Brugsch, Zpiïsc/i/v/if, 1871, p
110 RÎTES ÉGYPTIENS
orages du cieV. On mettait les temples sous la protection [khou) des obélisques*,
Colonnes et piliers. — Si les obélisques et les mais du pylône, vrais paratonnerres religieux, passaient pour doués d'une puissance mystérieuse, il en était de même des colonnes du temple, ou du moins de certaines colonnes, en vertu de différentes associations d'idées.
C'est ce qui est arrivé aussi, sans parler des deux cippes du temple tyrien d'Hercule, pour les deux colonnes du temple de Salomon, qui étaient de forme égyptienne et « du galbe qu'on trouve au Ramesséum de Thèbes », d'après M. Renan\ « On leur donna des noms, ajoute M. Renan, » dans son Étude sur le règne de Salomon, On les appela » Jakin et Boaz. Il n'est pas impossible que ces deux mot » eussent été écrits comme des graffiti talismaniques par les )) fondeurs phéniciens sur les colonnes, et qu'ensuite les deux » mots magiques aient été pris pour les noms des deux » colonnes. » En Assyrie, la masse d'armes, vénérée au même titre et en même temps que la hache* {une hache, c'est un homme', a dit un archéologue), avait donné sa forme aux mâts décoratifs, analogues « aux fameux achéra ou pieux » sacrés des cultes idolâtres de la Palestine^ », et analogues encore, très probablement, aux prétendus phallus dressés comme des obélisques sous les propylées du temple d'Hiérapolis'. Et cette forme n'appartenait pas seulement aux mâts décoratifs, les piliers sacrés la recevaient aussi, de sorte qu'on faisait « porter le plafond d'un temple ou d'un