SUR L'ART POETIQUE D'HORACE
P»ge i43< •
• Le' rapprochement de la poétique d^Aristote et de celle d'Horace est d'autant plus intéressant, qu'Horace fit pour les Romains ce qu'Âristote avait fait pour les Grecs. Il abrégea les préceptes de ce philosophe, et les embellit de tout le charme de ses vers , pour les rendre plus aisés à retenir , et les £iire
goûter aux grands seigneurs de Rome, qui sacrifiaient aux muses , a&n d'obtenir plus de succès auprès des belles.
Les traductions de ces deux poétiques prouveront avec quel soin et quel fruit Chénier étudiait les anciens. Le choix même de la mesure du vers, pour la traduction de l'Épitre d'Ho-, race ) dont la difficulté vaincue ne se fait pas sentir , attestera jusqu'à quel point Chénier a voulu faire connaître le génie et la manière de son auteur.
Dans cet ouvrage , Horace n'a pas eu dessein de donner un traité complet de poétique , comme celui que , depuis , nous a laissé Despréaux ^ son imitateur. C'est une épître qu'il adresse à Lucius Pison , homme de goût , l'un des plus grands seigneurs de Rome, et a ses deux fils,' dont l'aîné, déjà homme fait, pouvait penser et se gouverner par lui - même. Aussi 9 Horace ne s'appesantit point sur les détails : mais on y trouva des vues fines et d'un sens profond , des règles de goAt ,' des observations de génie ; en un mot> ce que le plus bel esprit, du plus beau siècle de 'Rome aurait enseigné > s'il eût donné des leçons de l'art poétique.
« Il faudrait peut-être , dit d'Alembert^ choisir Horace de » prréférence k tous les autres , parce qu'il est le seul ou l'on » trouve des beautés de tous les genres; enthousiasme > ima- » ginatioD , noblesse > harmonie ; élégance , sensibilité , fi-
GéciUas , poëte comique , se distingua par riraportance des sujets qu'il traitait et p^r la gra\Sité diens peo&ëes. IL mourut Tai^ de Rome 586, lia. ^Jk,^.9tpx^3 {!p9Âjia» et deux, ans avant que Térence fît représenter sa première pièce. Plante , dont il nous reste des co'm^diès , mourut avant 'Enniùs, quoiqu'il fût plus jeune que lui; Varius,'pôële célèbre, fut chargé de revoir l'-Bh^îrfe après la mbrt de Virgile'; dont il était l'ami ainsi que d'Horace ^ qui en fait souvent l'éloge.
Cécilius Statius B laiss.é des comédies dont Robert Etienne a recueilli les firagmens. Cicérou Ta accusé d'avoir mal parlé ' latin et Volcatius Sédigius le nofnme le prince des poètes comiques. — On trouve qiielques fragmens ides poésies de Varius dans le corpus poetarum latinorum de Michel âifiittaire; Londres 1713 > ou La Hajre ,iy%i , 3. vol. in-folio. -*
fage i46. ■ ' '
•''"" Plus qu^ autrefois '*Bnnius et' Coton 9' etc.
' Caton le èenseur fut célèbre par Fintégrité de ses mœurs. lEnnius fut le premier des Latins qui employa le vers épique. Il ne nous reste de lui que quelques fragmens , dans le corpus poetarum latinotuM àé Màî't taire, dëjâ cité'. — M. Plàuk , fils du célèbre médecin de ce nom, 'à mis en ordre et publié les fragmens de la Médée d'Êimius ; sous ce titre : Ennii Medea 'commentario^ perpétua illustrala , cum fragmentis quœ in hersilii , merulœ, aliisguè hujus poètœ éditiànibus desideran" tur: Gotting. 1807 în-4\ de i34 pages.
Page 146. .
