partie de sa jambe, et enEn une étoile placée sous ses pieds
On reconnaît ce personnage sur le zodiaque de Dendérah, à,
la masse d'armes qu'il tient en niam.
Auprès de chacune de ces listes du lever des constellations, est un tableau importa»* <1"® l'on a malheureusement supprimé dans la pubUcation du grand ouvrage de ChampoUion, et dont le sens n'est pas encore bien défini. Un homme accroupi k la manière égyptienne, regarde de face le spectateur <îi +&te descendent sept lignes, sur
lesquelles sont û^u^^ ? Agiles ^ mesure que leur rang arrive dans la rv»^ ^^^^ ^®^ AeS ^e^^^s. Chacune de ces lignes porte m.^'^^enclature » -y^eu répond au cœur, la
plus voisine à dJ?'? ' ^^H© *^;oit, 1» suivante à roreiUe
droite et la dern?^'*® ^ ^'<»'^ -t I^ trois lignes à gauche
dît y ^«« oor^, '"^ ^^ bras dro^*' ^^pUqué. lorsque le texte
l'œtFT ^^«Qip^ ^^^blables. C^"- le derrière de l'Oie sur
la trohiï''^^' on f ' ^^^/« hetif^'reSV^^^^^^ dessinée sur
*--« que'^ V^SOe '^,^^« l'étoile ^>- C'-t dans ces rela-
'•"fl"ences ^^ W^^ ^ Partir de ^^1 ^°'' ""^ ^^]T ^^'
^P««C ?«« ^?^ilion avait "^ afti^ ^'^ '^^^' ^^ '""^^^^
^^■«« diwl ^^■^nT.*'^^^ sur T. te ^^l la^g^^^ del"homme,
^e« divers^''*» CiK^ «ept ^^ .««"O^ ^l^^' -noi'^t de repère pour soaeDtQ>^^ t>o^-^^e j^P^ï'ties ^> d^ i^étoU^- Malheureu-
' ^^^^tiong'^^iiibre g^^^f c^^ . que les négligences
du décorateur égyptien ont pris des proportions plus contrariantes. Il arrive souvent que l'indication de la position est en contradiction avec la ligne où l'étoile est tracée. Quelquefois on a sans scrupule corrigé les fautes, en traçant une seconde étoile à côté de la première. Mais une critique générale et rigoureuse de toute la représentation peut amener une correction satisfaisante, parce que les indications se contrôlent l'une par l'autre de quinzaine en quinzaine. Nous pouvons donc espérer que toute la bande du ciel stellaire égyptien, employée dans le tableau des levers, sera identifiée à l'aide d'un travail intelligent.
La liste la plus complète se trouve dans le tombeau de Ramsès VI; le temps en a néanmoins effacé quelques parties, mais plusieurs lignes peuvent être restituées à l'aide de la liste tracée dans le tombeau de Ramsès IX. M. Lepsius donne la traduction de la liste des levers au premier Méchir; cette liste, accompagnée du tableau des étoiles sur leurs lignes respectives, fera mieux comprendre l'économie du monument. (Voir page suivante.)
Si ce tableau était exact, la constellation de Mena-t et celle de l'Hippopotame se seraient pénétrées réciproquement, ce qui ne serait pas tout à fait inadmissible à priori. Je crois néanmoins que cette difficulté ne repose que sur une inadvertance; la peinture étant un peu endommagée à la XP heure, on ne lit distinctement en cet endroit que les mots liert-het men . . . , ou le milieu de Men . . . Mais la solution nous est fournie par le tableau tiré du tombeau de Ramsès IX. Un fragment publié dans les Monuments égyptiens de Champollion (planche 272 quinquiès, n" 23) donne toute la série des parties distinctes de l'Hippopotame; sa cuisse est précédée des mots her-het men-S, c'est-à-dire (une étoile placée au) milieu de ses jambes. Il était en effet difficile de comprendre qu'une constellation comme Mena-t, escortée de satellites qui la précédaient et la suivaient, pût encore reparaître à Thorizon deux heures plus fcird, et
BiBL. iOYPT.» T. XXI. ï?l
EXAMEN DE l'oUVRAGE DE LEPSIUS
if ois de Méchtr, premier jour, commencement de la nuit. L'étoile de Sek* (Orion?) sur le bras gauche.
