Voir M. Lepsius, même planche
3. [ Ij ^— ^ 5^ ^^ Il n . Les noms des Pharaons les plus vénérés entraient dans la composition des noms propres comme noms d'un dieu. C'est ainsi qu'une dame de cette époque s'appelait ^^ ^ jj
Set ra ter kè, a la fille de Sésourtésen I" », comme une autre s'appelait Set amen a la fille d'Amon » (Stèle du LoutrcJ, N. Lhôte a fait la même erreur en confondant avec ce roi un particulier qui se nommait Sésourtésen onkh, ou Sésourtésen vivant.
EXAMEN DE l'OUVBAGE
mr le temple de Semneh. Le calcul de M. cJe g VobUge à voir le Sésostris de la XIP dynastie le g.^ d'Ératosthène, dans Sésourtésen II, à qui cependant, ^^ aveu, Von ne peut accorder qu'un règrne de 19 ans.
Ceci nous force d'insister un moment sur le culte rendu à Sésourtésen III, pour mieux nous convaincre de soq identiié avec le Sésostris qui tenait le premier rang après Osiris. Thoutmès III, le restaurateur général des temples, les rebâtit partout, suivant la remarque de Champollion, en l'honneur des mêmes dieux, possesseurs autrefois des vieux sanctuaires qu'avaient renversés le temps ou les envahisseurs. Cette notion générale est rendue certaine, en ce qui regarde Sésourtésen III, par cette circonstance que le pays consacré à ce personnage, comme dieu, était précisément la Nubie*. Thoutmès n'a donc fait à Semneh, comme ailleurs, que consacrer le souvenir d'un culte local plus ancien. Aussi existe-t-il encore dans le temple une inscription où le dieu Totounen fait compliment à Thoutmès III d'avoir élevé ce beau monument à Sésourtésen pour perpétuer la gloire de son nom*. En effet, les rois ses successeurs embellissent à Semneh le temple de Sésostris. Thoutmès IV, petit-fils de ce monarque, vénère également Sésostris sur un pilier du temple d'Amada'; enfin, à Maschakit, une planche de Rosel- Uni * nous le montre au milieu de plusieurs dieux et réclamant les hommages d'un égyptien qui n'a point les insignes de la royauté. Maintenant que nous savons après quelle longue suite de générations ces honneurs divins lui étaient rendus, on conviendra qu'il a fallu à M. de Bunsen une puissante
1. Chaque dieu a une ou plusieurs régions favorites, et porte très souvent le titre de seigf^c^^^^ P*y^ ^^ i^ était particulièrement honoré. Sésourtésen III est appela seigneur de la Nubie dans le monument de Maschakit; voir Rosellini, Monumenti ctcili, t. II, pi. II.