Ici Neptune accueille les vaisseaux $
c Terra Neptunus classes aquilombas arcet. »
L'an de Rome 717, Agrippa Jit la communication des lacis Âverne et Lucrin, sur les côtes de la €ampanîe , et y construisit un port appelle Portus Julius , en Tbonneur d'Auguste. Le lac Lucrin fut presque comblé, Tan de J.-C. i558 , par un tremblement de, terre qui abîma la ville de ^aies ; et il u'y reste plufi qu'un marai» bourbeux appelle Mare morto.
Quelques années avant , Augaste avait fait dessécher te maraif Fonda , palus Pomptina , auquel Honoe donne répithète dé sterilis. î
Page 147V'*
C'est Jrehiloquç , inspiré par la rage,, Jl gui Von doit Viambe aux traits sanglons, « Archilochum proprio rabies armavit iambo, »
Archiloque , poëte grec de Paros , floriss'ait environ l'an 58 de Rome. Il était mordant à Texcès , et il passé pour l'inventear des vers ïambes. Lycàmbe lui' ayant refusé sa fille r^éôbule, quHl lui avait promise,' il fit contre lui des vers ïambes si éatiriques , que le -phire et sa fille se pendirent de désespoir. Ce poëte fuit tué dans un combat, ^' '
Page 147. ... , ,,.:. ,
Mn^n les Dieui sont chaniés par la flyre , ..
Les Jils- des ' Dieux , etc. ....
• Horace dit : >
Mu4a dédit fidibus Diiiûs puerùsque Deorun$*
Orphée , premier poète Ijrique connu , fut instruit dans la poésie lyrique par sa mère Calliope, l'une des neuf Muses.
M. Delisle de Salle a publié, il j a qnelqu«s • année une dis* sertatîon jextcêmement intéressante sur Homèi'b et Orphée^ etc*
Page 147.
Et de Pelops décrivant le festin.
Allusion ^ ce trait de la^ fable ; Tbyeste ^ fils de Pélops , enleva la femme de* son frère Atrée , parce qu'il n'avait pas ▼oulu lui céder la royauté quHl devait posséder a son tour. Atrée y pour se venger , égorgea les eufans que Tbyéste ' avait eu d'Erope-y et les lui fit servir dans un festin.
Pagei48.
» Et Chrêmes en colère
Semble au cothurne aspirer quelquefois.
Chrêmes «st un vieillard des cgmédies de Térence.
J>ans leur exil 4 entendez ïur lu scène Gémir Pelée et Télèphe proscrits^ elc.
Télèphe, fils d'Hercule et roi de Mysie^ et Pelée , pèrs d'Achille > ayant été tous deux chassés de leurs étatè ^ furent contraints d'aller mendier le secours des princes 'de la ' Grèce*
J'age 149.
Peignez. ,
txion traître , et Médée indamtpahle ; Ino plaintive , Oreste inconsçlable ^ etc.
Médée y fille d'Eétès, roi de Golchide ., ^t |[fande inagî* cienne ^ épousa Jason . ; (l^T^^ un j^ccès ivitip}^}^ de jalousie ^ elle égorgea les enfans qu'elle avait eu de l^i^ -r- Ibo^ ^Uç de Cadmus , irritée de ce que son époux Athamas avait tué l'ua de ses fils , prit dans ses bras l'autre nommé Mélicerte , et . se précipita avec lui d^ns ,la mer»*^ Ixion i fiU dAPfafaégyias^ toi îles Lapithes, ayant attenté à la pudeur de Junim » fat pnâcipilé d'un coup de foudre dans les enfers. — lo, fille d'Iiiachat» pi'emier roi d'Argos^ fut aimée de Jupiter, qni la diaii|;ea, en génisse ; mais Ju&on la rendît furieuse, .et l'obligea tie oourir de pays en pays, {usqn'k cfi qu'elle ' vint «n Cgy{ii|e.*-«^Oresle tua aa mère Clytemneatre ,. pour^ yeoger la' mort 4» ion père Agameninon qu'etie avait fait périr. Orelstç. art «||i;té ' par ilea Furies : c'est le sujet d'une tragédie d'Euripide.
