‹ Œuvres diversesChapitre 180 sur 218 · A/\AAA · texte numérisé non relu

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rîté égyptienne ait attribué rien de pareil au grand Ramsès, et, malgré Tétendue de ses conquêtes^ les hommages de ses descendants s'adressent plus volontiers à Séti 7®'^ son père, k Aménophis /" ou à leur grande aïeule Ahmès nofré art. Après avoir essayé de rassembler quelques traits de cette grande figure des temps primitifs, il me reste à chercher comment le nom populaire parmi les Grecs, Sésostris, a pu dériver de la forme égyptienne de son cartouche nom propre ? srtsn. Le premier caractère peut seul donner matière à discussion. Champollion adopta dans son Précis, pour ce sceptre ou bâton à tête de chacal, la valeur o et lut la racine entière osor. Il se fondait alors sur deux raisons. Les premiers voyageurs anglais qui appliquèrent l'alphabet phonétique crurent avoir trouvé ce mot comme variante du nom d'Osiris. Mais ce prétendu nom qu'on trouve reproduit dans le Panthéon de sir Gardner Wilkinson (planche 23) n'est qu'un titre composé de deux mots, dont je discuterai plus loin le vrai sens. La visite que fit Champollion au temple de la mère divine à Thèbes, où ce titre est sculpté, ne put lui laisser de doute à cet égard. Secondement^ ce savant avait cru reconnaître dans l'un des souverains à qui appartient ce cartouche, Osorthon, roi de la XXIIP dynastie. Mais les études que Champollion put faire dans son voyage lui prouvèrent que tous ces rois étaient antérieurs à la XVIIP dynastie, et que, d'ailleurs, le mot initial osor était écrit par les caractères phonétiques

ordinaires X^|qi||<i:> ousar dans les quatre noms royaux

de la XXIP et de la XXIIP dynastie, dont l'orthographe égyptienne est /^^^TN Ousarken. La lecture osor avait donc

dément aux yeux de Champollion, qui par un? dans le manuscrit du Diction- Il en était probablement de même du qu'il changea quelquefois en soutien ductions. Salvolini, détenteur du Die-

perdu tout fon- -y j nota son doute /laire égyptien, sens gardien

/SA/VWS

dans ses tra-

tionnaire hiéroglyphique au moment où il écrivit ses ana-

Ctetoîs bien Bo,„ de ne pas nous dire eomment P„L

ren, ^-r 'fson profit la umière lous " "' °'' ^"^ ™'^"'* de toi-»'/-"„JchOBe utile snen^fi'"^"' "«i"™!™! -"ï ^ .. '^ue m'en, fait perlre .fs ?a senS ' "'"""■" '" '™lï^rureme„t sur des eit>tions tronqu'et Tu'i'T'r "'■'" '^"li"i commence par renvoyer à son aÏDhlh°ï • '°''™'^-

^ t-actèrel ; ■»"« "n ne trouve à cet pnH.„-. „,, c^i*'- I „(:„„ rv a »-et endroit aucune

^-o de son assertion. Quant & ce prodieieii» ,1 i n j prev^- ^ent signes phonétiques, que SalvonnrHtè '^ trois ^' il ,„ «t, pour le juger à sa vafenr de T "'^ ""^ fi^O'^Sil'""» d" e""^^i'i«"'''"si logique ™e M 'j '^""P"™ " sa«"'^daM sa lettre à RosdUni. cJZT^ „ '^^P*'™»»''- Ï0S6<- turem^nt alphabétiques que irtii^rd^TT' ïo"*^ ^idéale ousvllabique,aréduit lllTî. l"'^''"" ^■•'^°" mfatnt°inodo eaLtères. Cet 't^^r^^ ■:. >'»%Tn enserr-Wa e. fondée sur r ■ rinttaéT"^?" û-vt"* "?" „e l'alphiibet de Salvolini l «Vôh, '""*'

'»":Ct-lo'' ^POI- « toutes le valetrs Atas? T' T !;;:;;j:aeslettres.imples les signes q:;r„„1'rrii:'rr .vllabifl"" e™"«' = "■«" °" $ Ae^. „ „e ,e doute pas de ,:, valeur dos s«"e^'> "ombreuï, tout à la fois idéographioues : phonétiques qui représentent à eui seuls un s^ns'Tu' „ complet.' et qui peuvent néanmoins être «coooiCit de „n,t ou p»rl.edes lettres qu, produisent le même s^f^mm, 1» coudéo, emblème de la justice ».a que l'on trouvê's^ûfeT

