Thistoire et sur les monuments, et ses efforts ne nous ont pas aussi bien convaincu. Le roi Maébaès devient pour lui le très ancien roi Mnévis de Diodore de Sicile. Mnévis est le nom grécisé
du taureau sacré d'Héliopolis (I Mena, fort différent du
mot Basis ou Baès, mais absolument identique avec le nom du roi Menés ; il est donc bien difficile de penser que le Mnévis de Diodore, le premier législateur des bords du Nil, soit un autre personnage que Menés lui-même. M. de Bunsen avait identifié le roi Sémempsès avec Tlsmandès ou Osymandias des Grecs d'une part, et de l'autre avec le roi Smen-tet qui paraît occuper la première place à la chambre des rois de Karnak Ml a dû abandonner la première idée depuis que M. Lepsius a ouvert la pyramide du labyrinthe, celle que Strabon attribuait à son Ismandès, et qu'il y a trouvé le nom d'Aménemhès III, Tauteur du labyrinthe. Quant au roi Smen-tet*, son nom se compose de deux mots bien définis et signifie : celui qui donne la stabilité au double monde (rÉgypte) ; Sémempsès, au contraire, signifiait ^Vs d'Hercule. Comment pourrait-on confondre, pour une légère ressemblance, deux noms aussi radicalement différents ?
M. de Bunsen est plus heureux dans le rétablissement de
1. Voyez le cartouche n* 1 de la plante que nous avons donnée dans notre n' 78, tonae XIII, p. 439.