Page i5o. '
J>iS'moi ce grec qui duTroy^en piv^QÇ^ ,
JDe bçrds . en bords jette par les destins , . .
Vit les, cités et les mœurs de^ hum<^\ns»
9 Dicmihi, Musa, virum, fopfcepost tempera Ttqpje^
9 Qui mores hominum multorum yiclii et urées ».
Ces deux vers d'Horace sont une traduction des deux premiers vers de ï Odyssée*
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U nous dira Caljpso gémissante
Et le C/clope et sa rage impuissante j
ft (te Scylla les ah oîmens affreux, yà't'il chei^her tœuf 6à naquit Hélène ?
Galjrpso ( fille de TOcéan et de Thétis , selon qnelcpieâ tnj^ Ihologaes ) régnait dans Tlle d'Ogygîe ( aujourd'hui l'île de Gozzo, fftî N.-O. de Tîle de Malte , près de' l'Afrique). Elle y reçut Dlysëe qn'ane temple y avan jette ; elle Taima tendrement. Uljrsse après lui avoit* prôuté sept ans une égale ten-i dresse, retourna enfin préside la fidèle Pénélope, sa femme* Il préiéra , à Timmortalité que la déesse lui promettait , d'allei* Inotirir paisiblement dans sa patrie. En retournant à Ithaque ^ Ulysse courut plusieurs dangers sur mer , et lutta , comme otl ^it'» dix ans contre sa mauvaise fortune : on sait aussi qu^îlnéf fallut pas moins de tout son esprit et de sa finesse pour échapper au. Cyclope Poljphême , auquel il creva le seul œil ^u'edt ce roi géant. Le portrait que nous en a laissé Virgile est tracé d'après Homère. Annibal Carrache , dans son tableau digne d'Homère , a représenté Tardeur de Poljphême pour la Bergère Gralathée> et dans nn autre tableau le courroux du Cyclope.
jirs pictura poésis ^ etc«
La fable dit aussi quTFlysse ayant élé poussé sur le rivage de Formies , en Italie , où régnait Antiphate , roi des Lestrigons y il échappa k sa rage ; le vaisseau qu'il montait fut le 5eul que les Lestrigons ne purent submerger.
Garybde et Scylla^ sont deux éeueils du détroit de Sicile* Selon la mythologie ^ Carybde ^ femme dont les rapines étaient signalées ^ vola six bœufs à Hercule > fût précipitée dans la mer de Sicile , et là , changée en goufire. Scylla ( fille de Phorcus) que l'on compare k Circéj composait des poisons ; ayant aussi abusé de son art magique et funeste, elle fui métamorphosée en rocli^r. Les mugissemens des fiots qui se brisent contre ses flancs , furent comparés par les poètes anciens , aux aboiemens des chiens et aux hurlemens des loups en-* rages dont ils supposaient Scylla environnée. Ces deux écuells, sitaés en face l'an de l'antre , sont fort diflSiciles k éyiter ; îls
ont donne lîeu k ce vieux proverbe qae l'on énonce. si Boxsê vent ( pour exprimée qu'en voulant éviter un mal , on se jette dans un autre ) tomber de Carjfbde en Scylla,
Incidlt in Scyllam , cupiens vitare Charybdim»
Hélène, était fijle de Léda qui devint amoureuse d'un cîgne^ et ce cigoe était Jupiter ; le maître des Dieux, sous cette, forme se baignait et jouait avec Léda sur les bords de l'EuroUs* (Léda avait épousé Tjndare , roi de Laconie.) Elle conçut deux œufs ; de Tun sortirent Castor et PoUux ; et de l'autre Hélène et Cljrlem nés Ire. L'enlèvement de la belle et infidelle Hélène fut la cause d^une guerre qui dura dix ans ; les Trojens ne purent résister aipc efibrts de toute la Grèce : Amour tu perdis Troie !
