Pyramide d'Unas, 1. 532 et
9. Todtenbach, eh. xvii, 1. 26, et Aelteste Texte, 2, 1. 18, etc.
suivant la légende. Typhon avait été émasculé par Horus, dont la statue, à Coptos, tenait en main le trophée de sa victoire \ ces alooVx de Tvphon, 1$) -v^-^ . qui, à en croire
les listes ptolémaïques d'Edfou, étaient conservés dans le dix-neuvième nome de la Haute Egypte ^
Les textes qui mentionnent ce châtiment du mauvais dieu ne peuvent manquer de faire quelque allusion à la lascivité du monstre. Aussi lit-on dans la vieille conjuration contre le serpent et le taureau de Typhon : Tombe, châtré! Sur ta face I etc. Tu as forniqué à la divine porte de pierre, certes^ ! Cette profanation du pylône divin est analogue au méfait de l'hippopotame de Paprémis, qui fit violence à sa mère dans le temple même de la déesse''.
D'autres légendes révèlent d'autres mutilations. D'après le chapitre xvii duTodtenbuch, dont les plus anciennes éditions connues remontent à la XIP dynastie, Ra voulut se mutiler lui-même, crsi:.\\ ^ , et, d'après le Conte
des Deux Frères, Batau, sorte d'Atys ou de Galle, se coupa le phallus, % r /i' ^' le jeta dans l'eau, où un poisson
le dévora, comme celui d'Osiris".
On trouve de plus, au tombeau de Ramsès VI, le groupe oç)(|(| , dans un passage où il s'agit des damnés [1(1
'^^/w^ , et où l'on s'attendrait à lire le mot habituel y ^^ Û ^^
, le lieu de la destruction, qui s'écrit d'ailleurs de plu-
1. Plutarque, De Iside et Osiride, 55 ; cf. J. de Rougé, Edfou, II, 137.