Voir p. 206-207 du présent volume
vcle chronologique auquel on rattachât les
^"^ -vj-**- dates àes divers rois? M. Lepsius le pense,
coO^*^ ^t ^ ^iiutnent n'a jusqu'ici montré une date expri-
èçoOi*^ t^O** ^ <^ de 1* période sothiaque. Ce silence absolu
ïO*^* * &-^^^^ Are q"^ ^* méthode si sûre, résultant de
ïoée ® .^ ct^^ cvcle. n'Ait été étrangère à l'Egypte antique,
ïft6 V'^ d® ''^ cérï"^ ^* chronologie. Quoi qu'il en soit,
V&^^ qvji '^^ -.epreni»"'^ les travaux de M. Bunsen sur le
^"^ ^^^Gpsi^^' „ de Thèon qui appelle la première année de
^^■■\>toîe passaê jje Vére de Mênophrès, reconnaSt, dans ce
pèno^® ®'^A roi Ménéphthah, fils du grand Ramsès, dont
\*AtioV^^*^^' ouvei^^^ ainsi fixé d'une manière certaine à
rcgi^^ se t ^ç Qg point fixe serait pour la chronologie
l'un 1^'^ *^' eco"*!"^*'^ extrêmement désirable, aussi doit-
-.^yp^^®^"^ "f vectont le soin possible . Les développements
- fétre discut ^^^ question dépasseraient de beaucoup les
^-j^cessa'^'^'^^ * article, mais je dois rappeler ici un document
-V»orn<?8 de ce yctoncc et qui semble en contradiction
^' af>e l'**^^"^ y. j()entification de Mênophrès avecMénéphtali.
^oïï»P^^^®*''^\de^ïédinet-Habou a été érigé par Ramsès III
f^G lïi'^'^""^® ^g l'on s'accorde à placer au commencement
/ X^-*^'ÇÏ1 dvnastie, depuis que le roi Séti I"' a été reconnu
ae ^■'* , ,nquérai>t Séthos, chef de la XIX«. Or, dans le
f*'***^ I^''^'^sicré de ce monument, l'apparition de Sothis
^lcndrier ^^ ^^^^ ^^ Thoth et sans doute au premier jour
^ t fêtée au mi»" -~- -..«v^.»- ^,,^^,... ,
^ti*^!*- . puisqu'il n y a pas de quantième indiqué comme ,^cen>oi^>^^ autres îètes. La première fête suivante est ^'^^ ^- u douziètï"^ jour du même mois- Ce lait ne peut
^■j^ce ^^ ^^ semble, que de deux manières : ou le
='*^ de Sothis était Ecté à Médinet-Habou h. son retour **^T^^chvque année, et alors l'ère de lan 1322 appartiendrait ^'^■^Vgne de Ramsès III; ou l'apparition de Sothis n'éfeut '^^tée au premier Thoth que par souvenir, de sorte qu^- ^^ tiime toutes les îêtes de l'année vague, elle n'aurait eu son *^*^.citable sens qu'une fois en 1460 ans, dans l'année de co'"'
cidence. C'est ce que M. Biot a constaté pour plusieurs autres fêtes. La question sera décidée aussitôt qu'on aura retrouvé la fête de l'apparition de Sothis dans un autre calendrier, où le jeu de Tannée vague l'aura amenée à une autre date. Comme néanmoins M. Lepsius a fait observer deux fêtes distinctes au premier jour de l'année ordinaire et au commencement de Tannée solaire, il reste bien plus probable que la fête de Sothis, qualifiée dans les inscriptions dame du commencement de l'année, était une fête fixe comme le phénomène lui-même, et que conséquemment la date du calendrier de Médinet-Habou se place dans une époque assez voisine du renouvellement de la période, ou à ce renouvellement lui-même.
M. Lepsius rapporte encore les fêtes de la grande et de la petite année : il pense que par la seconde on doit entendre l'année lunaire \
Outre ces ditïérentes sortes d'années, les Égyptiens connaissaient encore plusieurs périodes astronomiques. Nous avons déjà parlé de la période sothiaque composée de 1461 années vagues égales à 1460 retours du lever héliaque de Sothis. La fête de Tapparition de Sothis prouve à elle seule l'existence de la période, mais il est à remarquer qu'elle ne se trouve pas parmi les fêtes en usage dans la XII« dynastie, citées au tombeau deNoumhotep. Le plus ancien monument où je Taie encore observée est la stèle du règne du roi Aï (le Skhaï de Champollion), de la XYIII® dynastie. Elle n'est malheureusement pas accompagnée de sa date dans Tannée vague. ,
Une autre période célèbre est celle du retour du Phœnix. M. Lepsius a retrouvé dans les textes l'expression égyp-
1. M. Lepsius cite ici un passage du Rituel funéraire qui ne me parait pas concluant ; il traduit les mots cm renpe tcn cm aah par dans cette année de lune. Le texte porte un mot de plus qui change le sens : cm rcnpe tcn cm aah pcn me semble devoir se traduire : dans cette annùc^ dans cette lune, Voy. Todtenbuch^ ch. xxvii.