Pour exprimer .que l'on prend une cbose de loin , dès sa naissance , on dit la -prendre ab ovo : ces mots sont devenus proverbe*
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Sur ses enfans , Yfue Mêdée à nos y eux', etc.
Ici, le poëtc désigne successivement, Médée ^ Atrécy Cad" mus , et Progné.
Médée., après avoir massacré sous les jreux de Jason, les enfans qu'elle avait eus de lui , échappa k son courroux dans un char trainé par des dragons volants , qui la transportèrent a Athènes. — Thjesleeut avec Erope, femme de son frère A'trée, une intrigue qui révolta tellement celui - ci , que pour s'en Venger , il tua le fils de T^jeste , et le lui servit dans un repas. — Progné, fille de Pandion, roi d'Athènes, épousa Térée , roi de Thrace. Pour se venger de la violence qu'il avait faite k sa sœur, Philomèle , elle lui servit k table son propre fils Itjs , et fat changée en hirondelle. — Cadmus , fils d'Agénor , roi de Phénicie, fut métamorphosé en serpent,, ainsi que sa femme Hermione.
Page i54«
Iritroduisit les satyres en scène , etc.
Horace dit : . . . .^- ■ . .
Mox etiam agrestes Satyros nudavit , et asper
Satyros nùdavit , fît paraître des Satyres nus ; où simplement , fit paraître un chœur, de Satyres conduits par Silène. Ce qui fît donner à ces sortes de pièces, le nom de satyres.
Page i54*
• . . . Pythias , intrigante hardie , etc.
Pjthias , servante de comédie dans Térence^'ijur escroquait de l'argent au vieillard Simon. ' ' " •.
Page i55.
Loi que sans cesse Ennius , Acciùs,-
VourEnniui voyez ^plas haut. -^ Acùius y poète -tragi ijoe , qui fît aussi des annales en yers, vivait cinquante ans aprèsi Pacuvius, et mourut l'an de Rome 6i8, dans une vieillesse fort avancée ( i8o ans avant J. C). Les anci^s le préféraient pour la force *du style a Pacuvius ; il avait plus de génie que lui y mais beaucoup moins d'art. Il reste quelque . fragmens d'Acci us y couservés dans les recueils des poètes latins , donnés par Robert Etienne et autres. On demandait a Accius pourquoi il ne plaidait pas , lui qui avait tant de succès sur la scène ? « Au » théâtre, fépondit-il, je dis ce que je veux; et au barreau^ >i il me faudrait dire très-souvent ce que je ne veux pas. »
Page i56.
Couvert de lie ' . •
• •• • On prétend que Thespis.
Thespis , poète grec , natif d'Icarie , ville de l'Attîque , florîs«sait du temps de Solon , vers Tan de Rome 235. Il commença à donner une forme au théâtre grec , en introduisant dans là tragédie un acteur qui récitait quelques discours en vers entre les chants du choeur. '
» Thespis fut le premier , qui barbouillé de lie j» Promena par les bourgs celte heureuse folie ;
ji Et d'acteut'S mal ornë§ chargeant un tomberead ^ » Amusa les passans d*uQ spectacle nouveau , » etc.
( BôitéaKf jÊrl poétUjue , ch. Zme, )
Âuccinè des poésies de Thespis ne sont parvenues jusqu'à nôu^ t^age. i56.
é . • . • Sublimité au sfyie ^
Cothurne àltier > sont Vàuvrage étEschylcé
a> Eschyle dans le chœur jetta les personnages ; a» D'un masque plus honnétd habilla letf visages ; jft Sur les aïs d'un thé&tre en public etbanssé « » Fil paraître Tacteor d'an brodequin chaussé.
