Syncelle, p
ccupation pour le décider à placer le Sésostrîs de la • dynastie tout juste à côté de ce roi, au lieu d'y reconitre avec nous le dieu de Semneh, de Mascbakit et â' Armada ' .
I-.e critérium proposé par M. de Bunsen était excellent, comme on le voit, puisqu'il établit la plus complète impossibilité de faire cadrer ni les dates, ni l'histoire avec Eratosthène, ainsi compris. La liste de ce savant, telle que le Syncelle nous Ta transmise, reste pour nous ce que M. Lenormant Tavait si bien définie : « un choix de quelques » personnages dans les douze premières dynasties », et sous ce point de vue les ingénieuses recherches de M . de Bunsen ont doublé sa valeur.
^intelligence plus complète des monuments que nous avons cités prouvera peut-être que Sésourtésen P' et Aménemhès II ont réellement associé leurs fils au pouvoir royal dans leur âge avancé ; il n'en résulterait qu'une correction de 10 ans, sur l'ensemble de la dynastie. Et qui pourrait prétendre que les prêtres rédacteurs des annales eussent négligé ces corrections quand ils avaient tous les jours sous les yeux des monuments qui les indiquaient ? L'entre-deux des colonnes de noms royaux dans le Papyrus contient encore des débris de notes et de calculs. M. de Bunsen, qui refuse au Papyrus toute correction de ce genre, lui en prête gratuitement une énorme : il pense, d'après Ératosthène, que Sésostris a régné 55 ans, et cependant il reconnaît que le Papyrus n'en compte que 19 à Sésourtésen II. La discussion n'a donc ébranlé en rien le chiffre total de
1. Une autre préoccupation a empêché notre auteur de reconnaître le tombeau de Sésostris dans la pyramide en briques de Daschour. En effet, le fragment de cartouche trouvé par le colonel Vyse, où l'on distingue TTTTvTx^ *^ signes plus une trace angulaire, Ifi n n iq© A ïszlz—wi convient au prénom de notre demi- k!lî Z— --/ dieu plus qu'à tout autre. Aussi est-ce la seule pyramide égyptienne dont l'entrée conserve les traces d'un temple.
^42 EXAMEN DE l'ouvrage
et érigeaient des statues colossales? Aucune raison Q^^^^y.
davantage que la dynastie xoîte fut conten^p^^^^ ^^
laXIII^ Les faibles traces qu'a laissées la dernière fyjj^nj^
du côté droit de la table de Karnak se trouvent à 45.^^^
et sur la route de Cosséir, c'est-à-dire P''é<^iséxneDUiit
mêmes lieux que ce\ix de la XIII* dynastie; tout l'ensemble
de cette énorme liste appartient donc à des souverains d^ h
Haute Egypte.
Les simples notions historiques, tirées du récit de Josèphe et du laconique extrait d'Africain, restent donc entières devant le progrès des études égyptiennes sur lepoque des Pasteurs, quoique l'exactitude des chiffres conservés par les manuscrits n'inspire pas la même confiance.
Arrivés à ce point de notre travail, nous trouvons un terrain déjà bien déblayé et sur lequel la sagacité des savants s'est exercée avec un grand succès. On peut étudier cette série si complète dans les ouvrages de Rosellini, et avec plus de facilité encore dans VJÉgypte de M. Champollion-Figeac.
Son illustre frère employa ses merveilleuses méthodes à la reconstruction des dernières époques, et Ton put lire, grâce à lui, les noms des empereurs, des Ptolémées et des Pharaons dans Tordre où les indiquait l'histoire. Nous nous bornerons donc à signaler quelques lacunes comblées depuis, et quelques modifications proposées par M. de Bunsen, ou amenées par l'étude journalière des inscriptions.
La XVIIP dynastie, dont les grands triomphes et \e%
grands monuments ont déjà fourni la matière de tant de
travaux, était néanmoins restée, quant à sa chronologie et
même quant à l'ordre de ses souverains, dans un état peu
satisfaisant. Champoll^^^» \>omX en lisant des noms donnés par
riiistoire, établit son parallèle avec Manéthon d'une manière
assez arbitraire P^^^ ^^ ®^^ détracteurs en fissent une
objection contre ses lectures. En s'attachant uniquement à
la table d'Abydos conime à une série complète, on arrive
Dfi M. LE,
en effet à des résultats fort diflE^ Les dernières rechercties oixt; ^^f^ avait été sans cesse boulov ^^^'
desreines OU des régentes, qxao x>^, dont on a martelé et m^.x^ J^ J^
Josèphe qui^ dans son récit a ^^ ^
XYIIIe dynastie, avait eio' privas
commenous le verrons, Àx-mossès
ae 66 ans on reconnaît aisémorxt
quoique Ja suite de son r-éoit clo
cette erreur, Eusèbo n'avait j>ag
n'était moins concox-dant cjuo ]
XIX' dynasties donné par ïtosol
(1828;, de VTilkînson (1835), sxxi
monuments, mais no x-onclont pa*s ]
Cependant, Ja préGÎGusG najrx-atîc
assez bien avec la listo d'^A^f i-icsti:
^'Lepsiua, en s'attaohiaxiit à <ijress
a écJairci quelques-uns c3^s p>oîr
yerm, par le tableau suivant, qi
i'Wstoireni la table d'^A^bvcSos r:
cation, se sont rencon tjr^^js cSsi^n^s
qui commence à Ahinôs p>our- fin
(Voir page suivante. )
M. de Bunsen pense qva^ 1^ P peut se lire iîa/i^6/-ows? , se. ^*^ ——m. second Chèbros, ce qui a €3L^I> dynastie. Il est certain cj u'^^^^m^fV
ment au roi Ahmès, et *'^" , J^^ n'a mis qu'un seul cfa - - -• ^r
^e l'an 22, copiée à 1% Ce double emploi peut avait disparu de la lîst ^r il est fils de Thon par conséquent n
ur- <3<
h:xa.nie:i4 de l* ouvrage
core déplacé les derniers chiffres que IS/I. de Bunsen re-
nvonte d'un rang. Mnképhr-CL est une prononciation f^TTi'^
très admissible du prénom royal que s'attribua, l — iHJ
coinm® signe de son povivoir complet, la princesse Hatasou,
\aimé^ d'Anion Chnottphis. C'est là son nom propre au
grand complet ; il est ordinairement plus abrégé dans ses
Tableau, de Ut XVIII^ Dynastie