^eu^e I". l'étoile de Sothis, sur l'oreille droite....
leure 11% les deux étoiles, sur l'oreille gauche
leure 111', les étoiles de l'eau, sur l'œil gauche . . .
ieure IV-, la tête du lion, sur l'oreille gauche
ieure V% les nombreuses étoiles, sur le cœur
ieure Vl% le bon porteur, sur le cœur
leure VIP, les serviteurs qui précèdent Mena-t, sur le cœur
leure VIII», Mena-t, sur l'oreille gauche
Ieure IX\ les serviteurs de Mena-t, sur le cœur . . leure X% le pied de l'hippopotame, sur l'œil gauche
Ieure XI% le ventre de Mena-t
Ieure XII*, sa cuisse, sur le cœur
Mil!
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surtout par une partie aussi centrale que le ventre. Ceci expliqué, notre XI» heure du premier Méchir appartient à une etoi^ placée entre les jambes de l'Hippopotame. Celte
lairo égyptien. Elle .^^^ ^^^^^^^^^^
U Le pereonDage où o. ^^\
qui précède constamment ^^^^^^^'^ ^ ^^^ reconnaître Orion esi «c ^^ sur les monuments anti '^^^'"'«i tant sur le zodiaque de Deûdér&n^^^ caractère hiéroglypij| ^^^8. M. Lepsius lit phonétiquement Sel^ céleste. Dans le pasaa^^^^ ^^i sert à écrire le nom de ce person»^
*"*«»aa.&fk ^ ^ * sert a. cvinic ic uuuj ae «s v^ •.,, (les Litanies d'Osirisf \?^ Rituel funéraire indiqué pw M- l^f^X 17! "*'IT"'.'« hiépati^»*>8i que dans le premier chapitre du BJ^; déjà par M B rch. et i?""^ m'ont donné le phonétique Sa/«>«. i''*^^ TJT:^UnT- ^-i^: '^ ««>" ^»'^ '' véritable\om de cett.;;,
légende que. daoa f *^*»<a2 ^"^^ '«°»^* K^ rencontre de Vàme dl»» ^^ Vime d'Horus. **'a.itl* ^'««t 8»°* ^" '^°® altération 0" .^\,
^'Isia et d'Osiria, on trouve qu'OrioP
lever de ses parties successives n'occupait pas moins de six heures de la nuit.
Le grand intérêt de ces constellations égyptiennes consiste, sans aucun doute, dans le rôle qu'elles jouent sur les monuments antiques; mais le premier pas à faire, pour établir quelque comparaison solide avec les sphères grecques ou asiatiques, est nécessairement l'identification des figures de constellations avec les étoiles que l'on a voulu désigner. On conçoit, par exemple, que toute interprétation du rôle astronomique du Lion risque d'être entièrement erronée, s'il se confirme que le Lion du ciel égyptien n'est point composé des mêmes étoiles que celui de la sphère grecque ou chaldéenne.
M. Lepsius a fait quelques pas dans cette voie nécessaire à ouvrir; c'est ainsi qu'il rend très probable, par d'ingénieux rapprochements, que la constellation de la Cuisse, appelée par le Rituel funéraire la cuisse du ciel du nord, est identique avec la grande Ourse.
Après avoir ainsi accru nos connaissances sur les monuments astronomiques des Égyptiens, M. Lepsius examine le parti qu'on peut en tirer pour la chronologie. Les travaux entrepris jusqu'ici pour obtenir une date absolue, jalon si nécessaire au milieu des chiffres douteux qui s'enchaînent un peu au hasard, en remontant après la XXII® dynastie, n'ont pas donné de résultat qui puisse soutenir la critique. M. Lepsius fait ressortir les incertitudes qui obscurcissent la plupart des éléments de ces calculs. Il ne cherche luimême à calculer la date du plafond astronomique du Ramesséum qu'en supposant que le trait qui partage tout le tableau et passe entre Sothis et Orion a été mis là pour indiquer que le lever de Sothis était en rapport avec l'un des jours épagomènes; mais aucune inscription n'appuie cette idée ingénieuse émise d'abord par sir G. Wilkinson.