^^TpbaE3Xxi3C. U après xacite {Annales Ç.1^'"'^' désignés ?*'^^^«^ :t46l ans; cette tradition V^À ^' ^)' on estiS
la Sirc\xe de ces deux périodes, ml"s tro ^^*^^«°ce e^tr! ^««quaient pour calculer exactement la d^/ï'^^^^t^ leur Il est remarquable qu en effet, les prêtrts n^ ^" ^^ ^^«^edire qu'à peu près le retour du Phoenr^.'l^ «^^aient préplnénomène interrompait seule leu^s di«l . ^PP*"tion du
Nous trouvons enco^«..sur les monuZf,^ f"^ ^ «"Jettfonte ans, qui était dédiee au dieu P^ft *^' '* Période de avroir été en usage dès une très haute an*; •' ®* ^"^ Paraît
3a signification et son origine n'onf ^^^*^d.» vine manière satisfaisante. Elle est irî! ?^ ^*^ expliquées cr-îption de Rosette; parmi les titres ^ ^**e°°ée dans l'insd« Seigneur des triacontaétérides comrL ^^^' ^"^ *''*^"^e celu» sic»» hiéroglyphique correspondante ?! , °^- L'expresdes panégyries. M. Lepsius pense qu'^ i^ ^'^°e ordinaire l0 terme phonétique Se<, qui précède «'^ ^^* ^"^ appliquer p^négyrie dans lequel sont dessinés ^ ^^^e^* 1© signe de la si on démotique, dont M. Lepsius ne « *'**^°^- L'expres- ^lîstinctement liebes. Ce mot est écrif u®^' P*^' «« l'ttrès tr-oîs lettres bien constatées d'ailleur*. . ^V^^^tiquement par ^^^s usitée dans les hiéroglyphes du' ^^ «^t une variante ^^/Ciiis ceci ne nous apprend pas pouro.w'î ^'^^'' P^négyrie, irtot par 1 expression triacontaétérid^ ^ ^^ec a traduit ce
JK ces périodes si variées, les Égy^-' . n^viff «°^« de divisions du temps i^l^'T ^^^«Qaient lacond^ rouvrage est riche en document^n *'P"^«- Cette partie
' nouveaux. Les indica-
tiens des auteurs grecs, pour les grandes périodes astronomiques, deviennent plus acceptables, comme calculs antiques, depuis que M. Lepsius a indiqué des expressions hiéroglyphiques pour les millions et les milliards d'années. D'autres groupes divisent les heures en minutes et en secondes, ou du moins en instants de plus en plus courts, suivant une échelle de proportion descendante.
Nous sommes obligés de passer, dans ce rapide compte rendu, sur une foule de questions intéressantes, traitées par l'auteur avec une grande érudition générale, et une connaissance approfondie de tout ce qui se rapporte à l'Egypte. Cet ouvrage restera comme une large et belle étude de tous les monuments relatifs au calendrier et à l'astronomie des Égyptiens. Il prouve qu'à la lumière des inscriptions, bien des questions, qui semblaient condamnées à rester douteuses, reçoivent une solution certaine jusqu'à la hauteur de trente siècles avant notre ère. Si M. Lepsius suppose aux Égyptiens quelques notions qu'on lui accordera difficilement, telles que celle de la précession des équinoxes, tout ce qu'il a prouvé d ailleurs est déjà bien suffisant pour conclure avec lui que les Egyptiens ont possédé, dès les premiers temps que les monuments nous font connaître, des connaissances spéciales et étendues qui ont dû nécessairement entraîner avec elles et l'idée de mesurer les temps par une chronologie, et les moyens de coordonner les années successives du règne de leurs souverains. Il est donc raisonnable d'accorder quelque confiance aux débris de leurs annales qui sont parvenus jusqu'à nous, tant dans la littérature grecque que dans les papyrus hiératiques. Ce premier volume de M. Lepsius deviendra indispensable à tous les savants et sera lu avec profit par tous les hommes instruits qui prennent intérêt aux études rétrospectives, dans lesquelles on s'efforce de percer l'enveloppe des siècles pour se rapprocher par la pensée du point mystérieux d'où rayonnèrent les premiers pas de l'humanité.
330 EXAMEN DE L'oUVRAGE DE LEPSIUS
M. Lepsius a publié dernièrement la seconde partie de son travail; elle comprend l'appréciation critique des diverses sources de la chronologie égyptienne, nous en ferons l'analyse dans un prochain numéro ' .
1. Le nouvel article annoncé par M. de Rongé comme devant ôtre inséré dans un prochain numéro de la Reçue cwchéo logique n*a janaais paru. — G. M.