suivie des lettres ma et a, ^=3 ou S^ , ou la syllabe an, qu'on écrivait ^0=< ou ou (1 ou avec les deux lettres seules n A^AMA. Salvolmi déclare que ces caractères qu on peut supprimer ainsi ne sont autre chose que des voyelles complémentaires. Champollion n'a point formulé ces règles d'écriture avec la même netteté que M. Lepsîus, mais le sens du vrai dans l'interprétation, porté chez lui jusqu'au génie, l'a habituellement garanti de toutes les fausses appréciations que Salvolinî prend pour bases de ses nouveaux principes de lecture. Il obtient d'autres variantes phonétiques par de singuliers moyens; ainsi, toute analogie de sens d'un hiéroglyphe avec un mot copte lui fournit une valeur

alphabétique. Le caractère mixte -||- ou -fr^i ^^^ dedans,

signifie avec les marques du pluriel ceux qui sont dedans,

les habitants. Ce caractère -||- pourrait, suivant Salvolini,

se lire r parce que cette locution peut répondre, suivant lui, au copte pcjut. Tout Cîiractère est pris par Salvolini pour la première lettre du mot qu'il représente, quoiqu'il ne puisse citer aucun exemple de son emploi alphabétique. C'est ainsi

qu'un rempart \ \, en égyptien sobti, devient pour lui un s par

cette seule raison. Plus loin, il considère comme identiques deux noms propres de rois fort différents ; ce qui lui fournit de nouvelles valeurs et une confusion inusitée entre le /> u et I'/k-c^. Nombre de groupes pouvant prendre divers déterminatifs, Salvolini enregistre encore de semblables variantes comme des signes de sons identiques. Il résulte de tout cela que beaucoup de caractères peuvent, à la volonté de Salvolini, être pris chacun pour trois ou quatres lettres différentes suivant les besoins de l'interprétation; non content de cette latitude, il abuse encore étrangement de l'affinité reconnue par Champollion comme existant entre les consonnes d'organe semblable V Si l'on ajoute à toutes ces sources de

1. Ainsi le caractère N^ pourrait, d'après lui, se lire t ou khy et

^ion, que Salvolini a rangé dans sa classe de caractères

c^^^^^^iifs ou insignifiants des signes qui ont une valeur

e^f^^ ^j^\y\Q> 8<^i* pour la grammaire, soit pour la lecture, de

vô^^ 'fer^ * rendre l'enchaînement des mots plus arbitraire,

to^^^^ ^^ forcé de convenir qu'une pareille méthode donne

cyC^ ^lètement gain de cause aux doutes de M. Dulaurier.

o^^^^^ T^^aBt, si versé dans l'étude de la langue copte, prétendait

O^ ^ pourrait, avec les principes de Salvolini, traduire une

c\'^^ ^iption deKarnak par un psaume de David. Les inter-

i^^^^^^tions de ChampoUion, où la traduction de chaque mot

vérifiée dans d'autres phrases, ne méritent pas un pareil

* rocb® d'arbitraire, et l'emploi intelligent des règles

^'^ées par M- Lepsius pour la classification des caractères

f^ Arrouler l'échafaudage dressé

^^^^\ écrouler 1 êcùafaudage dressé par Salvolini. Vous me

:C^^^^onnerez, Monsieur, cette digression peut-être un peu

crue, en faveur de l'utilité générale qu'elle présente. Elle

^ait d'aiW®^^^ nécessaire pour prouver au lecteur qu'il

fallait pas s'arrêter à une pure affirmation de Salvolini.

t>^ £y*e^\ dans sa traduction des inscriptions de l'obélisque

I^ouqsor' ^^ ^^* égyptologue a cherché à fixer le sens

^^ irroupe Q^^ commence le nom de Sésostris. Il reconnaît

^ 9 bord qu® ^®® ^^*^ j et I jl ne sont que des abréviations

^^ ^\j^ que 1 1' uimi ctttit' ovjuveni lomoe aans le aeveiop-

^^^^ &oX successif du langage égyptien, mais pour Salvolini,

P^^^^jitre tous les principes de son maître, l'r devient régu-

^^ j^ent égal à une voyelle brève médiale et pourrait ainsi

^l^^^irô ô* se supprimer à volonté. Il entreprend ensuite de

^'*^^^er sa lecture osor à l'aide d'une phrase du Rituel funè-

• f>»r afflïiité, 5cA, ^i ou h, La véritable lecture de ce caractère, \a ^'^n *»^ Hhen, est seule oubliée.

groupe complet | ji ^ ^ qui reçoit le déterminatif des 'ons îortes, le bras armé de la massue. ChampoUion a Ç»»^*^ .^té aue 1'^ toal était souvent tombé dans le dévelop-

raire où le caractère ] est suivi du signe des coupables * :

Salvolini en conclut, sans analyser ni même citer la phrase, que le sceptre à tête de chacal y est affecté de ce signe comme déterminatif. Dès lors, il se croit autorisé à le lire

081, parce qu'il lit ainsi un autre groupe i\\\\ (osa), affecté

de ce déterminatif, et que j'ai en vain cherché d'après ses indications. Conclure d'un déterminatif inusité à la valeur phonétique du caractère déterminé serait déjà assez singulier.

