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Liera des aceeo«- ** consulter le Liore des guerres du Seigneur, elle
^ «*«a -Rots de Juda, auxquels la Bible se réfère «mvent
Il est bien regrettable que Moyse n'ait pas donné le nom propre du Pharaon son persécuteur; en le vouant à Toubli, il nous a privés d'un seoours inestimable pour les calculs égyptiens. Africain et Eusèbe sont d'accord pour donner 130 ans à la XXI® dynastie, mais à la XX®, Eusèbe, donnant un chiffre plus élevé, nous autorise à croire que celui d'Africain a été altéré; nous emploierons ce chiffre de 178 ans\ en notant le doute qui s'y rattache, puisque la série monumentale n est pas assez complète pour y suppléer. Ce doute s'étend jusqu'à la série royale, puisque nous ne savons pas au juste comment l'usurpation des grands prêtres thébains était introduite dans les annales nationales. Nous avons reconnu Ramsès III (Hikpen) comme le chef de cette dynastie. Le chiffre de la XXIX« dynastie nous a de même inspiré peu de confiance, puisque la seconde partie de la liste est toute viciée. Malheureusement cette partie répond à quatre souverains dont les dates nous manquent sur les monuments et les papyrus, mais ce n'est pas une raison pour les supprimer, comme le fait M. de Bunsen, et nous nous contenterons, faute de mieux, du total d'Africain (209 ans).
Nous avons vu qu'Eusèbe avait allongé la XVIIP dynastie par suite d'une erreur qu'Africain n'a point partagée ; nous nous en tiendrons au total de ce chronologue, mais en remarquant que les nombres de détail peuvent difficilement guider au milieu de ce dédale de règnes et d'usurpations. L'histoire des successeurs d'Horus est à faire, nous ne pouvons néanmoins effacer cette partie de la dynastie en
dans ses récits, et que nous ne possédons plus. Remarquons cependant que ni saint Paul, ni Josèphe ne se sont crus obligés de se soumettre au sens de ce verset qui nous parait si clair : factum est erg à quadringintesimo et octogesimo anno egressionisjilioruni Israël de terra /Eggpii, in anno quarto, menso Zic (ipse est mensis secundusj œdificari cœpit domus Domino.., (III Rois, chap. vi, v. 1).
1. 178 ans dans le Syncelle, dans le texte arménien 172, mais le même texte arménien emploie la môme dynastie dans le Canon pour 178 ans, c'est donc là le vrai chiffre d'Eusëbe.
BlBL. KOYPT., T. XXI. 11
^g2 EXAMEN DE L OUVRAGE
face des textes et des monuments qui s'y opposent, mais nous ne serions pas étonnés de n'avoir déterminé le règne d'Ahmos qu'avec un siècle d'erreur, puisque depuis quatre dynasties nous n'employons que des chiffres probables.
C'est ici que se présente la diflScile question du séjour en Egypte et de la délivrance du peuple hébreu. Si nous suivions aveuglément Josèphe, il serait évident que les traditions égypti^^'^®^ auraient rapporté cet événement au dernier roi de la XVIII* dynastie. Mais il pense lui-même (lue cet Aménophis a été forgé tout exprès pour donner un corps historique aux infamies qu'une tradition haineuse attribuait aux Hébreux. Nous ne comprenons pas mieux sa nlace au point de vue des monuments, car rien ne laisse soupçonner jusqu'ici un règne entre Ramsès P' et SétiP'; nous avons vu d'ailleurs que les deux légendes de Séthos ne peuvent guère s'appliquer au même personnage, ce qui nous autorise à penser que la confusion de ces deux récits est la source de la confusion des listes en cet endroit, et que Texistence d'un Aménophis à la fin de la XVIIP dynastie aurait besoin d'autres preuves. Le récit de cette invasion des peuples d'Asie, que Thistorien attribue à l'instigation des Juifs, n'a d'ailleurs rien de commun avec la narration de Moyse, qui nlndique ni une invasion, ni une supériorité même momentanée de son peuple. Quoi qu'il en soit, les chiffres d'Africain, pour ces trois dernières dynasties, amènent la sortie d'Egypte vers le commencement du règne de Séthos !•'. (Voir tableau, page suivante.)
Nous regardons comme un point bien établi et de la plus haute importance, que Tadministration de Joseph eut lieu sous un prince de race égyptienne et non sous un roi pasteur, comme on l'a plusieurs fois prétendu. Toute l'histoire de Joseph le prouve dans chaque détail : il est acheté par un fonctionnaire dont le nom est purement égyptien ; son beaupère, prêtre du soleil à Héliopolis, porte le même nom; celui de sa femme, Asenet, rappelle la déesse Neit. Le roi lui donne
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