Id., 43, q
î). Id., 44 et 45.
dont l'un a la tête d'Hathor, l'autre {l'épieu d'Horus), la tête d'épervier du dieu surmontée d'une lance \
Toute la S3^mbolique protectrice des édifices sacrés est assez bien résumée sur une paroi (imitée à Gournali^) du temple nubien dédié par Aménophis III à la reine Taia : là, en haut, sont deux têtes d'Hathor entre deux sphinx de la reine, et, en bas, les cartouches du roi entre deux urœus et deux têtes d'Hathor'. Il en est de même avec une espèce de lit funéraire thébain, à baldaquin et en forme de temple, qui a été trouvé par Rhind ; en haut règne une frise d'urœus qui surmonte une superposition de trois disques ailés; de chaque côté de la porte se dressent des serpents, et le toit est soutenu par des colonnes de la forme ouadj'.
Les Arabes avaient bien deviné les idées qui se rattachaient aux sculptures sacrées, devant lesquelles ils ont dû imaginer, eux qui n'avaient pas l'habitude de représenter des êtres vivants, ces populations pétrifiées dont ils parlent dans leurs contes, qu'Ibn Batoutah', bien à tort, ne trouvait pas dignes d'être rapportés. « On voit dans » les berba, affirme Maçoudi", différentes figures qui, lors- )) qu'elles sont représentées sur certains objets, exercent les )) influences fixées et déterminées par les Égyptiens d'après » leur science des lois générales de la nature. » Le même auteur dit que certains rois ou certaines reines avaient réuni dans les temples « tous les secrets de la nature, les pro- » priétés attractives et répulsives renfermées dans les miné- )) raux, les plantes et les animaux ))\ En vertu de ces opé-