‹ Œuvres diversesChapitre 183 sur 460 · Champolliou, Notices, II, p · texte numérisé non relu

Champolliou, Notices, II, p

sieurs manières, par exemple "fe^ 00 '• Les deux ovales

QO, peints en jaune, ne sont pas les piunelles, o .

représentées rondes et noires, et ne peuvent être que des œufs ou les testicules, appelés parfois les œufs" : au tombeau de Ramsès VI, les morceaux de chair reçoivent la couleur jaune comme la coulein- rouge*. Si l'on considérait oo comme étant en rapport direct avec la castration (le dieu de la castration, cf. la localité dite Seben)', on aurait une lecture hemtit pour hetinit, métathèse qui existe sous une forme analogue dans les variantes du nom de l'hyène, hemt pour hetm, 9 ^ |^<» ' ^'^^^ vient peut-être la croyance, adoptée par les Grecs, que l'hyène était mâle et femelle' — hem-t.

Si l'on cherche maintenant pourquoi l'eunuque a reçu le nom de hem-ti, on s'en rendra facilement compte.

Au Roman des Deux Frères, Batau devient une femme,

hem-t, après sa mutilation, /55\ -^^ "^ ?\ j), dit-iP. ' ' l/ifK ^ww, (2 ^ ^ îii ^ n

Cette expression révèle bien le sens du nom de l'eunuque, car on ne saurait guère envisager hem ou hem-s (sans doute pour s-hem), et hem-ti, que comme deux dérivés de la racine hem qui désigne la femme ; l'un signifie ejféminer, et l'autre efféminé, en copte d.TpiojuLe. C'est pour cela que le nom du taureau châtré recevait comme déterminatif l'hiéroglyphe de la femme, et que le hem-ti était distingué de l'homme, comme on le verra.

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