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Sésostris, l'anticiuf. l^'^is-rivie- f V i
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Huit de ces rois, dont les noms sont encore lisibles dans plusieurs grands fragments du Papyrus de Turin, montrent que la Chambre des rois n'en contenait qu'un choix très restreint et que plus de cinquante cartouches encore connus appartiennent à ces familles. Après ces dynasties plus obscures, entre les mains desquelles dépérit la puissance du double royaume, vinrent les Pasteurs qui, suivant Manéthon, purent s'emparer du pays sans coup férir.
Ils détruisirent tous les temples des dieux, disait Thistorien, et en effet il n'existe plus en Egypte que quelques débris des monuments de la XIP dynastie; toutefois ces obélisques et ces colonnes gigantesques prouvent à la fois la puissance de la dynastie qui les fit construire et la persistance du fléau qui put les ravager aussi complètement. Vers la fin de l'oppression étrangère, Africain nous montre une dynastie thébaine contemporaine des derniers Pasteurs; à elle revient nécessairement la meilleure part dans cette guerre longue et sanglante entreprise, suivant l'extrait de Josèphe, par les princes égyptiens soulevés enfin contre leurs tyrans. Divers tombeaux de Thèbes ou d'Éleithyia, décorés au commencement de la XVIIP dynastie, nous montrent en effet de nouveaux cartouches royaux vénérés avec ceux d'Ahmès et d'Aménophis P'. Les rois dont ils retracent les noms ne purent entreprendre aucune construction, même à Thèbes; Ahmès lui-même qui rouvrit les carrières de Memphis la vingt-deuxième année de son règne pour relever les édifices sacrés \ n'eut pas le temps d'inscrire son nom sur une construction importante, et c'est celui d'Aménophis P' qu'on lit sur les plus anciennes parties du temple actuel de Karnak.
Vous voyez, Monsieur, quelle vérification naturelle de
Xir dynastie à celle des Sévchotp, occupe la tête de la première colonne, planche 4, dans le Choix de Monuments publié par M. Lepsius. 1. Inscriptions des carrières de Massapah. La meilleure copie se trouve dans l'ouvrage du colonel Howard Vyse sur les pyramides.
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iens ce resuyfeiï ea a.Jrmtant nu clulfre g, U ^ '*,^ ** /. t
la date de lu XSi' dynm^tio. On rv„, \ f), «,,''o,/'''fL ^'^^
risquer une eri-eur trè^ con-^iderabj^ ^ji -^v "^'o^^V^
tIeManéUioa, deux laiJJo cent ^'"gl-f. J^ ►, ' '•^''i.Tx^
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Ce sont les époques où la notation sacrée des divisions du temps coïncidait réellement avec l'état naturel des saisons en Egypte. Le calcul lui a démontré que cette coïncidence avait eu lieu dans les années (juliennes) 275 et 1780 avant Tère chrétienne. C'est à cette époque que, suivant la remarque de ce savant, la coïncidence des divers phénomènes célestes aurait été la plus favorable pour la fixation définitive du calendrier par l'adoption de Tannée de trois cent soixantecinq jours. Si toutefois cette année était plus ancienne, le môme calcul amènerait encore une coïncidence très remarquable en 3285 avant Jésus-Christ. C'était l'époque où le lever héliaque de Sothis avait coïncidé avec le solstice d'été et par conséquent avec la venue de l'inondation, époque dont les traditions sacerdotales avaient conservé le souvenir. J'avais pensé, Monsieur, que cette dernière date étant presque exactement celle du règne de Sésostris dans Manéthon, l'addition des cinq jours épagomènes pouvait être attribuée à cette dynastie où la culture avancée des arts faisait supposer celle des sciences. Mais la tradition égyptienne faisait remonter cette invention au dieu Thoth luimême, c'est-à-dire à l'origine des connaissances humaines. Cette tradition me semble confirmée par une inscription des premiers temps de la XII® dynastie \ La porte du tombeau deA^éhotp que ÇhampoUion a fait connaître-dans ses Lettres, est décorée par une formule d'offrandes à faire dans diverses fêtes, formule que l'on retrouve souvent avec quelques variantes. Elle est fort curieuse par les détails qu'on peut en tirer' sur le calendrier sacré, lesquels montrent la constance de ses indications. On y distingue : Au commencement
de Vannée la panégyrie de Thoth, ^^f Œjv^*j et la
1. Burton en a publié une copie assez défectueuse dans ses Excerpia liicroglyphica.
2. C'est sans doute à cette fête que le premier mois dut son nom de Thoth. Ce nom n'a, en effet, aucun rapport avec la déesse Isis, identifiée