‹ Œuvres diversesChapitre 20 sur 218 · DU VICOMTE EMMANUEL DE ROUGÉ XXXVII · texte numérisé non relu

DU VICOMTE EMMANUEL DE ROUGÉ XXXVII

accoutumée, il fallait, rêpondit-il, « compléter la Gram- » maire et le Dictionnaire en rendant plus rigoureuse la » méthode d'investigation. Pour se croire certain du sens » d'un mot, il faut que ce sens vous rende raison de tous » les passages où vous le trouvez employé. C'est là un genre » de preuve long et pénible, que ne se sont pas imposé suf- » fisamment MM. Birch et Lepsius, qui sont nos deux grands » rivaux à l'étranger ; aussi les voyons-nous très souvent » obligés de revenir sur des sens qu'ils ont publiés, et sur » des lectures de caractères nouveaux qu'ils ont données » comme certaines, sans énoncer leurs preuves. Il faut pro- » céder avec plus de sévérité' ». Quelques jours plus tard il lui indiquait comme un sujet digne de son attention, une étude comparative du Todtenbuch de Lepsius avec le Papyrus Cadet et le Rituel hiératique de Nsahorphré, puis, par la même occasion, il lui confiait ses idées sur les affinités grammaticales de l'égyptien : « Je pense, lui disait-il, que » si la grammaire est plus décidément sémitique que dans » le copte, cette langue n'en avait pas moins sa physio- » nomie bien tranchée ; une bonne partie des radicaux se rap- » prêchent du type indo-germanique" ». On sait comment Chabas profita de ces leçons : la correspondance se prolongea pendant ses années d'apprentissage, toujours amicale'. D'autre part, Brugsch dédiait à Rougé la brochure où il expliquait la minute démotique, découverte par lui à notre Bibliothèque Nationale*, d'un contrat dont le Musée de Berlin possédait une expédition en langue grecque*. Rougé, tout

1. Lettre de Rongé à Chabas, en date du 22 mars 1852, pnbliée par Virey, François-Joseph Chabas, p. ix-x.

2. Lettre de Rongé à Chabas, en date du 16 avril 1852, pnbliée dans Ph. Virey, François-Joseph Chabas, p. xi, note 2.

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