‹ Œuvres diversesChapitre 154 sur 460 · Wiedemann, p · texte numérisé non relu

Wiedemann, p

4. Hérodote, II, 107 et 108; Diodore, I, 57, et Frac/nient u Historicoruin (jrœcoruiii, éd. C. MûUer, t. II, p. 573 et suiv.

rivaux à la fable d'Égyptos et de Danaos, qui n'est toutefois qu'une allégorie grecque, les filles de Danaos, sorte de Zeus argien, figurant les nuées pluvieuses et printanières poussées d'Egypte en Grèce par les vents du Sud, fils d'Égyptos. Avec plus de vraisemblance, M. Ebers a cru retrouver la conspiration dirigée contre Rarnsès II dans l'épisode qui fait le sujet du Poème de Pentaur.

Le nom du prince rebelle a été conservé, non par les auteurs grecs, mais par l'historien national Manéthon : celui-ci, qui confond quelquefois Ramsès II avec Séti P^ au moins d'après ses abréviateurs, dit que le Danaos égyptien s'appelait Armais.

On a reconnu depuis longtemps qu'un autre Armais des listes manéthoniennes représente le roi Horemheb, ancêtre des Ramessides', qui leur transmit la légitimité par les femmes de sa famille', ce qu'indiquent le changement de dynastie d'abord, puis les honneurs rendus aux deux premières reines de la nouvelle lignée, une Sat-Râ qui diffère de celle dont la tombe est à Thèbes (XX^ dynastie), et Tua, femme de Séti P''.

Or, les noms égyptiens se transmettaient avec assez de régularité dans chaque famille, et il est tout simple qu'un descendant de Horemheb se soit appelé Horemheb.

Dans ces conditions, il n'y aura pas grande témérité à lire Horemheb, c'est-à-dire Armais, le groupe martelé en carré qui désignait à Karnak le frère de Ramsès II, appelé Armais par Manéthon : les débris de ce groupe

1. iJrn/.indlci; III, 1G2 et 17:}, Abd-ei-Qurn;i, h. c; Wilkinsoii, t. III, pi. 6(J, etc.

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