( Art poétique de Boileau, chant imè,)
Eschyle naquit dans rAttiqoe, (environ 5si5 ans avant J.-C. ) éi fut le réformateur du théâtre. Il nous reste sept piètes de lui. Son style est sublime et yébément. Il mourut yers Tan de Home 279.
l^age x56.
Parut bientôt la vieille comédie , ètà*
. Dans la vieille comédie , les sujet et les xioms n'étaient poiM supposés. Lamachus, général des Athéniens, la réforma l'an de Rome 55o ; ce qui donna naissance k U moyenne comédie ^ où les noms étaient supposés , mais les sujets réels.
tage 157.
Sang de Numa •
Les Pisons se disaient descendans de Galparnius 9 fils de Nnma Poaopilius.
Page 157.
Comme en cet art Démocrite dénier eta
i)émocrite i
Dëmoerite ; philosophe d'Abdére , avait, aa rapport 4a Diogène Laërce , composé deux traités , l'un sur la poésie ~, et l'autre sur la beauté des vers. Cest peut-être dans Yuh 'de ces deux ouvrages qu'il avait exclu de THélicon les poètes fleg* xnatiques , et qui n'ont pas l'imagination vive. Démocrite étah matérialiste. Les Abdéritains étonnés de sa perpétuelle gal^é, crûrent qu'il était fou ; il riait de leurs sottises , comme de celles de tous les ' hommes. Hippocrate , qu'ils envoyèrent près de lai , pour le ramener à la raison , revint pénétré d'admiration pour ce philosophe , et dit aux Abdéritains « ce sont » ceux qui crojent que' Démocrite est un foiî^ qu'il faudrait
» guérir de la folie I »
Page iBj. V . , ,
3» Si leur p0fveau , vaintjneur de VeUehore,
» Sentait la main du barbier 'Lidnius y eic^ - ' / »
Horace dit :
: . Ji- . . . . \ . .
Si tribus ^Jnticjrris fmput insanabiU, numguam
tFonsori'IÀeijiio comndserit* ' . . ,. . ' -^
C'est, dit-on , à Anticjre, île de la mer Egée qae 'fireissa^ le meilleur ellébore. Licinius fut un barbier qui a^x^ssjBL. 4f grands biens. On dit que César le fit sénateur pour s'être déclaré contre Pompée. De nos jours combien de Licinius , incapables de faire la barbe à qui que ce soit , ont été élevés pour avoir ^ervi Tambition y la' haine , ou le caprice d'un souverain ; même d'un' souverain qui n'a rien de commun avec César.
Page i58.
Puisque Socraiç enseigne à bien penser ^ ete.
Ce philosophe ne composa jamais de livras.; ma,LS Platqn et quelques autres de ses disciples transmirent a la péstérité ses leçons sur la morale. Il s'appellait rAccQucfieur des Esprits y parce qu'il savait les faire penser , et les aider à j^àmxp^ &9k idées. Il mourut victime de la calomnie. *
ftt ■
Page i5g.
^ : 1 1 De ces divins poëmes
Vans les parfums page à page lavés , IDans le cjprès avec soin conservés^
' Horace dît :
Posse linenda cedro et lœvi servanda cupressoi
Pour conserver les livres , on les frottait avec de Thuile Je tèdre , et on les serrait dans des tablettes de cjprès , parce qae ces deux boi/s sont à l'épreuve de la pourriture.
Page i6o.
• . . . Devient pour moi Chérile »
Ghérile j mauvais poëte , qui ne laissa pas d'avoir ses partisans y vivait du teftîps d'Alexandre , qui (selon qu)elques auteurs ) indigné de son ignorance , le fit mettre en prison. Il y a un autre poëte de ce nom , qui chanta les victoires des Athéniens sur Xerèès çt mérita leur reconnaissance. Aristote €t Strabon nous ont conservé quelquefr-w» des fragmens de ses poëiiMS.
Page i6i.
