Perrot et Cliipicz, t'ggpte, p
poUion, comme aux membres de la Commission d'Egypte \ avoir leurs analogues dans un tableau de la salle hypostyle qui représente un temple dans la barque Ouser-ha d'Ammon; on y voit, en avant de deux obélisques et de deux mâts de fête liés à la première colonne du temple, quatre pseudo-colonnes semblables a surmontées de la légende du » roi alternée avec des éperviers ))^ Il y a encore aujourd'hui de grands éperviers de granit gisant au pied des pylônes d'Edfou% et d'autre part, les piliers à tête d'épervier ne sont pas rares dans les tableaux'. L'épervier sur une colonne était une forme d'Horus, Hor-her-ouadj-ef, c'est-à-dire Horus sur sa plante (ou son pilier) ouadj.
On peut encore citer ici, comme piliers à emblèmes, les colonnettes à trois têtes de lion ou à deux têtes d'épervier de deux naos d'Aménophis IP, les colonnettes à deux urœus du naos osirien', les deux colonnes an à tête de taureau dédiées à Edfou par un Ptolémée (cf. les chapiteaux persépolitains composés de deux taureaux'), et enfin certains obélisques destinés, comme celui de Bégig, à supporter quelque emblème, par exemple l'épervier sacré*.
Les colonnes à forme de plante paraissent avoir subi la même métamorphose que les colonnes à forme de sistre, dans lesquelles le sistre s'est identifié de plus en plus avec le pilier. A Karnak il y a, de chaque côté de la porte qui
1. Description gcncrale de Thèhcs, ch. ix, section VIII, 8 2, p. 213-