‹ Œuvres diversesChapitre 155 sur 218 · ypir M. T.BpHfii«- rr»^x · texte numérisé non relu

ypir M. T.BpHfii«- rr»^x

ûéréa^ïïtJSTentdansla c dieu. C'est ainsi qu'une

et;« sti^lô a'ap

-^^^ ra ter hè, a la fille d 'S'e^ am(?/i a la fille d'A. -^ môme erreur en confoocla*

voit à quel point il est arbitraire d'établir ainsi un double règne sur la seule présence de deux noms royaux en tète de la même inscription.

Le monument le plus important dans le système de M. de Bunsen est certainement la grande stèle du Musée de Leyde, qui porte en tête deux inscriptions affrontées.

Celle de droite contient les noms et les titres de Sésourtésen /•' et la date de sa 44^ année, celle de gauche contient le nom d'enseigne à'Aménemhès II, et puis, après une fracture, la fin de son nom propre et la date de l'an 2*. Mais une circonstance importante, et que M. de Bunsen passe sous silence, c'est que cette partie gauche ne contenait pas seulement les titres d'Aménemhès II, la fracture laisse

encore voir distinctement ^c | v^ Cette fracture

empêche d'apprécier le vrai sens de la phrase ; le titre le justifié, qui est ordinairement donné aux morts, n'est pas sans doute applicable au roi Aménemhès, à la deuxième année de son règne. Il y avait donc là une indication qui ne se retrouvait pas dans l'autre protocole, ce qui nous laisse douter s'il faut véritablement reconnaître, ici avec M. Lepsius, doux dates semblables dans la forme, et exprimant un synchronisme de deux rois, M. Leemans, qui avait discuté cette stèle dans sa Lettre à Salvolini, avait cru v voir deux époques ditlérentes; il s'est rangé maintenant à l'opinion de M..Lepsius, comme il nous l'a mandé en nous envoyant avec une extrême obligeance une copie de ce précieux monument.

Si d'autres inscriptions justifient cette idée et montrent (jue Sésourtésen I*' associa son successeur au pouvoir royal dans la 42® année de son règne, il resterait encore à prouver que les auteurs du papyrus n'avaient pas fait, au total de la dynastie, la correction de quatre ans que ce fait eût rendue nécessaire. Au reste, si cette forme de monument annonce un synchronisme, il faudra tenir compte d'une stèle que M. de Bunsen a passée sous silence, et qui porte la double

de l'an 35 d'Aménemhès II et de l*an 3 de son successeur, Sésourtésen U\ Il en résulterait que ce roi se serait donné un collègue la 32^ année de son règne ou six ans avant sa mort, mais cette concordance eût renversé tous les calculs de M. de Bunsen ; la disposition du monument la rend cependant plus probable encore que la précédente.

Notre auteur trouve encore un double règne sur un sarcophage appartenant au Musée de Florence % dont l'inscription contient d'abord les titres et le nom de Sésourtésen II, et puis le nom propre Aménemhès, entouré d'un cartouche. Ce personnage, suivant M. de Bunsen, serait le roi Aménembés II, qui aurait ainsi régné conjointement avec Sésourtésen II. Ce savant a oublié ici la distinction fondamentale qui l'a si bien guidé dans l'interprétation de la table de Karnak. Il ne suffit pas d'un cartouche pour prouver la royauté d'un personnage. M. Leemans l'avait déjà montré pour un certain Psammétik, contemporain du roi Nécho ; les tombeaux de Gournah en offrent vingt preuves diverses par le nom de princes et de princesses ainsi entourés, et dont les qualifications sont toutes différentes des rois et dos reines. Le contraste est ici très frappant entre le roi, introduit avec son nom &^ enseigne fl j?^, et les titres ordinaires « le roijils du soleil ^^ ^^ », tandis que le second personnage, dont le nom complet est' Arnénernhè senb^, que

1. M. Lepsius a reproduit cette stèle d'après Young, dans son Choix de monuments, planche X.

Page 1