Proccedbu/s, mars 1890, p
3. Denknidler, III. 128, a, et ChampoUion, Nudcas, II, p. 92.
En effet, dans les tableaux de Karnak où il est représenté deux fois (il ne figure pas ailleurs), son nom et son portrait ont été martelés, d'une part; d'autre part, comme l'a montré M.Wiedemann, il avait les titres d'un héritier présomptif,
0 ^ °=^ et Q I ^t](e/ "^"^^ ' ^^^^ compter qu'il était peut-être gouverneur d'Ethiopie, d'après ce qui reste d'un de ses titres, ^^^BcM^, et qu'il était honoré d'une
qualification emphatique, [^ '"'^"^ ' ^ ^ gA ^\ grand
qu'on acclame dans (le pays entier), analogue à celle que
reçut son frère devenu roi, (1 | OU 1^ ^'^'^ ' i^ >> ^ ''^"^ ^ T^ /wywv ' '^ souverain qu'on acclame (ou qui stupéfie) jusqu'à la hauteur du ciel. Enfin, dans l'un des deux tableaux de Karnak où son nom et sa figure ont été effacés, le nom et la figure de Ramsès II, dit alors n i%^ ' ^^ 'fS • ont été ajoutés après coup\
La substitution est évidente, mais il faut noter qu'elle n'implique nullement la mort du prince déshérité; elle ne révèle que sa disgrâce, qui a pu être partielle et ne porter que sur la privation du droit d'aînesse et de la couronne.
Tous ces détails concordent avec ceux que les historiens grecs et les abréviateurs de Manéthon fournissent sur la rivalité de Ramsès II et de son frère*. Ce dernier, régent de l'Egypte pendant une guerre, voulut tuer ou déposséder le conquérant.
Manéthon rattache ingénieusement la lutte des deux