DU VICOMTE EMMANUEL DE ROUGÉ CXI
quée de plagiat, et il en fut presque convaincu lorsqu'il apprit que, pendant sa leçon du 7 janvier 1863, Rougé, parlant au Collège de France de son mémoire sur la stèle des Mines d'Or, avait noté au passage qu'il n'avait point tenu compte de la traduction du même document que Brugsch avait intercalée dans son Histoire d'Egypte. Il répondit donc avec vivacité, dans V Avertissement de ses Recherches sur le nom de Thèbes\ et l'éloge public que Rougé fit de lui dans une leçon du 26 juin suivant ne suffit pas à le calmer complètement, n s'habitua peu à peu à croire que son ancien maître lui en voulait d'avoir secoué sa tutelle et d'avoir créé, « en 0 comptant sur ses propres forces et en attirant à lui le con- » cours de Birch et de Goodwin, un centre indépendant » d'activité égyptologique * ».
Si Rougé avait connu le travail qui s'était opéré inconsciemment dans l'esprit de Chabas, il aurait probablement conservé vis-à-vis de lui son attitude ordinaire de bonne confraternité. L'imprévu d'une attaque aussi injuste venant après tant d'années de rapports excellents lui fit perdre patience. Egger, qui était alors président de l'Académie, essaya de concilier les deux parties ; prenant prétexte d'une lettre où Mariette lui annonçait l'apparition prochaine du premier volume de ses Fouilles en Egypte*, il lui demanda amicalement l'explication des allégations injurieuses contenues dans la brochure, allégations d'autant moins compréhensibles que Rougé lui-même avait corrigé, par sa note du 9 février, ce que l'article du 25 janvier disait de lui \ Dès