I pourrait, d'après ce système, se lire khqfte (indmicus,

malus), savi (impurus), khemmi (hostis), etc., car ces mots et plusieurs autres sont déterminés par le même caractère, type des impies. On voit à quelle confusion conduirait cette méthode. Mais il y a mieux ici; je n'ai jamais vu le sceptre à tête de chacal affecté de ce déterminatif, et, autant que j'ai pu vérifier la citation de Salvolini, il s'agît d'un certain poteau qui figure dans les grandes scènes peintes sur les murailles des tombeaux. Ce poteau, surmonté d'une tête de chacal, est garni d'impies attachés par les bras et gardés par le dieu Atmou et d'autres divinités. Cet emblème a, dans le tombeau de Ramsës V dessiné par Champollion ', son nom

écrit au-dessus de lui ] © , le poteau du soleil (ra).

Quel que soit le vrai sens de cette scène des tombeaux, les groupes cités par Salvolini, et qu'on trouve quelquefois dans le Rituel, doivent s'y rapporter et signifier le poteau des impies, car ce dernier mot y est au pluriel. Ce qui reste évident tout au moins, c'est que le second groupe est un terme conséquent, et non un déterminatif. On n'en peut donc tirer aucun rapport de sens ni de lecture entre notre hiéroglyphe

1. L'imprimerie royale n*a pas ce caractère. Voy. Champollion, Dictionn, hiéroglyph., p. 37.

2. M. Champollion-Figeac nous fait espérer de voir bientôt publier le dessin entier de ce tombeau, dont toutes les inscriptions, copiées par la main du maître, forment un ensemble inestimable et ont dû coûter un travail prodigieux.

,g DEUXIÈME LETTRE A M. ALFRED fciAURV

^\e, mot cop'o "a, damnum. Nous verrons, en effet, tout *? l'iiovire' V^^ *® inot discuté ne s'emploie jamais dans un "ens tû-ch^""-.

'''' Sa^'^"^'"' ,*}''"'® 1"° '« sens véritable doit être directeur, et la raison qi" en donne, c'est qu'il a trouvé ce mot dans une forïD"!" remplacée par le groupe I k ; il transcrit ce derni®^ P**" ^^ '^^^ copte kimx, commoce'ré^l^ preuve ne vous paraStï^" Pi>' convaincante, mais M. Lepsius a montré ' que J!o dernier mot doit se lire liem. Or, jù, en copte, signifie aou^^^"^''''^^^^ "° "^*** appliqué souvent au pouvoir royal, 'con^'"'' '" "°.°''"<'™' plus loin que le tut le bâton à tête de cha<^^' '^^ ^^^ explique la variante remarquée par Salvolini. Je ne vous parlerai pas, Monsieur, d'un gouvernail à tête de chacal *1"^ Salvolini aurait bien voulu trouver ailleurs que aans sa mémoire', pour l'identifler avec le mot copte ^,^u>ccp, «"e rame, parce que d'ailleurs une rame n'est pas un gouvernail. Le gouvernail, constamment orné d'une tête a'épervier, s'appelait en égyptien hem a^. "0™ dérivé <5videmment du tlième hem (gouverner) dont nous venons do parler plus haut. Salvolini ne nous a donc rien appris sur le sceptre à tête de cliacal, et n'a point réussi ii effacer le point de doute, fruit des dernières études de ChampoUion. Dans le récent ouvrage de M. de Bunsen, ce groupe est traduit directeur d'après Salvolini- l'auteur a même basé sur ce sens diverses corrections au texte d'Érathostbêne. Cependant, dans le vocabulaire annexé au \" volume, ce mot est rendu par l'idée de victoire, sans toutefois indiquer de nouvelles raisons qui puissent aider notre recherche. Le rapprochement tait par M. Lepsius est la première base logique que nous puissions employer- ^P'*^ '"'°''' rs™""" la XII' dynastie dans la série des JKtaemmM, ce savant dut naturellement en conclure que le caractère inconnu avait

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