‹ Œuvres diversesChapitre 112 sur 460 · Todtenbuch, ch. eux et CLXi · texte numérisé non relu

Todtenbuch, ch. eux et CLXi

est bien indiquée dans une scène de Dendérali, représentant l'offrande de la plante ouadj à la déesse du Nord Ouadjit (celle de l'Ouadj); la déesse répond au roi : Je fais prospérer (ouadj) tes membres, par la prospérité (ouadj) de la vie\ La plante du Nord se rattachait à la divinité du Nord dans le double rôle local et météorologique que recevait la déesse, soit qu'elle protégeât Horus dans les marais de la Basse Égypte% soit qu'elle fût, sous le nom à'Oaadjit dans la flamme, l'œil du Soleil au solstice d'hiver'. Dans ce dernier cas la plante, le sceptre ou la colonne ouadj, variantes de la déesse, représentaient aussi le solstice d'hiver et l'accroissement de la chaleur en opposition avec le sceptre thébain ou méridional ouas, qui représentait le solstice d'été et la crue du Nil*.

Comme colonne, la plante du Nord avait pour pendant logique la plante du Sud, Nekheb, qui était consacrée à la déesse méridionale Nekheb, et qui prêtait quelquefois sa forme à la mitre ou couronne du Sud'.

L'association des deux déesses et de leurs symboles est constante. La couronne du Nord, dit par exemple le texte du Sacre royal, est apportée de Pa (Bouto ou Pa-ouadjit), et la couronne du Sud de Nekheb (ou Eileithyia)'. Les deux plantes (plus symboliques que réelles, comme l'ont remarqué MM. Perrot et Chipiez)', pouvaient d'autant mieux recevoir les mêmes propriétés mystiques que l'on confondait souvent leurs deux déesses, soit en leur donnant le

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