‹ Œuvres diversesChapitre 113 sur 460 · I, Egypte, p · texte numérisé non relu

I, Egypte, p

même nom d'Ouadjit% ou la même forme de l'uraeus^ qui appartenaient à la déesse du Nord, soit en leur donnant la même forme du vautour % qui appartenait à celle du Sud; les deux plantes pouvaient s'appeler les deux ouadj\

Des deux colonnes du Sud et du Nord, la dernière fut seule emplo^^ée dans l'architecture religieuse, bien qu'il soit spécifié dans certains textes que les colonnes des temples étaient les unes à fleur du Sud, les autres à fleur du Nord", et que la fleur du Sud ait pu terminer (si c'est bien elle) nombre de colonnettes en bois depuis l'Ancien Empire" jusqu'aux basses époques', ou même, sous les Ptolémées, entrer comme colonnettes en pierre dans la décoration de Déir-el-Médinéh (fenêtre)*.

Pour une raison ou pour une autre, peut-être parce que la forme de lis de la fleur du Sud ne lui permettait pas de fournir une surface plane pour supporter l'entablement, peut-être parce que les deux fleurs se confondirent dans un même tracé abréviatif, ou peut-être à cause de la valeur mystique du mot ouadj, la plante du Nord l'emporta : les Égyptiens appelèrent une colonne en général ouadj, en copte oTeiT, et une salle hypostyle ouadJii\

La colonne ouadj ou « le chapiteau national », suivant l'expression des membres de la Commission d'Egypte*", est

1. Dcnlniidlcr, IV, 46, h, et Brugsch, Dictionnaire hièrogli/phique, p. 360.

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