Le tableau du lever des constellations que nous avons analysé mène à des conclusions plus positives, parce que le
EXAMEN DE L'oUVRAGE DE LEPSIUS
\ever de Sirius ou Sothis à la XI« heure (c'est-à-dire le lever héliaquie, suivant la tradition conservée par le scoliaste d'Aratvis), y est indiqué à la date du premier Paophi. Dans le ieu ordinaire de la période sothiaque, cette date, si elle était absolue, placerait la rédaction du tableau à Van 1202 avant J.-C, ce qui s'accorde bien avec l'époque où M. Lepsius place la XX* dynastie. Mais il s'en faut malheureusement de beaucoup que nous puissions trouver ici la date rigoureuse qui nous serait si nécessaire. D'abord les indications ne se suivent que de quinzaine en quinzsdne, et par conséquent le lever héliaque de Sothis peut avoir été de sept ou huit jours en retard ou en avance sur le premier Paophi ; or, chaque jour de différence produit quatre années dans le cycle sothiaque. Une seconde incertitude se tire de la nature des heures, qui probablement se comptaient par heures civiles ayant, suivant les saisons, des longueurs différente. Il faudrait encore faire une correction très probable; la date de 1202, calculée parM Lepsius.pour le lever héliaque de Sothis au premier Paophi est celle qui convient au parallèle de Memphis, mais ces 'tablea^i^^ ont été. suivant toute apparence, rédigés et observé«i * T^^^»» ce qui donne une différence assez notable, ut^wleav du lever des constellations ne fournit donc pas un. A»te absolue, mais la limite des erreurs possibles uW ^ a très étendue; aussi me paralt-il de beaucoup i^ ^f;P«^.ieux que nous possédions, parce quau moins 8es%?l!' Prfsont précis et clairement indiqués. Si nous n'avonsl^ A^te d'une précisionabsolue, ceU tient à i^ nature^l^^^^^^^lents eux-mêmes où les
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mement liés aveo'^fWés pour diviser le temps sont int -
connaissance «^^^^ l^s connaissances astronomiques et
^""^^ ae Vannée égyptienne est le premier
élément de tout calcul chronologique. L'emploi toujours uniforme d'années vagues de 365 jours est extrêmement favorable pour les calculs rétrospectifs, mais quelle antiquité pouvait-on accorder à cette forme de l'année ? Suivant le Syncelle, les 5 jours épagomènes n'auraient été ajoutés que sous les rois Pasteurs. M. Lepsius fait voir que ces 5 jours complémentaires étaient en usage dès la XII* dynastie, et que par conséquent les calculs peuvent rouler sur une échelle constante jusqu'à cette haute antiquité. Ce fait, auquel M. Lepsius attache avec raison une grande importance, est déjàconnu des lecteurs de la Revue, car j'ai expliqué le groupe indiqué par M. Lepsius dans la Lettre à M. A. Maury sur le Sésostris de la XI I^ dynastie \ et je suis heureux de me trouver d'accord avec notre savant philologue sur l'interprétation d'un point si capital pour la chronologie. L'année vague de 365 jours était donc en usage dès la XII* dynastie, et M. Lepsius pense qu'elle a été introduite sous la IV«, à l'époque des grandes pyramides.
L'inscription du tombeau de Noumhotep à Béni-Hassan contient encore d'autres indications bien précieuses en ce genre. M. Lepsius y a trouvé la mention d'une fête au commencement de Tannée solaire, distincte de celle qu'on célébrait au premier jour de l'année ordinaire, c'est-à-dire de l'année vague. Les prêtres distinguaient donc soigneusement, dès cette époque, l'année naturelle de l'année vague de 365 jours, qui retardait d'environ un jour en 4 ans sur la première. Le cycle de 1460 ans qui ramenait le premier jour de l'année vague au premier jour de Tannée naturelle existait donc par le fait. Ce cycle est la Vàmeuse période sothiaque qui dut recevoir ce nom lorsque Ton eut remarqué que le retour du lever héliaque de Sothis ou Sirius exigeait également en Egypte une période de 1460 ans. Mais cette période so thiaque a-t-elle été dès la haute antiquité employée