ChampoUion, Notices, I, p
royaux, comme ils avaient leur nécropoles avaient leur maison, avec nourriciers, ^-j , et gouverneurs, l^ ]^
I^^P' (cf. le titre (le ^'=^ (] ^=^^')- Diodore rapporte qu'à la naissance de Sésoosis, son père fit élever avec lui, pai" des nourrices et des percepteurs, les enfants nés le même jour que lui \ et l'auteur <^rec a dû certainement, sous cette forme trop précise ne se rapportant qu'à un jour comme à un roi, tronquer un fait beaucoup plus général. L'habitude de donner des compagnons aux jeunes ])rinces a, du reste, existé de tous temps; on lit. par exemple, dans la Correspondance de Brossette que M. de Tréville fut « élevé auprès » de la personne du roi avec M. le chevalier de Rohan, qui » a eu la tête tranchée, M. de Guiche et M. le comte de » Saulx de Lesdiguières ».
Quant au fait d'appeler lieu secret une maison d'enfants nobles, s'il s'agissait d'un endroit de ce genre, on se l'expliquerait par la nécessité d'isoler la nursery ou l'école : en Egypte, les adolescents avaient leur dortoir à parts et les jeunes nobles ne voyageaient pas dans les mêmes barques que leurs sœurs''. On ne saurait non plus oublier, ici, la superstition orientale qui consiste à cacher autant que possible les enfants pour que quelque maléfice, comme le regard de l'envie {invidere''), ne vienne pas les atteindre. Quelque chose d'analogue apparaît dans le conte égyptien de ce prince que son père enferme, parce qu'il est menacé de périr par un serpent, un crocodile ou un chien, à peu près