Maspero, L'archéologie éf/i/piieime, p
5. Voi/ages d'Ibii Batoutali, édition Defrémery et Sanguinetti, I, p. 104.
6. Maçoudi, Les Prairies d'or, t. II, p. 400-401. 1. Id., p. 349.
BiBL. ÉGYPT., T. XXXV. 9
rations, lorsque l'armée d'un pays ennemi s'avançait sur l'Egypte, de l'un des quatre points cardinaux, les figures qui représentaient les hommes et les animaux de ce pays s'enfonçaient sous terre et il en arrivait de môme à l'armée'. Murtadi raconte à peu près la même ciiose au sujet d'un bélier de pierre rouge qui était placé sur un piédestal dans un esquif à tête de coq, c'est-à-dire d'épervier, et qui se tournait du côté d'où venait l'ennemi'.
Remarques. — Les barques sacrées peuvent être prises pour des demeures divines comme les temples, car les dieux étaient souvent promenés sur le Nil, aux panégyries, dans de grandes baris contenant des sanctuaires en forme de baris plus petites que les prêtres, à terre, portaient sur leurs épaules : c'était à l'imitation du cours des astres, qui naviguaient sur le ciel comme les Égyptiens sur le fleuve.
Le Nil était en effet la grande route du pays : c'est par le Nil que les redevances arrivaient aux magasins des administrations sacerdotale, civile et militaire' ; c'est par le Nil qu'étaient envoyés aux mines les grands vaisseaux dont parle le conte du Naufragé qu'a traduit M. Golénischeff ; c'est sur le Nil que le dieu terrestre, le fils du Soleil, s'embarquait pour inspecter ses provinces ; c'est sur les marais du Nil, avec le concours supposé de Noum et d'Horus, dieux des pêcheries, de Tliolh, (lieu lunaire des chasseurs*, de Neith la tisserande', et parfois de la docte Safekh% que le Pharaon entreprenait en barque de grandes chasses ou pêches pour approvisionner les autels, peut-être à l'inauguration des