De Messala sans avoir l'éloquence Sans égaler AuluSj etc*
Yalérius Messala é^ait d'une des plus illustres familles de Home > et habile orateur ainsi que son père. — Auli^s Gascellius fut chevalier romain et grand jurisconsulte. Page i6i.
Que vos essais , soumis à Métius y etc*
Métis , déesse dont les lumières étaient supérieures k celles de tous les autres Dieux.
Page i64.
Consultiez-vous sur un nouvel écrit
(Quintilius ? etc,
QuHitilittS Varos, gràntl poëte et cHtîque ëclairë, môurot Tan 75o de Rome. Horace adresse k Virgile l'ode XXW 'dà premier livre , pour le tonsoler de la 'perte de Quintilias (|tti était leur ami commun. *' '
Page 164. ; . ^. . .,,.
C^0St ^risiarçue; il Juge Sans pitié. « ..^ A.
Arislarqué de fiamothrace fat > grammairien k Alaaandne ^«t précepteur du û\k de- Plolémée i^bilométor, TOt''d|Egypte* Sèl critique était si fitie et si sûre , qa'rl distinguait' dans Homèra les vers supposés d'avec ceux - qui étalent Tnnipênt 'de nos poëte* On donne encore apiourd'hui le nom** d'Aristarque k tout critique îadkieùx; Il . publia . neuf livres- de corrections sor.riliade , sar Pindare et «ur plusieurs autDes.poctes.:. .;5i
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La littérature est riche dé plusieurs Poétiques , qui ont cbacune leur mérite ; cependant on peut' encore désirer un ou- Trage, od toutes les règles , partant d'un même principe , comme les ramaux d'un seul tronc, soient développées avec lucidité » précision et élégance ; un art poétique enfin oà l'esprit d'analyse, sans éteindre le génie du poëte > fit succéder sans effort l'exemple au précepte. Ghénier avait rassemblé les matériaux d'un tel ouvrage. Ce système pbilosopbiqiie est bien celui qu'Aristote a mis en pratique, mais il ne parle que de V Épopée et de la Tragédie; son traité (en prose ^ est d'ailleurs trop sommaire, et quelque fois peu intelligible.
Dans sa poétique , f^ida , qui s'est efforcé d'imiter la manière de Yergile , s'est beaucoup plus occupé du poëte , que de l'art des vers. Scaliger, qui veut être aussi lui tout Fïrgi» lien 9 a mis de la méthode et surtout beaucoup d'érudition dans son Traité de l*art poétique; mais ce n'est que l'œuvre d'ua grammairien versificateur. La Poétique d^ Horace dont yida ,. Scaliger ^ La Frenaje et Boileau ont tant profité) est un modèle de poëme didactique; il est impossible de renfermer tant de préceptes exquis en aussi peu de vers; mais cette poétique
f^ incompIette.>.et h muse d'Horace- «'j joue un peu trop «^ lecteur. sUidieaz. >
, La Frenaje aioute eux préceptes gënërauz du poète latio , des règles qui appartiennent à la poésie française. Son style naïf a du charme , mais il est sans couleur ; et Boileau l'a effacé pour jamais. Presque tous les vers de la Poétique de Boileau f sont devenus proVerbes ; l'art s'j fait sentir, mais ii n^a pab.. mollis 'd'altraiti Chaque vers , pour ainsi dire , renfôrme un «précepte ^ qui a peiise In, est déjà gravé dans la némoi^e. fioiiean.donxîe une idée de presque tous les genres > «Misai n'approfondit pas aases.' * * f Clfésier', dans son imitation , ' où l'en remarque beaucoup dai .facilité et' de eonci&îon, n^aécaHé de Toriginal que des détailsL.qiû. sont:. étrangers \ n«s -mesurs et qui par conséquent eussent été impossibles à bien rendre et dépourvai d^tttérêt.'"6ette traduction est une nouvelle preuve de la flexibilité du beau talent 4e Chénier.
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